Bienvenue Evan — tu as déjà fait le plus dur : un matelas sur livrets, un PEA ouvert, et une idée simple à exécuter. Pour un horizon 10 ans+, la trajectoire « ETF Monde cœur de portefeuille + un petit tilt croissance/tech » fonctionne, à condition d’assumer la volatilité qui va avec.
Sur les produits : ton Amundi MSCI World “CW8” (LU1681043599) est bien éligible PEA et en réplication synthétique (swap). C’est écrit noir sur blanc dans la factsheet Amundi (“French tax wrapper: PEA eligible”).  Le Lyxor/Amundi PEA Nasdaq-100 (FR0011871110, code marché PE500) est lui aussi éligible PEA, répliqué par swap et capitalisant. 
Ta répartition 70 % World / 30 % Nasdaq-100 est cohérente si tu veux volontairement surpondérer la tech US. Sache juste que le Nasdaq-100 est fortement recouvert par le World (le World est déjà ~70 % USA). Ajouter 30 % de Nasdaq, c’est appuyer très fort sur les mégacaps US : excellent en phase haussière, plus dur à tenir en drawdown (-50 % n’a rien d’exceptionnel sur le Nasdaq). Si tu veux un biais plus mesuré, beaucoup se contentent d’un tilt 10–15 % Nasdaq plutôt que 30 %. Sinon, ton mix reste défendable si tu es à l’aise avec la volatilité.
Côté exécution, tu peux faire simple : DCA mensuel de 300–400 € sur une seule ligne (CW8) au début, puis ajouter progressivement ton tilt Nasdaq quand le PEA dépasse, par exemple, 5 000–10 €. Chez Fortuneo avec 0,35 % par ordre, viser un ordre unique par mois suffit (300–400 € → des frais ~1–1,4 €, c’est propre). Pense à passer tes ordres à cours limité pendant les heures liquides (9h15–17h15) pour éviter un spread mal payé.
Pour le rééquilibrage, pas besoin de te compliquer : garde des cibles simples (70/30, ou 85/15 si tu réduis le tilt) et rééquilibre surtout avec tes nouveaux versements : tu mets un peu plus sur la ligne sous-pondérée. Tu ne vends qu’exceptionnellement, par exemple si une poche s’écarte de ±5 points de sa cible. Dans le PEA, les arbitrages internes ne déclenchent pas d’imposition tant que tu ne fais pas de retrait, mais limiter les allers-retours évite de multiplier les frais. Les avantages fiscaux du PEA (exonération d’IR sur les gains après 5 ans, conditions de retraits, etc.) sont rappelés par Service-Public et l’AMF si tu veux la fiche officielle. 
Deux précisions utiles pour ton contexte : garde 3–4 mois de dépenses sur Livret A/Livret Jeune (tu y es presque), et automatise le virement vers le PEA (le meilleur portefeuille est celui que tu alimentes sans y penser). Si un jour tu préfères un World PEA au TER un peu plus bas ou à la part moins chère, Amundi a lancé en 2025 Amundi PEA Monde (DCAM), aussi éligible PEA ; c’est une alternative crédible à CW8, mais inutile de changer si tu es déjà en place et satisfait. 
En résumé : oui pour l’horizon 10 ans+, ton duo CW8 + PE500 tient la route. Si tu veux être plus “neutre marché”, baisse le Nasdaq à 10–15 % ; si tu assumes un profil plus agressif, garde les 30 % en sachant ce que ça implique en creux. Alimente chaque mois, rééquilibre avec les versements, et laisse le temps faire le travail. Tu poses les bases du capital qui t’aidera, le moment venu, à avancer vers le projet de titularisation en officine — et le PEA est l’enveloppe adaptée pour ça.