LMNP / Déception et Dilemne : vendre ou conserver, telle est la question!

Bonjour à tous,

J’en appel à votre expertise en LMNP pour la revente d’un studio, s’il vous plaît.

Résumé de la situation :

J’investis depuis des années en bourse et crypto, métaux précieux et forex.

L’immobilier m’a toujours rebuté, mais pour mes 40 ans, je me suis décidé à investir.

Je suis enseignant à La Réunion, en couple pacse et sans enfant, avec 3500€ mensuel dans une TMI de plus de 30 %.

En 2021, j’ai signé pour studio de 23m2 en LMNP dans une station balnéaire bretonne.

Le taux du prêt est avantageux : 100 000€ à 1 %.

Le bilan après 4 ans de détention

Après moult déboires avec le promoteur, l’agence de gestion et le syndic de copropriété…
tous mes aprioris sur l’immobilier se sont révélés vrais !

Je songe donc à revendre cet appartement.

Je pense l’avoir acheté pour de mauvaises raisons (je ne savais pas si je voulais un complément de revenu à la retraite, détenir un bien pour la retraite, transmettre à ma nièce car je n’ai pas d’enfant pour le moment…).

Je pense aussi ne pas avoir saisi les mécanismes d’amortissement et la rentabilité du bien locatif.

Ma problématique :

N’étant pas aguerri à la fiscalité et tutti quanti, j’aurais besoin de votre avis et vos conseils pour prendre la bonne décision en toute connaissance de cause, svp.

Les Chiffres : Cashflow negatif = 380€ / mois (effort d’épargne)

Recettes = 357€ / mois

  • Loyer : 357€ / mois

Charges : 733€

  • Emprunt bancaire = 485€
  • Assurance emprunteur = 37€
  • Syndic copro = 80€
  • Comptable = 43€
  • Organisme de gestion = 8€
  • Assurance PNO = 9€
  • TVA sur loyers = 34€
  • Taxe foncière = 37€

Au final, je me dis que 380€ x 12 mois x 20 ans = 91 200€ de ma poche

Il y a 4 ans, j’avais consenti à 200€, voire 250€ maximum d’effort d’épargne, sans prendre conscience du manque à gagner à long terme.

Je ne m’attendais pas à autant de charges et taxes.

N’ayant pas de solides connaissances en comptabilité ou fiscalité, je me sens donc dans coincé dans un dilemne : vendre ou conserver ce LMNP.

Pourriez-vous me donner votre avis sur cette situation, svp ?

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Bonjour,

Une fois passé le constat qu’à partir du moment où tu es loin et que tu ne gères pas toi même qui fait que tu t’exposes naturellement à plus de risques et une renta moindre pour cette classe d’actif, je vais tenter d’apporter un regard extérieur à ta situation (avec ma maigre expérience d’un an en lmnp, mais relativement proche aussi sur des aspects, 2 studios en ville balnéaire, ici en cashflow tout juste positif avec emprunt à 110% à 3.7%)

Une 1ère question, qu’est ce qui n’est pas au rendez vous par rapport à tes projections, que des charges plus élevées ou aussi des loyers moindres ? C’est de la loc courte durée/cures gérées par un organisme ? Tu as des loyers selon le remplissage ou 357 quoiqu’il arrive ?

On est d’accord que niveau fiscalité tu as toujours pas d’impôt sur les loyers la ? Devrait commencer progressivement dans les prochaines années mais en année 4 ça devrait être proche de zéro.

Un point de réflexion, impression que le 1er point qui joue sur ton cashflow est ton prêt (n°1) avec une grosse partie sur 10 ans vs 20 ans pour l’autre moitié.
As-tu fait des projections en prenant ce point en compte ? Car là cela fausse ta projection de 380€ de cashflow négatif x 12 mois x 20 ans /!\ je commencerais par refaire les calculs par année et voir sur la 2eme décennie ce que ça donne, et ainsi si ça rend ou pas l’effort actuel acceptable (tout n’est peut être pas autant foutu que ce que la 1ere impression peut donner)

Et pour finir, une question bonus, as-tu une idée de prix de revente éventuelle ?

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Hello ! Peux tu aussi nous donner le nom de la ville pour voir si tu l’as payé au « bon prix » ou si tu l’as acheté trop cher?

