Des retards dans l’immobilier c’est courant, il y a sûrement des stats officiels d’ailleurs sur le nombre de chantier en retard. Sur LPB par exemple des pénalités sont appliqués en cas de retard ce qui booste le rendement parfois au dessus de 15%.
La crise que nous avons traversé et qui n’est pas tout a fait terminé est inédite et a fait beaucoup de mal aux promoteurs dont des gros donc c’est logique qu’elle ait aussi secoué le crowdfunding (composé de promoteurs et marchands de biens)
Oui la clef est encore une fois de diversifier, choisir des plateformes sérieuses et d’analyser les projets
Ah, je ne connaissais pas ce système de majorations des intérêts.
Et vous avez raison également sur le fait qu’il y a des retards réguliers dans les chantiers. Ce qui m’inquiète davantage, à vrai dire, ce sont les projets qui sont en retard quand leur chantier était dans le timing..
A mon niveau, je serai déjà très heureuse de récupérer le capital (avec ou sans retard), alors la majoration des intérêts… ça doit bien faire rigoler tous ceux qui gèrent les multiples liquidations judiciaires des projets dans lesquels j’ai investi.
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Oui, là c’est la vraie réalité du crowdfunding immo quand ça part en liquidation. Les majorations d’intérêts c’est sympa sur le papier, mais créancier chirographaire en procédure collective tu récupères souvent 10-30 centimes par euro si t’as de la chance, après des années d’attente. Les plateformes mettent bien en avant les succès, beaucoup moins les dossiers qui finissent au greffe. Courage pour la suite.
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Mon pire investissement : 9 projets pour 12 000 euros, investissement en 2022 et 2023 « pour 2 ans », aucun remboursement mensuel, argent bloqué pour plusieurs années (cas favorable) ou perdu (le plus probable). Bref, une catastrophe. Cela ne m’empêche pas de manger, heureusement, mais ça représente beaucoup de temps d’économies avec mon salaire. J’aurais dû rester en Bourse, ce que je connais le mieux, au lieu de tester des sources de diversification « modernes ».
Bonjour @Agnes13 : pouvez-vous indiquer la plateforme concernée ?
Votre expérience malheureuse confirme l’idée générale : pour diversifier à petites doses pourquoi pas mais gare à celui qui y mettrait tous ses oeufs…
Pour diversifier il y a bien mieux que ces trucs bancaux.
Le vrai risque en investissement ce n’est pas seulement la moins-value, c’est aussi l’impossibilité de récupérer son argent quand on en a besoin. Quel est donc l’intérêt d’un placement où le rendement est très incertain, mais où le blocage de fonds l’est réellement ?
Il s’agit d’une grosse plateforme, Clubfunding. Elle fait le job dans la période difficile qu’on vit, en intervenant auprès de la justice pour défendre les intérêts de ses clients investisseurs. Et sans demander de verser plus d’argent pour payer les frais d’avocat, comme je l’ai vu sur Anaxago, par exemple…
Par contre, je pense que Clubfunding n’a pas vérifié d’assez près les profils des gens qui proposaient les projets et leurs garanties. L’un d’eux a cessé de payer deux mois après avoir récupéré 3.3 millions pour des projets immo en Belgique ! C’était clairement un escroc.
Cela ne suffit pas, on le découvre une fois que ça tourne au vinaigre. N’y connaissant rien quand nous avons à commencé à investir en crowdfunding en 2022+2023, nous avons été accompagné par un CGP qui effectuait un premier tri, et nous avons ensuite choisi les projets en sélectionnant ceux avec les plus solides garanties (hypothèques, biens personnels, etc.). Mais ça s’est avéré être complètement du vent quand ça a mal tourné pour 11 des 12 projets !
Bref, on ne nous y prendra plus. Mais les sommes investies sur une quinzaine de projets (environ 30000 euros quand même, à deux) sont très mal parties pour être récupérées, même partiellement.
C’est les 2 uniques critères que vous regardez en investissement ? Chacun son point de vue. Qu’utilisez vous pour diversifier hors bourse sur du court terme et avec des rendements autour de 10% ?
Je n’ai jamais dit que ca suffisait mais cela diminue le risque en tout cas, 11 projets sur 12 en défaut c’est énorme. Quel était l’intérêt du CGP ? Sur clubfunding j’ai fait 1 projet remboursé avec succès. En tout cas merci d’être venu parler de clubfunding sur une discussion intitulée Bricks ou LPB ..
Si l’on considère que les actions constituent le moteur long-terme du portefeuille, pour un bon diversifiant, mes critères dans l’ordre sont :
- Décorrélation des actions
- Liquidité
- Volatilité pour l’effet rééquilibrage
- Rapport rendement / volatilité
Pour répondre à votre 2e question, rien. La performance d’un portefeuille sain est amenée par les actions d’une part et l’effet rééquilibrage d’autre part. Une dose de levier aide a optimiser le tout.
Je ne crois pas aux promesses de rendement de 10-15% et aux actifs exotiques qui impliquent forcément un risque énorme, je reste sur de vraies classes d’actifs alliant transparence des prix, liquidité et efficience de marché : obligations, matières premières, devises.
Le 10% court terme hors bourse c’est presque toujours du risque de crédit sous une autre forme, comme on vient de le voir.
Moi c’est l’immo locatif physique. Ça fait pas 10% partout mais sur les bons marchés tu arrives à 6-8% brut avec un actif tangible et des vrais leviers si ça part de travers. Des outils comme Lybox permettent de scanner les marchés et de voir où les rendements tiennent encore. C’est moins instantané que de cliquer sur une plateforme, mais t’as pas à croiser les doigts pour récupérer tes billes.
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L’immo locatif (que je fais également) est encore autre chose, très intéressant pour le levier mais pas vraiment passif et vision long terme. Cela peut ne pas être du tout liquide et tu peux tout autant croiser les doigts pour arriver à vendre ton bien. Ce n’est pas le sujet de la discussion. Tu ne peux pas tout avoir : rendement élevé, court terme, liquide et pas de risque. Pour info, le marché secondaire sort prochainement avec La première brique pour améliorer la liquidité.
Oui sur la passivité et la liquidité, je conteste pas. Mon point c’était sur le profil de risque : quand ça part de travers sur un bien physique t’as des leviers réels pour gérer. En crowdfunding t’es créancier chirographaire, les majorations d’intérêts ça fait pas grand chose quand le promoteur part en liquidation.
Le marché secondaire LPB c’est une bonne nouvelle pour la liquidité en tout cas.