ETF MSCI world AV ou PEA

Bonjour,

J’ai 20000e sur une assurance vie Lucya Cardif investis à 100% sur l’ETF MSCI World IE000BI8OT95 (8 682M€ - 0,12% frais - Capitalisant - Irlande - Réplication complète). Tous les mois je verse 300e sur ce même ETF.

Je viens d’ouvrir un PEA chez Trade Republic. Evidemment cet ETF n’est pas disponible au PEA mais il y a celui-ci FR001400U5Q4 ( 127 M€ - 0,20 % frais - Capitalisant - France - Synthétique )

Avez-vous un avis sur l’ETF amundi FR001400U5Q4 qui est tout récent ?

Deuxième question : je pensais arrêter mon DCA sur mon assurance vie, laisser fructifier et mettre ces 300e sur le PEA et l’ETF FR001400U5Q4. Mon objectif est de ne pas y toucher pendant 15 ans, et de pouvoir retirer chaque année pour un gros voyage ou autre dépense plaisir sans ponctionner le capital. Le reste serait pour transmettre à mon fils.

D’après mes calculs, les versements sur le PEA seraient plus avantageux car pas de frais de gestion alors que Lucya 0.5% et la fiscalité sea plus avantageuse. Je me demande simplement si il y a une différence de qualité entre les deux ETF.

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Bonjour,

Déjà, je trouve que c’est une très bonne approche. Parfois, les choses simples sont effectivement les meilleures.

Pour ce type d’investissement, le PEA reste clairement la meilleure enveloppe à long terme, même s’il a quelques inconvénients pratiques.

Niveau frais, il est imbattable : et comme c’est le nerf de la guerre en bourse, c’est évidemment mieux d’accumuler sur le PEA.

J’utilise personnellement le même ETF, le DCAM, après avoir vendu toutes mes parts du CW8 (le premier MSCI World éligible PEA, à 0,38 % de frais) pour passer sur le nouveau à 0,20 %.

L’assurance-vie, de son côté, a l’avantage du pilotage automatique : virements programmés, achats fractionnés, aucune intervention manuelle. C’est très confortable, mais les frais de gestion viennent grignoter la performance sur la durée.

Sur le plan fiscal, le PEA reste à ce jour l’enveloppe la plus avantageuse : seules les prélèvements sociaux (17,2 %) s’appliquent sur les plus-values après 5 ans.

Le seul point de vigilance, c’est d’essayer d’anticiper l’évolution de la fiscalité. On ne sait jamais quelles nouvelles taxes ou mesures le gouvernement pourra inventer, et j’ai le sentiment que l’assurance-vie pourrait devenir une cible potentielle, vu les encours colossaux qu’elle représente.

Je pencherais donc pour le PEA, à condition que ça ne vous dérange pas de passer vos ordres vous-même.

Par contre, pourquoi avoir choisi Trade Republic ? Il existe des acteurs plus historiques et solides sur le marché français. Trade Republic a une approche très simplifiée, presque « gamifiée », ce qui est sympa pour débuter, mais pour du long terme je préfère un courtier plus classique et robuste.

Certains acteurs comme Boursedirect (pour ne citer qu’eux) proposent zéro frais sur les ETF Amundi, et surtout — avantage non négligeable — il est possible de joindre quelqu’un au téléphone en cas de besoin.

Merci beaucoup pour votre réponse.

Le seul problème avec le PEA, c’est qu’il n’y a aucun avantage pour la transmission à mon fils alors que sur l’assurance vie, il bénéficierait de 152000e d’abattement. Ce n’est pas négligeable.
Et même si le gouvernement augmentait la flat tax, retirer 10000e/an resterait non imposable car je profiterais de l’abattement de 9200e sur les gains (couple pacsé).

Donc je suis tiraillé, est-ce que la meilleure fiscalité du pea vaut vraiment le coup dans mon cas ?

Concernant trade republic, je l’ai choisi pour la possibilité de faire passer des ordres de façon programmée sans frais. L’application est aussi facile d’accès. C’est pratique mais effectivement leur service client n’est pas réputé pour être des plus fiables.

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Alors, je ne suis pas spécialiste du sujet, mais il me semble que si l’objectif est la « transmission », le plus intéressant reste la stratégie de purge de la plus-value en cédant progressivement ses titres à ses enfants.

Pour cela, il faut détenir un CTO (Compte-Titres Ordinaire) avec des ETF capitalisants (c’est un point essentiel).

À la majorité de l’enfant, on peut lui faire des donations en titres, ce qui permet d’éviter impôts et prélèvements sociaux tout en optimisant la transmission.

C’est même souvent plus efficace qu’une assurance-vie, puisqu’il n’y a ni frais de gestion d’enveloppe, ni contrainte d’investissement, et qu’on a accès aux meilleurs ETF du marché, souvent moins chers.