C’est vrai que la rentabilité n’est pas au rendez vous, le loyer est déjà au max de ce que tu peux le louer tu penses?

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Bonsoir @Pulsar

Si jamais tu conserves ce bien, quitte Foncia ou l’autre réseau national que ton promoteur t’aura recommandé et prend une petite agence indépendante.

Dans le neuf, tu risques d’avoir une déconvenue sur le prix de revente du bien des sites comme meilleursagents peuvent te donner une première idée.

Est-ce que ce bien aurait sinon une autre valeur / une autre utilité pour toi ? Genre tu veux un pied à terre en métropole et toute ta famille est à moins de 20 minute de ton appart ? Tout ne tient parfois pas dans un Excel…

Par contre, une question me taraude : la réunion et notamment Saint-Denis ou Le Tampon sont supposés être en tension locative, j’ai l’impression que le coût de l’immobilier y était assez accessible (par rapport à la façade bretonne par exemple)… Il y avait le Pienl outre mer jusqu’à peu… pourquoi ne pas avoir investi sur ta belle île ?

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Je voudrai juste rajouter que c’est un cas typique de biais des coûts irrécupérables.

Renseigne toi la dessus.

En gros comme tu as déjà pendant 4 ans mis de l’argent et de l’énergie dans ce projet c’est dur de dire stop (émotionnellement) même si intellectuellement tu te rends compte que les comptes financiers n’y sont pas.

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Bonjour,
Merci pour ta réponse.
Il s’agit de la commune de Larmor dans le Morbihan, près de Lorient.
Pas exactement la partie la plus balnéaire de la commune, mais une résidence de services dans une zone très active professionnellement.
Comme je suis à La Réunion, le bien est en gestion locative et 370€ est le maximum que je récupère, après les frais de gestion.

Bonjour,
Merci pour ton message.

Oui, je connais ce biais.
Mais, je n’ai pas d’attachement émotionnel à ce bien.
Même si ça peut faire mal à l’égo reconnaitre que je me suis peut-être trompé en l’acquérant, je préfère analyser la situation froidement à base de chiffres.
Je préf!re perdre un peu en le revendant maintenant que beaucoup sur 20 ans.

Bonjour,
Merci pour ta réponse.

Le promoteur Cap West exploite lui-même les résidences qu’il construit.
Donc, je ne pense pas pouvoir changer d’organisme de gestion locative.

Oui, le neuf me paraissait sans problème, mais à la revente ça peut poser un souci.
Si je revends maintenant, ne pas faire de plus-value ne me gène pas.
Je suis même prêt à perdre un peu d’argent, via des coups et du temps irrécupérables déjà engagés… ça me servira de leçon !

Je n’ai pas d’attachement émotionnel sur ce bien.
Je le considère comme un investissement banal, avec l’idée de le revendre d’ici 20 ans.
Ma famille habite en Bretagne à 15 minutes de ce studio dans une résidence de service.
Je me rends en métropole une à deux fois par an et suis hébergé.
Disons que je me suis un peu forcé à investir en immobilier, parce que c’était la seule grosse allocation qu’il me manquait.
Avec le LMNP, je pensais aller au plus simple (pas d’apport, pas de gestion à longue distance…).
Forcement, ces avantages ont un coup que je découvre maintenant.

Tu as raison, la Réunion est en zone tendue.
Les Pinel y ont sévit assez longtemps, mais la plupart ne sont pas rentables.
Avec la démographie qui explose, l’immobilier est devenu dingue ces 5 dernières années.

La plupart des constructions sont désormais des logements sociaux.
Une centaine de résidences de sept étages est actuellement en construction au Tampon… c’est pour cela que je déménage dans deux semaines.

Il y a une crise du logement ici : les loyers ont explosé, de même que les prix de vente.
Donc, je peux pas acheter ici.

Bonjour,
Merci pour ta réponse.

Oui, tu as raison.
Avec le choix du LMNP, je pensais aller au plus simple : pas d’apport, gestion locative à distance…
Mais, cette simplicité à un coût : les charges dépassent mes recettes et je suis en négatif mensuellement.

Par rapport à mes projections, les loyers sont exactement les mêmes, donc de ce côté c’est bon.
Mais, les charges sont plus élevées, surtout le syndic de copropriété.
Là où j’avais prévu un effort d’épargne de 250€, je me retrouve avec 350€ à 400€ à sortir chaque mois.

