Hello @Tyler91 ! 
Je ne suis guère expert, voire pas du tout, en matière de finance, c’est important de le comprendre avant de lire la suite de mon messsage.
J’ai toujours ressenti une certaine impuissance et une profonde tristesse à l’idée que la vie puisse s’arrêter un jour. Loin de moi l’idée de sombrer constamment dans la dépression à la pensée de cette fin inévitable, mais plutôt, dans les bons comme dans les mauvais moments, j’apprécie vivre des expériences, découvrir de nouvelles saveurs, de nouvelles choses. J’aime ces moments de paresse, tout comme ceux où je suis débordant d’enthousiasme. J’assume l’idée que la vie est belle, et l’idée d’une fin me glace, mais c’est la dure réalité du jeu auquel nous participons tous.
Ma réponse, de mon point de vue, est celle que tu as toi-même exprimée : nous n’avons qu’une vie.
J’ai grandi dans une famille aimante avec peu d’argent, qui ne m’a jamais inculqué l’importance de la gestion financière. Toute ma vie, j’ai repoussé l’essentiel au lendemain, que ce soit en matière de santé, d’argent, d’études ou de tâches quotidiennes. Ce que je sais, c’est que je ne regrette rien aujourd’hui, que ce soit les rendez-vous manqués, les retards accumulés ou les échecs fréquents… Ce que je sais, c’est que je suis heureux de chaque journée où j’ai accompli quelque chose, que j’ai mangé une pomme ou fait un voyage. Que je me réjouisse autant d’un mcdo que d’un gastronomique.
À 29 ans, avec des parents septuagénaires, je suis conscient que la majeure partie du temps passé avec eux est derrière moi. Je sais aussi qu’ils ne me laisseront rien en héritage. Leur en veux-je pour autant ? Absolument pas. Je préfère qu’ils me laissent des souvenirs emplis de partage et d’amour plutôt qu’un patrimoine.
Alors, vis pleinement, dépense et achète si tu en ressens le besoin aujourd’hui. Il se peut que tu te dises par la suite que ce n’était pas judicieux, probablement une décision impulsive, mais avec le temps (et je te souhaite beaucoup de temps), tu réaliseras que les regrets sont douloureux sur l’instant mais bien moins avec le recul. Surtout lorsque tes choix sont guidés par une quête de bonheur et de plaisir personnel.
Je te souhaite de connaître un sacré bonheur, avec ou sans argent, ou même en possédant juste… moins.
Je terminerai par dire… Être une fourmi, c’est bien pour préparer l’avenir, mais il ne faut pas oublier de cueillir les roses en chemin. Surtout, être une fourmi, c’est bien pour préparer l’avenir… mais aujourd’hui, c’est l’avenir que tu attendais hier.