Je me permets de remettre mon poste abusivement signalé - au delà de mon avis positif à ce stade sur la plateforme (malgré leur marketing pas très heureux), j’ouvrais une porte sur le marché du non côté et ma vision de la chose.J’espère plutôt pouvoir débattre là dessus.
Je profite de ce post pour partager un premier retour sur Fundora et donner mon avis sur le private equity.
J’ai ouvert un compte il y a un mois et fait un premier investissement (2 000 €).
Au début, j’étais plutôt sceptique : plateforme récente, opacité naturelle du private equity, transparence limitée sur les fonds, et une com’ très « école de commerce » qui infuse sur les réseaux sociaux… tout ça me refroidissait (et pourtant je suis du Nord).
Avec un peu de recul, j’ai relativisé :
L’opacité du PE est structurelle, ce n’est pas propre à Fundora.
La réglementation limite forcément ce qu’ils peuvent communiquer.
Et, au final, le marketing/storytelling vient compenser l’impossibilité de détailler les produits.
À défaut d’apporter des garanties solides et évidentes sur le long terme, Fundora me semble être une structure cohérente et sérieuse, avec une vraie ingénierie derrière ses montages et un cadre réglementaire adapté et bien ficelé. Bref, de quoi me faire accepter un peu de risque.
Côté marché et stratégie :
J’ai choisi leur nouveau fonds de secondaire, une approche qui me semble prudente dans le contexte actuel.
Le PE n’est plus dans l’euphorie des années passées : hausse des taux, IPO au ralenti, sociétés encore trop chères, dealflow en baisse… et des institutionnels coincés, incapables de réinvestir.
Paradoxalement, les fonds disposent de montagnes de cash accumulé ces dernières années qu’ils peinent à déployer faute d’opportunités au bon prix.
On se retrouve face à un goulot d’étranglement : certains investisseurs, à court de liquidités, vendent leurs parts sur le marché secondaire, souvent avec une décote.
C’est là que le secondaire devient intéressant : racheter ces positions dans de bonnes conditions peut offrir un profil risque/rendement attractif.
Le marché reste fragile et dépendant des évolutions macro. Mais dans cette période chahutée, le secondaire me paraît être l’option la plus pragmatique pour entrer dans le PE. On peut même, grossièrement, comparer la situation à ce qui s’est passé avec les SCPI il y a quelques temps.
Bon, après, cette analyse reste assez simpliste et vient d’un gars qui avait acheté des actions Natixis juste avant la crise des subprimes…
En somme, le PE pourquoi pas, mais à défaut de pouvoir surveiller et analyser les entreprises, il vaut mieux garder un œil sur la macro pour éviter d’être totalement passif.
Concernant Fundora, c’est à mes yeux le seul moyen accessible pour le commun des mortels d’accéder à ce marché, avec des montants qui permettent de lisser, diversifier et étaler le risque dans le temps.