Bonjour,
À la lecture de votre situation, je pense que le sujet principal n’est peut-être pas d’ajouter une nouvelle enveloppe ou un nouveau support, mais d’abord de remettre à plat l’existant.
Vous disposez déjà de plusieurs briques importantes : SCPI en SCI, PER/Madelin, PEA plein, plusieurs assurances-vie, cash disponible. Avant d’envisager une nouvelle assurance-vie, un contrat luxembourgeois, un contrat de capitalisation ou un nouvel investissement immobilier, il me semblerait prioritaire de vérifier si les enveloppes déjà en place sont bien utilisées.
À mon sens, la réflexion pourrait se structurer en plusieurs étapes.
- Clarifier l’objectif patrimonial
Vous indiquez vouloir pérenniser l’épargne accumulée, garder une partie disponible, éventuellement percevoir des revenus et battre l’inflation. Ce sont plusieurs objectifs distincts, qui ne se traitent pas tous avec les mêmes supports.
Il faudrait donc déterminer quelle part du patrimoine doit servir à :
- Auditer les assurances-vie existantes
Avec 600 k€ d’assurance-vie, dont une partie ouverte depuis plus de 10 ans, il serait dommage de raisonner uniquement en termes de nouveaux contrats.
Il faudrait regarder les frais, la qualité des supports, les options de gestion, l’antériorité fiscale, les bénéficiaires, la performance réelle et la cohérence des allocations. Une assurance-vie ancienne peut être très précieuse fiscalement, mais mal exploitée si elle est investie sur des supports peu performants ou trop chargés en frais.
- Éviter la surconcentration immobilière
Vous avez déjà 400 k€ de SCPI en SCI, avec un crédit long, et probablement votre résidence principale. Ajouter un nouvel appartement locatif ou de nouvelles SCPI peut se défendre dans certains cas, mais cela renforcerait encore l’exposition immobilière.
Il faut donc vérifier si le patrimoine n’est pas déjà suffisamment exposé à l’immobilier, surtout en tenant compte de la liquidité parfois limitée des SCPI.
- Définir une allocation globale
La bonne question me semble moins être “gestion seul ou gestion conseillée ?” que “quelle allocation globale correspond à votre situation ?”.
Une gestion soi-même peut être très efficace si l’on sait tenir une allocation dans le temps, arbitrer froidement et éviter les changements de cap émotionnels. Mais sur un patrimoine déjà structuré avec plusieurs enveloppes, SCI, SCPI, PER/Madelin, assurance-vie et enjeux de transmission, l’enjeu n’est pas seulement de réduire les frais : c’est aussi d’éviter les incohérences patrimoniales.
- Organiser les revenus
Si vous souhaitez percevoir des revenus de votre capital, il faudrait chiffrer le montant réellement nécessaire, puis décider s’il vaut mieux les générer via les loyers/SCPI, via des rachats programmés sur assurance-vie, via des supports obligataires/distribuants, ou via une combinaison de plusieurs poches.
Personnellement, je commencerais par un audit patrimonial complet de l’existant avant toute nouvelle souscription :
-
frais et rendement des assurances-vie ;
-
allocation actuelle de chaque contrat ;
-
clauses bénéficiaires ;
-
cohérence du PER/Madelin ;
-
exposition totale à l’immobilier ;
-
disponibilité réelle du cash ;
-
besoin de revenus ;
-
horizon retraite ;
-
stratégie de transmission pour votre enfant.
À mon sens, dans votre cas, la priorité n’est pas de trouver “le meilleur produit”, mais de construire une architecture patrimoniale cohérente avec ce que vous possédez déjà.
La priorité n’est pas de trouver le meilleur produit, mais de construire une architecture patrimoniale cohérente
Bien à vous,