Fonds gelés sur Yotta. Risque des fintechs TradeRepublic et autres

Je viens de tomber sur cette vidéo

En somme, la vidéo parle du cas d’une fintech américaine nommée Yotta qui permet à ses utilisateurs d’épargner de l’argent. Sauf que les fonds investis par les utilisateurs sont maintenant gélés.
Les fonds investis via Yotta sont stockĂ©s dans une banque amĂ©ricaine. Yotta passe par un intermĂ©diaire nommĂ© « Synapse Â» pour ouvrir des comptes, rĂ©aliser des transactions, etc.

Un peu comme en France, il y a une assurance globale qui garantie les épargnants en cas de faillite de la banque. Hors ici la banque n’a pas fait faillite. Il y a un problème avec cet intermédiaire. Résultat, l’assurance de dépot ne s’applique pas et les épargnants n’on visiblement plus qu’à pleurer.

Ce qui me fait poser la question suivante: A quel point l’argent investi via les fintech europĂ©ennes (ex: Yomoni, TradeRepublic, ou mĂŞme Finary via « Invest Â», etc, etc, la liste est trop longue pour tous les lister) est vraiment en sĂ©curitĂ© en cas de dĂ©faut d’un des maillons de la chaĂ®ne dont on ne connait mĂŞme pas l’existence?

La question est très vague, mais c’est ma réfléxion du soir. A vos stylos (claviers).

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C’est une bonne question.

J’utilise Plutus qui est une carte de débit qui donne du cashback en crypto et qui se retrouve dans une situation qui peut s’approcher de ce genre de cas.

C’est une fintech d’origine UK, qui ne gère pas directement les fonds des clients et qui passe par un intermédiaire, Modulr qui est aussi l’intermédiaire de Revolut, mais depuis des mois il est impossible de retirer son argent. On peut toujours payer normalement avec la carte mais pas retirer son argent, faire un transfert Paypal ou n’importe quelle autre méthode pour sortir son argent.
Ils invoquent les lois AML (anti-blanchiment) car il y aurait eu des abus et donc l’intermédiaire a tout bloqué pour tout le monde.

Pour essayer de rĂ©pondre Ă  la question je dirai que ça peut arriver très vite si la fintech n’est pas 100% clean. Les intermĂ©diaires ont sĂ»rement tendance Ă  « offrir Â» leurs services un peu trop facilement, ça doit leur rapporter beaucoup d’argent car j’imagine qu’ils sont pas nombreux Ă  faire ça et au moindre Ă©cart ils se protègent.

La plupart des fintech que j’ai pu utiliser passent quasi toutes par la Lituanie pour les clients européens, je pense qu’il faut creuser de ce côté là pour voir les garanties, si il y en a, et pourquoi tout monde passe par ce pays (ils sont sûrement beaucoup plus souples).

En tout cas ça fait réfléchir et c’est un bon rappel qu’il faut diversifier et ne pas mettre des grosses sommes dans ces fintech si elles n’ont pas de licence bancaire car ce n’est absolument pas la même protection.