Finary

Se créer un réseau 🕸

Bonjour,

J’ouvre se topic afin de vous faire part d’une réflexion que je me fais. J’ai remarqué qu’il revient souvent l’expression « se faire un réseau » afin d’avoir les meilleures infos pour investir en Start Up.

OK on part de se constat et on se rend vite compte que c’est très dur, on à pas les infos early, surtout si on à un petit capital. On a eu beaucoup de chance de profiter de la levé de fond de Finary.

Donc je me dis que l’on pourrait utiliser ce topic afin d’y partager les projets « coup de cœur » que nous rencontrons durant nos recherches respectives. Ainsi nous mettrions tous ensemble un pieds dans le « réseautage » qui nous est cher à chacun.

Au plaisir d’échanger avec vous!

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Excellente idée :slight_smile:

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Nothing va faire une levée par crowdcube lundi après midi. La dernière fois ils ont levé 1,5M en … 54s. Ils prévoient de lever 10M.
Je viens de découvrir le projet vous en pensez quoi? Il y a tellement peu d’info à part que la start up rassemble plein de beaux monde. P
Ca un peu l’air d’être un effet de « mode »

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Bonne idée !

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Oui tout a fait j’ai vu passer ca aussi. J’ai parcouru vite fait, il me semble que c’est une nouvelle marque de smartphone si je dis pas de bêtises.

Ils se présentent comme les concurrents d’Apple en Europe. Je crois q’uils ont levé 70M€ en tout

C’est du hardware donc je n’investis pas dedans.

Il fallait rentrer au tour d’avant la c’est trop tard à mon sens, et les avis sur leurs écouteurs sont vraiment pas top donc bon
Perso je pense que c’est une hype cette boîte et comme dit précédemment je ne parierai pas sur du hardware

Hardware peut être, après le tout est de faire un multiple.

C’est justement sur du hardware que les boites ont le plus besoin de cash.
Ils ont peut être un produit moyen (pour l’instant) mais ils ont un bon marketing et des énormes fonds derrière.

A mon avis, ils sont qu’à l’échauffement en terme de financement…

Chacun sa stratégie d’investissement mais malheureusement les jeunes startups qui font du hardware sont plus sensibles aux aléas :

  • Dépendance aux cours des matières premières (pétrole, métaux rares, bois, plastique, etc.)
  • Dépendance aux cours des frais de transport (acheminement par conteneurs, par avion, frais de port, etc.)
  • Dépendance aux cours des prix des emballages (cartons, plastiques, etc.)
  • Dépendance aux approvisionnement des pièces (puces électroniques, batteries lithium, etc.)
  • Dépendance aux usines de production (fermetures pour confinement en Chine, incendies / explosions des usines, grève des salariés, syndicats, etc.)
  • Dépendance avec les magasins distributeurs
  • Dépendance à la règlementation Européenne (douanes, normes CE, etc.)
  • Obligation de fournir une garantie constructeur de 2 ans en Europe
  • Nécessité de fournir la documentation et les emballages dans plusieurs langues
  • Nécessité de fournir des câbles d’alimentation adaptés pour le marché cible

Tout cela impacte nécessairement les coûts de production et les effets d’échelle. Il faut produire en grande quantité pour réduire les coûts et augmenter la marge. Mais forcément en produisant beaucoup de pièces, la société n’est pas garantie d’avoir le succès qu’elle espère sur son nouveau produit. Si le produit fait un flop commercial ou est complètement buggué, cela fera perdre énormément d’argent à la société pour gérer les remplacements, les réparations et tous les clients mécontents.

Toutes les marques qui construisent des produits physiques high tech comme Apple et Sony subissent fortement ces aléas en ce moment. L’avantage de ces deux marques c’est qu’elles ont beaucoup de cash de côté et un pricing power qui leur permet de maintenir, voire d’augmenter leurs prix tant la demande reste forte. Pour les jeunes startups, ce pricing power n’existe pas ce qui la rend encore plus fragile. Et d’ailleurs, les boîtes comme Apple se tournent davantage vers les services logiciels par abonnement pour minimiser les risques du hardware et augmenter considérablement leurs marges (Apple TV, Apple Music, App Store, etc.).