Il s’agit d’une résidence de services, dans un bassin industriel, à l’entrée d’une commune balnéaire (Larmor-56).
Les locataires sont des commerciaux et des professionnels en mission, parfois des vacanciers.
Donc, j’imagine que cela est considéré comme courte durée.
Contractuellement, je reçois les 357€, peu importe si le logement est loué ou vide, peu importe le nombre de jours de location dans le mois.

Le bien a été mis en location début 2024, donc je n’ai pas de visibilité sur la fiscalité des loyers.
C’est pour cela que je souhaiterais prendre rdv avec un comptable, qui fasse un point détaillé sur l’ensemble de la situation.
Seul et à distance, c’est compliqué.
Ci-jointe, une partie de ma feuille d’imposition… dont je ne saisis pas toutes les nuances (déficit, etc.).

Les 10 premières années de mon prêt sont les plus lourdes : 524€/mois
Les 10 dernières années seront plus légères : 109€/mois
Mais, même les 10 dernières années, je serai à peine en cashflow positif (si l’augmentation des charges suit l’augmentation des loyers).

Je n’ai aucune idée du prix de revente.
Le bien valait 125 000€.
Je n’ai pas payé la TVA, qui a été reversé au promoteur, ce qui évitait une ligne de crédit bancaire supplémentaire.
Si je revends à une autre exploitant LMNP, je ne dois pas rembourser la TVA, sinon je dois 17 000€.
Le promoteur a un droit de préférence pour acquérir les locaux.

L’impression de ne pas comprendre tous les tenants et aboutissants me donne envie de m’en séparer et de passer à autre chose.
Mais, je me donne jusqu’à Noël pour réunir un maximum d’informations factuelles et chiffrées pour prendre ma décision en toute connaissance de cause.
Le revendre au prix où je l’ai acheté me conviendrait, sans plus-value… ça me servira de leçon !

Les professionnels sont peu réactifs, dès lors que l’on commence à leur poser des questions trop précises.
Voilà pourquoi je sollicite l’expertise et l’expérience de la communauté Finary.


si tu arrives à le vendre au prix où tu l’as acheté, je me dirais comme toi : j’aurais l’impression de ne pas avoir trop perdu.

Contrairement à toi à l’époque, les chiffres du rendement sont connus aujourd’hui. Donc tu peux te poser une question : quel acheteur aujourd’hui voudrait mettre 125keur + frais de notaire pour acheter un bien qui lui coûtera 400 eur par mois ?

si le nouvel acquéreur vise une opération a l’équilibre, son seul levier sera de faire baisser le remboursement du Crédit. Comme les taux ont progressé depuis que tu as fait ton crédit, pour faire baisser la mensualité sa seule option c’est de baisser l’enveloppe de prêt… et donc le prix.

Cela étant dit, seloger indique un prix moyen du m2 à 5200 eur pour le 22 rue de Kerhoas à Larmor-plage. pour 23 m2 tu serais autour des 120k, donc pas si loin de ce que tu as payé. Peut-être que pour faciliter ton choix tu pourrais commencer par demander à Cap west combien il t’en donnerait…

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Oui, si je peux m’en sortir au même prix qu’à l’achat, je serai satisfait.

En renversant mon raisonnement, je me demande quel serait l’intérêt de garder ce bien jusqu’au terme du crédit.
Au bout de 20 ans, j’aurais remboursé presque tout l’emprunt de ma poche et les loyers auront surtout enrichissent les itermédaires (syndic, conciergerie…).

Je vais me rapprocher de Cap West pour connaitre leur offre de rachat.

Je ne sais pas trop vers qui me tourner pour préparer au mieux ce type de vente : comptable, fiscaliste, agence ?

Bonjour,
Merci, grâce à ton message, j’ai regardé le tableau d’amortissement des mon emprunt immobilier.
Le prêt 1 à 414€ ne dure que 10 ans.
Mais à partir de la onzième année le prêt 2 passe de 60€ à 460€ jusqu’à l’année 20.
Donc, le montant de mon remboursement mensuel ne baissera pas.

J’ai pris rdv avec un fiscaliste pour mettre tout cela à plat.

D’ici Noël, je repasserai certainement dans cette discussion pour vous communiquer le fin mot de l’histoire.

