Question etf

J’ai lu que dans le passé les entreprises du S&P 500 changeaient pas beaucoup, mais que maintenant ça change de plus en plus rapidement (ils prédisaient qu’entre 2021 et 2027 75% des entreprises seraient remplacées)

mais du coup, si dans le futur l’index remplace les entreprises nulles par les bonnes, du coup BlackRock doit vendre les actions remplacées (donc à bas prix vu que tout le monde doit voir qu’elles font faillite) et acheter les nouvelles actions à un prix très haut (vu que tout le monde voit qu’elles montent) ?

Est-ce que du coup ça veut pas dire que du coup quand on achète des ETFs qui répliquent le S&P, ça peut faire des pertes importantes ?

Une société qui sort d’un indice n’indique pas la faillite d’une entreprise, mais que d’autre sociétés passent devant en termes de capitalisation.

Donc les émetteurs d’ETF vendent des sociétés qui sous performent pour des entreprises qui performent mieux.

Il y a plein d’entreprises (la plupart d’ailleurs) qui ne sont pas dans le SP500 et qui sont malgré tout ultra performante. Le SP500 ne représente pas les meilleurs entreprises (comment on définit la meilleure entreprise au passage ?) mais les plus grosses capitalisations.

Attention donc à ne pas mélanger les concepts.

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okok je vois merci

Bonjour @Go10,

J’aurais une question complémentaire suite à votre réponse : je comprends que capitalisation ne veut pas forcément dire faillite (une entreprise peut évidemment juste avoir un peu plus de compétition, etc).

Cependant, il me paraît possible qu’une entreprise d’un index perde énormément d’un coup (par exemple si elle perd son monopole, que cela ne soit pas récupérable par la suite un peu comme pour GoPro, etc). Admettons que son action et donc sa capitalisation baissent de 50%, voire plus, très rapidement (en seulement quelques jours ou semaines).

Les gestionnaires d’ETFs vont ainsi devoir revendre des actions à très faible coût, non ? (Et inversement acheter cher s’ils doivent acheter des actions d’entreprises ayant été propulsées en quelques jours/semaines dans le top des entreprises)

Est-ce que cela ne représenterait donc pas des pertes pour le gestionnaire, ce qui nuirait ainsi au cours de l’ETF?

Non, et de toute manière ce n’est pas le sujet de l’ETF.
C’est plus compliquĂ© que ce que je vais Ă©crire, mais c’est un peu l’idĂ©e : si la part de l’entreprise est divisĂ©e par 2 dans le marchĂ© global, puisque la valeur de l’action a Ă©tĂ© divisĂ©e par 2, il n’a pas besoin d’en vendre une seule pour attendre la nouvelle « part de marchĂ© Â».
Mais Il ne faut raisonner en valeur globale du marché. Si la capitalisation globale reste stable, l’ETF restera stable, et c’est tout ce qui nous intéresse.

Oui si l’entreprise reste dans l’index, je ne vois effectivement pas de soucis et il n’y a pas besoin de vendre les parts.

Cependant, ma question portait plutôt sur si l’entreprise est tellement en train de dégringoler qu’elle doit sortir de l’index. Dans ce cas là, afin de garder une capitalisation globale stable, il faut bien que le gestionnaire revende ces parts pour les remplacer par celles d’une entreprise qui rentre à sa place dans l’index c’est ça ?

Si c’est bien le cas, comment se gère donc la moins-value des actions qui doivent être revendues d’une entreprise qui dégringole rapidement ?

Oui, en réplication physique c’est bien le cas.

Je ne comprends pas le « comment se gère Â». Il est probable qu’une partie des actions dĂ©tenues par le gestionnaire soit en MV, effectivement, mais qu’y a-t-il Ă  gĂ©rer ?
Les titres sont revendus, d’autres achetés.
Il est aussi probable que ce changement de composition impacte de nombreuses autres entreprises qui vont voir leur part augmenter ou diminuer dans l’indice.

Merci pour votre réponse.

Il y a cependant un point que je ne comprends pas bien : de ma compréhension, en réplication physique, si le gestionnaire vend des titres et en achète d’autres (mais que les titres qu’il vend sont moins chers que les titres qu’il achète), le gestionnaire ne paierait-il pas donc en moyenne plus d’argent qu’il en reçoit, ce qui ferait donc qu’il serait en deficit ?

(Merci pour le temps que vous prenez pour me répondre, je débute dans le milieu.)

Ne pensez pas en terme de « plus cher Â», « moins cher Â» pour le gestionnaire comme si c’était vous qui essayiez de reproduire un indice.
Dites vous que le gestionnaire a 3 milliards d’euros confiés par ses clients pour un fond S&P 500. Si ce mois-ci Apple représente 10 % du S&P, le gestionnaire aura pour 300 millions d’euros d’Apple. Si Microsoft représente 5 %, il en aura pour 150 millions d’euros, etc…
Si demain Microsoft représente 10 % aussi (suite à une révision d’indice), le gestionnaire achètera et revendra ce qu’il faut pour arriver à 10 %.
Si un nouvelle entreprise rentre dans l’indice et représente 1 %, le gestionnaire se débrouillera pour avoir 30 millions d’euros de cette entreprise. Et cela signifiera certainement revendre des parts de nombreuses autres entreprises, même du Apple, du Microsoft…

Il faut avoir une vision globale de l’indice, pas seulement des petits mouvements d’épiciers à la marge.

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Merci beaucoup pour l’exemple, effectivement je n’avais pas bien compris que cela impliquait simplement pour le gestionnaire de revendre des parts des autres entreprises pour garder un nombre proportionnel de ses actions par rapport à ce qu’affiche le S&P.