C’est la raison pour laquelle ma thèse d’investissement est désormais d’arrêter d’investir dans les jeunes sociétés qui fabriquent des produits physiques. Je me concentre uniquement sur les boîtes qui font du logiciel en SaaS et de préférence sur le secteur du B2B. Les logiciels par abonnement ne coûtent pas plus cher à produire qu’on ait 10, 100, 1000, 10 000 ou 1M de clients. A mesure que le nombre de clients par abonnement augment, la marge augment puisque le coût de développement de l’application reste le même.

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Bel argumentaire! Merci

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Ce qui est sur c’est qu’il y a de l’engouement, on peut pas le nier.

Bien sûr !

Le choix d’investir ou non sur des entreprises qui fabriquent et vendent du hardware n’est qu’une stratégie. J’ai investi dans deux entreprises qui fabriquent des produits physiques.

La première est encore en phase de R&D après 6 années sur le produit médical qu’elle cherche à fabriquer. L’industrialisation n’arrivera que dans 2 ans au mieux lorsque les certifications médicales et les normes européennes seront obtenues (ça prend non seulement beaucoup de temps et ça coûte très cher). Donc 6 ans après mon investissement, la société ne gagne toujours pas d’argent et consomme beaucoup de cash pour financer sa R&D. Il y a des levées de fonds dilutives chaque année pour supporter tous les coûts de cette R&D du produit physique qui verra, je l’espère, le jour d’ici deux ans.

La seconde fabrique des paires de chaussures / chaussons tendance. C’est une petite structure familiale de moins de 10 salariés. La boîte est saine et rentable car elle parvient à vendre majoritairement en ligne sur son site Internet, ce qui lui permet de garantir sa marge. Mais elle vend aussi via des distributeurs comme le Printemps et les Galeries Lafayette qui forcément prennent une part non négligeable du prix de vente. La période du Covid a été un peu compliquée car la chaîne de production s’est enrayée avec les confinements à répétition. Les matières premières viennent d’Italie et d’Espagne tandis que l’assemblage des chaussures est réalisé dans une seule usine au Portugal. La crise Covid a bouleversé cette chaîne de fabrication, ce qui a généré une baisse des commandes pendant un temps et des retards de livraison pour les clients finaux.

L’autre problématique avec les produits de mode, c’est la saisonnalité. On ne vend pas des chaussures et des chaussons de même type à toutes les périodes de l’année. Cela implique d’avoir une variation de l’offre toutes les saisons et donc de produire la saison d’avant pour la saison qui arrive. Si cette chaîne de production n’est pas bien huilée, ça casse tout le calendrier et impacte les ventes au final. Vendre des chaussons d’hiver qui arriveront seulement au mois de mai c’est un peu gênant pour le client final.

Suite à ces deux investissements, j’ai appris qu’investir dans le produit physique n’est pas nécessairement une bonne idée. Investir dans une startup c’est prendre un certain risque, un vrai pari. Je ne le savais pas vraiment à l’époque puisque j’investissais plus à l’instinct et au coup de cœur sur le projet. Mais cela m’a permis de comprendre que les produits physiques c’est toute une logistique à mettre en place, des coûts importants et des marges plus faibles pour l’entreprise. Ca la rend vulnérable, surtout lorsqu’elle est encore très jeune. Par conséquent, l’investissement risqué à la base devient encore plus risqué à cause de cela.

Pour diminuer la prise de risque, j’ai changé ma thèse d’investissement en me dirigeant uniquement vers des sociétés de logiciel (SaaS, logiciels d’entreprise, applications mobiles, jeux vidéos, etc.) dans des secteurs en forte croissance (IA, médecine, divertissement, finances & assurances, etc.). D’ailleurs, étant moi même informaticien, c’est aussi un domaine que je comprends mieux et sur lequel je parviens à poser des questions plus pertinentes aux entrepreneurs pour connaître leur business model et leur technologie.

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