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Merci pour tes réponses.

J’ai pris rdv avec un fiscaliste pour mettre tout cela à plat.

D’ici Noël, je repasserai certainement dans cette discussion pour vous communiquer le fin mot de l’histoire.

Merci pour tes réponses.

J’ai pris rdv avec un fiscaliste pour mettre tout cela à plat.

D’ici Noël, jer vous communiquerai
le fin mot de l’histoire.

On s’en fiche du cash-flow si t’as emprunté 100% pour acheter

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@Romain660 Pourrais-tu élaborer un peu stp ?

Je suis en phase d’acquistion d’un studio en LMNP géré. Je me suis posée la question sur les apports à mettre dans le crédit. La question du cashflow m’intéresse. Merci.

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Bonsoir,

Je me permets d’apporter mon éclairage personnel aux différents points que tu soulèves.

Tu as mis les bons chiffres sur la table. Maintenant, la décision, c’est binaire et méthodique : « vendre tout de suite » ou « tenir en optimisant », en sachant qu’à 1 % le crédit est excellent… mais pas si ça te coûte 380 € net tous les mois sans perspective d’amélioration.

D’abord, deux points techniques qui changent tout sur la sortie.
– Si tu as récupéré de la TVA à l’achat (classique en résidence gérée / parahôtellerie), une revente avant 20 ans déclenche une régularisation TVA au prorata des années manquantes (1/20e par année). Concrètement, si tu as récupéré, mettons, 20 k€ de TVA il y a 4 ans, tu devras en reverser 16/20e (~16 k€) si tu vends maintenant. C’est la ligne la plus souvent oubliée dans les “je vends”.
– Si pas de TVA récupérée (et pourtant tu factures de la TVA sur loyers parce que le mode d’exploitation le requiert), il n’y a pas de régularisation à la sortie, mais tu dois quand même traiter la plus-value au régime des particuliers (pas de réintégration des amortissements, mais zéro abattement avant 6 ans de détention et frais/travaux limités au réel—pas de forfait 15 % avant 5 ans).

