De mon expérience il y a des réseaux séparés qui ne cohabitent pas souvent. Les réseaux d’investisseurs, c’est assez différent des réseaux de mentors opérationnels (tech, RH, logistique, business développement). Ceux qui bossent vraiment et sont experts dans leurs domaines, on ne les voit pas souvent venir coacher des dirigeants de start-ups. Ou à la limite quand ils sont proches de la retraite.
Ca existe vraiment, des clubs où les dirigeants font juste passe-plats ? A part les CGP et les banquiers, je n’en connais pas
Voici quelques indices, en attendant qu’on puisse en parler plus ouvertement
Il s’agit d’une société de co-investissement (« B »), adossée à un fonds existant (« A »). Cela signifie que les startups financées par A sont aussi proposées à B, qui décide ou pas d’y aller.
Je dis « décide ou pas », car la décision est prise au coup par coup par les investisseurs actionnaires de B, sans obligation, en pure démocratie actionnariale.
Les investissements déjà réalisés par « A » sont en seed, exclusivement shadow market, et à chaque fois A a piloté le tour de table.
Les associés fondateurs de A comptent plus de ans d’expérience professionnelle (cumulée, pas chacun hein), comme entrepreneurs, dirigeants de grandes entreprises, et investisseurs.
Et notre particularité est un positionnement très actif en coaching / mentorat des dirigeants accompagnés, tant sur le volet tech, commercial, RH que managérial.
On peut toujours discuter le bout de gras sur les frais, mais cela reste un sujet plutôt mineur si les intérêts sont complétement alignés.
Nous allons faire en sorte que les frais soient raisonnables, et permettent de co-financer les frais d’étude, de recherche, de négociation et de coaching des entrepreneurs réalisés par l’équipe.
Pourquoi co-financer ? Parce qu’une partie de ces frais sont déjà pris en charge par « A ».
On est bien d’accord avec cette affirmation.
Et donc la suite : s’il y a suffisamment de membres de la communauté Finary intéressés (me laisser un MP) par l’investissement groupé dans des startups, nous proposerons à l’équipe Finary de monter quelque chose d’un peu plus officiel que des échanges furtifs sur le forum.
Et avant cela, animer un fil de message dédié, plutôt que squatter celui-ci…
L’intelligence collective ça marche pour beaucoup de choses mais surement pas pour détecter les bons deals. Tu es quasi certain de sélectionner tous les plus mauvais deals de A avec une approche au vote majoritaire.
Les fondateurs de ce club investissent aussi à chaque deal ou pas ?
Les fondateurs du club sont les associés de A. Ils investissent dans tous les deals proposés. S’ils n’investissent pas, le deal n’est pas proposé. Une manière simple d’aligner les intérêts et de garantir qu’il n’y a pas de loup.
Pourquoi faire appel à l’intelligence collective ?
parce qu’on n’aime pas jouer avec l’argent des autres à leur insu
parce qu’on n’est plus intelligent à plusieurs, et qu’un refus d’investissement de B peut nous amener à reconsidérer d’investir via A si nous découvrons que nous avons raté une partie d’analyse importante
parce que la rentabilité du deal n’est pas le seul critère : il y a aussi la finalité du projet entrepreneurial. Et c’est important que chacun puisse exprimer ses préférences et aider à choisir ce que son argent doit chercher à financer, dans un dealflow que l’on pense pouvoir alimenter de manière soutenue (2 deals présentés par mois)
Merci pour les précisions. C’est prometteur. Mais …
Espérons que ce ne sera pas trop XXXwashing (remplacer XXX par green, social, ethics, etc.).
Personnellement, quand j’investis, je cherche en 1) une rentabilité, et en 2) un sens. Et pas l’inverse. Et avec mes plus-value, je choisis moi même comment faire du bien à la société / à la planète.
Je crois que tu fantasmes l’intelligence collective. Elle est efficace dans de nombreux domaines mais surement pas pour aider à détecter un bon ou un mauvais deal et encore moins pour faire une due diligence supérieure à des professionnels qui ont pu bosser le dossier pendant des semaines/mois avant de le présenter.
Concernant ta partie coaching/formation, j’espère que tout est bénévole et que ce n’est pas pour vendre de la formation. Sachant qu’il faut déjà au moins une sacré réussite parmi les membres de ton équipe pour se permettre de vouloir coacher des fondateurs. Ce n’est pas un ancien VC ou un ancien banquier d’affaire qui aura la moindre crédibilité pour faire ça par exemple. On sait ce que ça donne comme résultat.
J’espère que c’est du marketing et que tu ne le penses pas. Parce qu’il n’y a qu’une seule chose qui compte pour juger de la finalité des deals: le multiple. Si tu comptes présenter à tes investisseurs d’autres arguments, tu vas au devant de gros problèmes. Beaucoup vont évidemment te dire que c’est le voyage qui compte et qu’ils préfèrent mettre leur argent dans des projets qui comptent pour eux.
Et ils le pensent au moment où ils te le disent. Mais tout sera oublié au moment où la valorisation du deal s’effondrera.
Evidemment que nous n’allons pas facturer du coaching aux startups dans lesquelles on investit. Ce n’est pas du tout notre business model. Il y en a vraiment qui font cela ?
Nos profils, c’est entrepreneurs chevronnés et anciens cadres dirigeants de grandes organisations. Des créateurs, des managers, des experts de la tech et de l’industrie, qui ont créé et développé des sociétés et les ont amenées à la rentabilité avant (parfois) de les céder.
Pour nous, ce sera un peu moins binaire que cela. Il y a une certaine dose de sélectivité non financière dans ce que l’on va proposer et des convictions assez fortes. Mais ce n’est pas antinomique avec le succès commercial et les multiples de valorisation.
Y’a un monde où Finary Invest permettrai un DCA sur du private equity de qualité en off market si ils arrivent à collecter suffisamment pour avoir assez de fonds pour le lever le doigt sur les meilleurs deals ?