Comment exploiter un terrain agricole en actif?

Bonjour la Communauté Finary,

Je dispose de quelques terrains agricoles et je me renseigne pour connaître les possibilités d’exploiter ces terres avec un objectif (évident) de rentabilité.
Le web n’est pas très riche en information et j’ai l’impression que ça reste encore très méconnu ou peut-être que le potentiel est faible.

D’après mes recherches les moyens d’exploiter un terrain agricole sont :

  1. Le louer en agricole (Ă©vidence) Ă  un agriculteur
  2. Le rendre constructible = dépend du PLU
  3. L’exploiter en terrains de camping = c’est là que ça m’intéresse :thinking:

D’après l’Etat (voir l’article), je peux accueillir des tentes, caravanes et camping-cars avec en amont le simple fait de faire une déclaration à la mairie et de respecter une limite de durée ou de capacité ?
Pour que ça marche, je dois apporter un confort primaire avec un point d’eau, WC, …

Avez-vous déjà creusé le sujet avec une conclusion à me partager sur la faisabilité (ou non) d’un projet de genre ?

Je ne suis pas du tout spécialiste mais intéressé car j’en possède également.
Une question qui se rajoute aux tiennes :
Si le terrain est classé zone agricole, est ce qu’il peut bien passer en terrain de camping?

Sinon j’ai des doutes non pas sur la faisabilité mais sur la rentabilité réelle de l’opération. Ca va demander un peu d’investissement pour l’aménagement, prendre un petit peu de temps à gérer et rapporter des clopinettes non? Si ce genre de terrain déclaré n’est pas très fréquent (et tend plutôt à disparaitre) c’est que ca ne doit pas trop valoir le coup (coût).
Evidemment ca dépend beaucoup de la situation/configuration des terrains. Ainsi que de la réglementation locale. La demande existe dans les zones touristiques, mais ce sont également les zones les plus règlementées.
As tu contacté la SAFER ?

Salut,

j’ai deux boulots dans l’agriculture, un sur le terrain en tant que paysan, l’autre administratif.

La location des terres agricoles est très cadrée par arrêté préfectoral. Chez moi la fourchette va entre 14€ et 350€ par an et par hectare. Autant dire que ce n’est pas la location qui va t’enrichir. Tu peux éventuellement proposer un prix plus élevé, mais au risque d’être recadré au bout de 3 ans par l’agriculteur s’il passe au tribunal des baux ruraux.

Rendre constructible une zone agricole, c’est un très gros challenge aujourd’hui. Le plan Zéro Artificialisation Nette et les SRADDET régionaux cadre cela. Ensuite au niveau départemental, faut que tu te rapproches de ta commune ou de ta métropole pour voir s’il y a un changement de PLU ou de SCOT de prévu. Et ensuite il va falloir batailler et bien justifier ta volonté d’artificialiser des terres aujourd’hui. Perso je n’y crois pas, il n’y a que des gros bonnets avec de grosses équipes de juristes et pleins de pognons qui tentent leur chance et ça ne passe pas toujours.

L’exploiter en camping, tu seras limité à 20 personnes. Et encore, je ne sais pas si tu ne dois pas être aussi « actif agricole ». À vérifier.

À mon sens, l’idéal pour valoriser une terre agricole, c’est soit de la revendre, soit de l’a cultiver tout simplement. Travailler une part d’autonomie alimentaire pour ta famille, afin de réduire les courses.
Planter un verger pour vendre des fruits. Planter des courges, des pommes de terre, de l’ail… des vignes si ça s’y prête, ou des oliviers.

Sinon, permettre à un jeune agriculteur de s’installer en agroécologie, pour valoriser la terre et donc la parcelle. Avoir un projet paysager - permaculture, pour aussi valoriser le terrain… etc.

PS : La SAFER est là pour réguler le prix du foncier lors des transactions, afin d’éviter la spéculation foncière. Elle pourra éventuellement indiquer le prix moyen des parcelles dans l’optique d’une vente, mais c’est tout.

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Merci pour ton point de vue. J’ai une terre agricole en Bretagne en limite de zone constructible que j’aimerais voir passer en terrains à bâtir mais je n’ai pas encore eu le temps de m’en occuper. Même si je comprends le zan, c’est rageant d’être juste de l’autre côté de la route, en face d’un lotissement situé lui en zone constructible.