Avec ça en tête, voilà comment je trancherais.
1. Calcule ton prix filet de neutralité (le “prix net vendeur mini pour ne pas perdre d’argent”). Additionne :
• CRD actuel du prêt (après 4 ans sur 100 k€ à 1 %, tu dois encore ~80–83 k€),
• IRA (au pire 6 mois d’intérêts, donc quelques centaines d’euros vu le taux), mainlevée,
• frais d’agence si tu vends via agence (4–6 %),
• régularisation TVA si tu l’as récupérée,
• impôt sur la plus-value si plus-value il y a (après 4 ans : 19 % IR + 17,2 % PS sur la PV nette, sans abattement),
= seuil net vendeur.
Si les prix de marché te placent au-dessus de ce seuil de manière confortable, vendre est rationnel. Si tu es en dessous (ou si la régularisation TVA t’explose), mieux vaut optimiser et tenir.
2. Regarde froidement le DSCR (flux net / annuités). Aujourd’hui tu es à –380 €/mois de cash, mais ce n’est pas tout à fait “à fond perdu” : tu amortis ~350–400 €/mois de capital avec un taux à 1 % (ordre de grandeur). Si tu raisonnes en enrichissement patrimonial, ton “coût net” est plus proche de 380 – (amortissement). C’est déjà moins violent. La vraie question devient : peux-tu réduire l’effort mensuel, et de combien ?
3. Les leviers réalistes pour réduire le trou (sans te raconter d’histoires).
• Recettes : 357 €/mois pour 23 m² en station balnéaire, c’est très bas en année pleine. Tu peux viser un montage étudiant/jeune actif 9–10 mois (bail mobilité) + saisonnier juillet-août. Ça prend un peu d’organisation (états des lieux, ménage), mais c’est souvent le levier n°1 dans ce type d’emplacement : +80 à +150 €/mois de moyenne annuelle, parfois plus si l’été se loue bien.
• Frais fixes :
– Comptable 43 €/mois, c’est haut (≈ 516 €/an) pour un seul studio ; des cabinets en ligne sont plutôt à 250–350 €/an au réel LMNP. À gagner : +10–20 €/mois.
– Syndic 80 €/mois : rien à faire à court terme, mais surveille les budgets et AG (contrats, assurance, PGE énergie).
– Gestion 8 €/mois : si c’est un service minimal, garde-le. Si tu fais tout toi-même, tu peux même couper.
– TVA sur loyers 34 €/mois : si tu es en parahôtellerie ou résidence service taxée, c’est normal. Si tu n’as pas récupéré de TVA à l’achat et que tu ne fournis pas les 3 services para-hôteliers, vérifie que tu dois vraiment collecter la TVA ; sinon, c’est une ligne à 0 (et tu récupères 10 % de CA d’un coup).
– Assurance emprunteur 37 €/mois : à 1 % de taux, l’assurance pèse proportionnellement beaucoup ; délégation ou renégociation possible si ton état de santé est standard (gains fréquents 20–40 %).
Au global, cumuler recettessup + frais– peut gratter 150–250 €/mois sans transformation héroïque. Ça ne passera pas forcément en positif, mais tu peux diviser par deux l’effort.
4. Si tu as récupéré la TVA à l’achat : honnêtement, vendre après 4 ans est rarement la bonne idée, sauf grosse plus-value ou besoin impératif de simplifier. La régularisation te massacre la sortie. La stratégie rationnelle, c’est :
• tenir jusqu’à 20 ans pour purger la TVA (ou au moins 10 ans pour “diviser par deux” la régul),
• optimiser l’exploitation pour réduire le trou (combo étudiant + été),
• garder un suivi trimestriel et te donner un seuil d’abandon (ex. si après 12 mois d’optimisation, l’effort reste > 250 €/mois, on re-met en vente quand le CRD aura encore baissé).
5. Si tu n’as pas récupéré la TVA : la porte est ouverte. Tu fais un tour d’horizon prix réalistes (agences locales, notaire, DVF), tu calcules le prix filet de neutralité comme ci-dessus, et tu décides. Avec un prêt à 1 %, je ne sacrifierais pas cet actif si tu peux réduire l’effort sous ~150–200 €/mois rapidement ; en revanche, si le marché te permet de sortir au-dessus du seuil sans prise de tête, autant tourner la page et te concentrer sur ce que tu maîtrises (bourse/ETF/PEA, où ton temps est mieux rémunéré).
6. Deux garde-fous si tu décides de vendre.
• Vérifie les clauses locatives (préavis, congé pour vente, délais) et calibre ton calendrier. En résidence gérée / bail commercial, la sortie peut être contrainte.
• Calcule la plus-value correctement : base = prix de cession net – (prix d’acquisition + frais d’acquisition réels) – travaux justifiés ; pas de réintégration des amortissements LMNP ; pas de forfait 15 % avant 5 ans.
7. Et si tu gardes : formalise un plan d’optimisation 12 mois (nouveau loyer cible hors été, stratégie été, renégociation assurance, comptable moins cher, check TVA), et suis chaque trimestre un DSCR simple (flux net / annuités). Tant que DSCR ≥ 1 après saison + 1 trimestre creux, tu es “safe”. Si < 1 en continu, c’est le signal de mise en vente.

En bref : à 1 % de taux, ça vaut la peine d’essayer une année d’optimisation avant de jeter l’éponge, sauf si la TVA récupérée te condamne de toute façon à payer très cher une sortie précoce—dans ce cas, il faut tenir et réduire le saignement. Si tu n’as pas de TVA à régulariser et que le marché te permet de sortir au-dessus du prix filet, ne culpabilise pas : tu as tenté.

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Bonjour,
Merci pour ton message.

Pourquoi le cashflow négatif devrait-il ne pas être une donnée à prendre en compte ?

Si je n’airais pas ces 400€ à donner chaque moi de ma poche, je serai davantage gagnant à la fin.

Bonjour,
Merci pour ton message.

Je suis également intéressé par un développement sur le cashflow.
Avant l’achat, j’avais consenti à un apport mensuel de 200 à 250€.
Ce qui est déjà un bel effort d’épargne, pour un modèle LMNP qui est souvent venté comme une opération quasi-blanche.
Ce qui me gène après 4 ans, c’est que cet apport mensuel est réalité plus proche de 400€.
Comme j’investis également mensuellement dans la bourse, les crypto, les métaux précieux… cela représente un coût d’opportunité : je préfèrerai mettre les 150 à 200€ de différence dans un autre investissement que ce LMNP.