Cependant, si j’ai bien compris : est-ce que cela ne reviendrait pas à diminuer la valeur de l’ETF ? En reprenant l’exemple, si Apple voyait son cours chuter de moitié et sortait de l’index, le gestionnaire de l’ETF vendrait ses parts Apple contre 150 millions d’euros (qu’il avait acheté à 300 millions dans notre exemple). Le gestionnaire réinvestirait ces euros pour racheter les actions de l’entreprise qui remplace Apple dans le S&P (puis ajusterait en achetant et vendant ses autres actions pour garder la bonne proportion de toutes ses actions).

Cependant, si rien d’autre n’a changé, l’équivalent de l’ensemble des actions du gestionnaire serait maintenant de 2.85 milliards au lieu de 3.

Ainsi, si au début il y avait par exemple 1 million d’ETFs émis pour un total de 3 milliards, maintenant chacun de ces ETFs correspond à moins de valeur.

Et si ce genre d’évènement venait à arriver de plus en plus souvent, est-ce que la valeur du fond et donc de chaque ETF serait potentiellement de plus en plus basse ?

Il faut réfléchir en capitalisation (en dollars par exemple), pas en nombre d’actions. Mais sinon c’est ça.

Pour reprendre l’exemple, imaginons qu’on apprenne qu’Apple est une secte où tous les employés mangent des bébés chats trop mignons, et que la valeur de l’entreprise passe à 0 instantanément.
Alors le fond perdrait 10 % directement, et la valeur d’une part de l’ETF perdrait aussi 10 %.

Ok super je comprends, oui effectivement je voulais bien dire capitalisation. Mais donc dans ce cas, comme l’auteur du post le dit : si 75% des entreprises se font remplacer entre 2021 et 2027 (notamment avec l’arrivée de nouveaux players utilisant l’IA, etc) → évidemment aucune ne tombera aussi rapidement à 0, mais s’il y a de plus en plus de rotations, est-ce qu’il n’y a pas de plus en plus de risques de chutes pour les ETFs, même si l’on peut espérer que ces rotations soient contrebalancées par les augmentations des entreprises déjà dans l’index ?

Mais l’ETF est censé représenter un indice et c’est son seul objectif. Si comme tu le suggères dans ton exemple toutes les entreprises se cassent la gueule en un laps de temps court. Cela signifie qu’il y’a une crise boursière majeure. L’ETF va simplement représenter cet état de fait.
Pour éviter cela, tu dois faire du stock Picking et revendre les valeurs avant qu’elles se cassent la gueule
Mais ça appelle de la gestion active.

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Oui effectivement dans le cas d’une crise (c’est à dire où presque TOUTES les entreprises vont mal), je comprends bien en quoi l’ETF va représenter cela.

Cependant ma question porte donc plutôt sur le cas où le marché va bien (certaines entreprises performent mieux que jamais), mais qu’il y a juste une très forte rotation des entreprises de l’indice.

Dans ce cas, lorsque l’indice enlève ou ajoute une entreprise, j’ai lu que son diviseur est simplement ajusté pour maintenir une continuité, et donc de ce que j’en comprends on ne voit pas de discontinuité dans l’indice.

Cependant pour l’ETF qui essaye de le répliquer, on voit bien que sa valeur diminue à chaque entrée/sortie :

Donc même si l’ETF cherche effectivement à répliquer l’indice, est-ce qu’il ne perd pas de l’argent à chaque rotation ? (la différence avec l’indice étant qu’il ne peut pas ajuster le diviseur ?) (j’ai peut-être mal compris certains points)

Bonjour, est-ce que quelqu’un aurait une explication sur les ETFs par rapport à mon précédent message ?

Pas mieux que nos précédentes réponses. Un ETF ne perd pas d’argent, mais sa valeur évolue en fonction de la valorisation des entreprises contenues, yc celles qui arrivent et celle qui sortent.

Donc oui, avec une entreprise majeure qui perd subitement 50 %, l’ETF perdra aussi, mais c’est ce que représente le marché.

Dans ce cas, si l’hypothèse que de plus en plus d’entreprises du S&P vont tourner s’avère valide (comme le prédit McKinsey), même si l’économie globale se porte très bien (c’est juste qu’il y a plus de rotations), les ETFs S&P pourraient être de plus en plus risqués par rapport au passé ?

(toutes choses étant égales par ailleurs évidemment, ce qui pose tout de même une forte hypothèse)

Merci pour votre temps.

Mmmm ça c’est voir le verre à moitié vide.

Si un nouveau Novo Nordisk ou un nouveau Nvidia devient subitement éligible, il remplacera l’actuel 500eme, qui n’a pas forcément diminué donc vendue sans perte, pour être remplacée par un futur magnifique qui fera augmenter l’indice SP 500…

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Bonjour @Mathieu550, merci pour votre réponse aussi.

Si je comprends bien, votre message se base sur l’hypothèse que ce qui déclenche la rotation est le fait qu’une entreprise (qui n’est pas dans l’indice) est en croissance et qu’elle vient de dépasser la capitalisation d’au moins une entreprise de l’indice.
Dans ce cas, si ce nouveau Nvidia est une bulle (et que c’est la raison pour laquelle sa market cap a dépassé une entreprise de l’indice (ce qui peut paraitre possible?)), alors l’ETF l’achètera à un prix trop élevé, et sa valeur diminuera dans le futur ? Ou est-ce qu’il vaut mieux se dire qu’il est peu probable que les futures entreprises ajoutées dans le S&P 500 soient des très grosses bulles et ce n’est pas très grave si elles ne le sont pas trop ?

Après, peut-être que certaines futures entreprises ajoutées seront des bulles, mais ce n’est pas forcément grave étant donné que toutes les autres entreprises continuent de monter.