On parle souvent du matelas de sécurité en finances personnelles. C’est devenu un classique : mettre de côté l’équivalent de 6 à 12 mois de dépenses pour faire face aux gros imprévus de la vie (perte d’emploi, problème de santé, panne majeure, accident de la vie, etc.).
Et je suis évidemment d’accord avec ce principe.
En revanche, je trouve qu’on parle beaucoup moins d’un autre concept que j’appelle le coussin de vie.
Pour moi, le coussin de vie est différent du matelas de sécurité.
Le matelas de sécurité sert aux situations exceptionnelles.
Le coussin de vie, lui, sert à absorber les dépenses prévisibles de la vie quotidienne.
Typiquement :
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Les vacances.
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Les travaux d’entretien de la maison.
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La rénovation d’une pièce.
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L’arrivée d’un enfant.
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Le remplacement d’un électroménager vieillissant.
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Les assurances payées annuellement.
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Les dépenses saisonnières ou récurrentes que l’on sait devoir assumer un jour ou l’autre.
D’ailleurs, lorsqu’on est propriétaire, il existe un dicton que beaucoup connaissent : « Une maison, il y a toujours quelque chose à faire. »
Et dans les faits, c’est souvent vrai. Une chambre à rafraîchir, une clôture à réparer, une salle de bain à remettre en état, un appareil à remplacer… Ce ne sont pas forcément des urgences, mais ce sont des dépenses qui finissent presque toujours par arriver.
Par chance, je suis un peu bricoleur de nature, ce qui me permet de limiter certains coûts. Malgré cela, les matériaux, les équipements et les imprévus représentent rapidement un budget. C’est justement là que le coussin de vie prend tout son sens : financer ces projets sans avoir à toucher au matelas de sécurité.
Dans beaucoup de contenus sur les finances personnelles, on entend souvent :
« Une fois votre matelas de sécurité constitué, investissez tout le reste. »
Sur le papier, cela paraît logique.
Dans la vraie vie, je trouve que c’est plus nuancé.
Prenons un exemple concret : si vous savez que vous allez partir en vacances, refaire une chambre, remplacer un appareil électroménager ou payer certaines dépenses annuelles, est-ce vraiment pertinent d’investir chaque euro disponible puis de devoir revendre des placements quelques mois plus tard ?
Personnellement, je préfère conserver une enveloppe dédiée sur un support sécurisé (Livret A, LDDS, etc.) et l’alimenter progressivement chaque mois.
Cela me permet de budgétiser mes projets sans toucher à mon matelas de sécurité.
Récemment, j’ai rénové trois chambres ainsi qu’une salle de bain. La salle de bain a finalement coûté plus cher que prévu à cause d’une fuite qui avait endommagé le sol et certaines parois. Comme j’avais anticipé ce type de dépenses en alimentant régulièrement cette enveloppe, je n’ai pas eu besoin de puiser dans mon matelas de sécurité.
Pour moi, c’est toute la différence :
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Le matelas de sécurité protège contre les accidents de la vie.
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Le coussin de vie finance les projets et les dépenses prévisibles.
Je trouve même que cette distinction permet d’investir plus sereinement, car on évite d’avoir à vendre des actifs ou à toucher à son épargne d’urgence dès qu’un projet se présente.
Finalement, je vois le coussin de vie comme une forme de budgétisation à grande échelle : on anticipe les dépenses futures au lieu de les subir lorsqu’elles arrivent.
Comment fonctionnez-vous de votre côté ?
Avez-vous également une enveloppe dédiée pour les dépenses annuelles et les projets à court terme, ou considérez-vous que votre matelas de sécurité suffit ?