Je me vois mal continuer à mettre 400€ tous les mois durant 20 ans.

Bonjour,
Merci beaucoup pour ton message bien détaillé.

Je ne m’attendais pas à ce que l’investissement locatif soit un domaine si complexe, surtout d’un point de vue fiscal !

Effectivement, mon état d’esprit du moment se focalise sur l’intérêt de garder ce bien 20 ans pour le revendre après.
Je trouve que c’est beaucoup de soucis pour un simple studio.
J’investis depuis des années en bourse, dans les métaux précieux, les cryptoactifs, les montres (je suis présente du Club Horloger de la Réunion), etc.
Je n’ai aucun cas de conscience avec toutes ces classes d’actifs.
Mais alors l’immobilier… c’est quelque chose !

Je me suis rapproché du comptable AGCR, qui travaille avec le promoteur et exploitant.
Je joins sa réponse en dessous de ce message.
J’avoue

Cette histoire de TVA me surprend, car je ne l’ai pas touchée lors de l’achat.
Elle m’a été reversée peu à peu durant la construction et je devais la transférer au promoteur.

A priori, si je revends à un autre exploitant LMNP, je ne dois pas m’acquitter de cette TVA.
Sinon, elle s’élèverait à 17 000€ !

Pour ce qui est de la baisse des charges,
j’ai un ami courrier et vais renégocier une assurance emprunteur avec lui.

Je suis à La Réunion et ne peux pas intervenir sur les conditions de location de ce bien en Bretagne.
J’avais mise sur le gestion locative, mais déchante en raison de la part de marge que cela engloutit.

Ton idée de plan d’essai sur douze mois est très intéressante, mercI.

Réponse du comptable AGCR :
"La comptabilité concernant l’exploitation de votre bien immobilier en location meublée à LARMOR PLAGE est une comptabilité type engagements. Ce qui signifie que les charges et les produits sont constatés même si les factures ne sont pas émises. Concernant les charges de copropriété, il a été comptabilisé en charges (par la contrepartie du compte factures fournisseurs non parvenues) : 850. 00 €.

Les charges réelles seront donc constatées dans la comptabilité de 2025 et annulées en quasi-totalité par la provision de 850 € constatée en 2024. Il restera la différence entre 850.00 € et les charges réelles. Mais ceci n’a aucune incidence fiscale pour deux raisons :

Par les dispositions de l’article 39C du code général des impôts qui ne permet pas de déterminer un résultat négatif par des amortissements comptables ; ainsi en fonction des autres charges et le montant des amortissements différés est modifié. Ces amortissements différés sont reportables sans limitation de temps
Le résultat fiscal de la location meublée (déficit de 304 € en 2024 n’est pas imputable sur d’autres revenus de nature différente. Le résultat négatif est mis en réserve et imputable sur des futurs résultats bénéficiaires LMNP pendant 10 années

Il n’y a donc pas lieu de modifier la comptabilité de 2024 et donc des déclarations fiscales.

Pour la vente

Le résultat de cession est imposé à 36.20 %. Le résultat de cession correspond au prix de vente-la valeur nette comptable. Celle-ci est égale au prix d’achat -les amortissements comptables déduits. Pour votre information la valeur nette comptable au 31/12/2024 était de 94929 € et sera de 89 272 € au 31 /12/2025

La part du prix de vente supérieure à la veleur nette comptable serait donc imposée à 36.20 %.

Lors de l’acquisition, la tva sur le prix d’achat a été remboursée. En cas de revente, un reversement de TVA doit être effectué par vingtièmes restants. Le dernier remboursement de TVA a eu lieu lors de la déclaration de TV A du 1er trimestre 2024. Ainsi si vente en 2026, le montant théorique de TVA à reverser serait de 20 18017/20 = 17 153 €*

Mais si l’acquéreur (et c’est généralement le cas) poursuit la même activité avec une option TVA, la tva n’est pas à reverser. L’option à la TVA par l’acquéreur doit être indiquée dans l’acte d’acquisition (article 257 bis du code général des impôts).

L’article 12 du bail commercial indique que CAPWEST dispose d’un droit de préférence pour acquérir les locaux. Il faut donc dans un premier tems vous rapprocher de CAPWEST si vous envisagez une cession de votre bien