Placement argent régulier pour les enfants

Bonjour à tous,
Avec ma compagne nous souhaitons tous les mois allouer une petite somme d’argent genre 100€ (en mode DCA) quelques part pour notre enfant.

Quelles sont pour vous les meilleures options pour ce cas ?

J’ai vu Yomoni Kid mais je ne sais pas si ça sur des sommes de 100€/mois ça vaut le coup ?

Merci beaucoup

1 « J'aime »

Hello,

C’est toujours bien de commencer tôt pour ses enfants.
Je te conseillerai plutôt d’ouvrir une AV en gestion libre (puisque le PEA n’est pas éligible avant 18 ans) et de faire un DCA sur un ETF monde.
Exemple : Linxea Spirit 2 avec des versements automatiques. Tu auras une meilleure performance que Yomoni car moins de frais.

Bonne journée.
Victor

Pour ma part depuis leur naissance. DCA 100 euros/mois + étrennes.
20% SCI, 80% ETF (90% World, 10% émergents). Rééquilibrage 1 fois/an (la présence de SCI empêche l’option rééquilibrage automatique)

Je le fais chez Nalo avec 50€/mois.

J’ai longuement hésité, puis même regretté au début à cause de l’impossibilité d’être en gestion libre.
Mais finalement après ces mois de bear market et la visibilité des frais via Finary, je me rends compte que c’est pas si mal finalement.
Je n’avais pas trouvé de points particulièrement plus intéressant via Yomoni Kid, question de goût peut-être.

A voir sur quelques années quand tout sera au vert. Mais pour le moment Nalo me convient personnellement.

Dans tous les cas, l’AV est une bonne alternative pour les mineurs je crois.

Hello,
Effectivement, ouvrir une AV en gestion libre et faire du DCA est une très bonne option. La plupart des assurances vie en ligne type Boursorama ou Fortuneo (mais il y en d’autres) proposent des AV pour enfants mineurs et tu peux faire des versements programmés sur des supports ETF+fond euro sur le même principe que pour un adulte.
L’avantage de s’y prendre très tôt est que la capitalisation des intérêts sur une longue période permettra de créer du capital pour l’enfant tout en profitant des avantages de l’assurance vie.

Merci beaucoup pour vos réponses - je me dirige vers une AV ((je vais voir laquelle exactement) en gestion libre + DCA

Bonjour,

Je suis nouveau ici, pas encore familier avec les acronymes de la communauté… c’est quoi un « DCA » ?

J’ai ouvert une assurance vie pour mon enfant mineur, en me disant qu’en effet, le rendement sur la durée est sans doute meilleur qu’un livret, quel qu’il soit.

Mais un autre point me taraude, depuis peu, à l’approche de la majorité de cet enfant.

En effet, c’est l’enfant qui est titulaire du contrat.

Donc à ses 18 ans, il en devient propriétaire de plein droit, et peut exercer tous les actes de gestion, notamment des rachats, et il y a un fort risque de dilapidation de l’argent, la « maturité » en la matière pouvant parfois être (très) tardive.

Ainsi, au moment d’investir dans sa première résidence principale, le jeune pourrait se retrouver sans le sou à 30 ans, après avoir dilapidé dans les 12 années précédentes, les 30 ou 50 k€ (ou plus) mis de côté à grand-peine par papa-maman (voitures, motos, fêtes, voyages, « années de césure »…).

Certains sont prêts (= suffisamment matures) à gérer des « grosses » sommes dès leurs 20 ans, pour d’autres c’est plus long, 25 ans, 30ans,…

Du coup je me demande si l’assurance-vie est la meilleure méthode, au regard de ce risque, qui n’est pas du tout anticipable (en dehors et dans la limite de l’éducation qu’on donnons à ses enfants).
Les multiples influences que nos jeunes subissent dans leur environnement (y compris le net) et sur lesquelles nous, parents, n’avons aucun contrôle, n’aident pas vraiment.

Certains sites, notamment ceux des notaires ou qui traitent de succession, évoquent la possibilité d’adjoindre au contrat d’assurance-vie, un « Pacte Adjoint » qui définit les limitations dans la jouissance du contrat (gestion, rachats,…) envers son jeune et nouveau titulaire.

Mais la portée d’un pacte adjoint ne peut pas aller au-delà des 25 ans de l’enfant, ce qui est pour certains encore « trop jeune ».

Jusqu’à ce que je découvre les CONTRATS DE CAPITALISATION, quasi-jumeaux des contrats d’assurance-vie, à ceci près qu’ils ne sont pas liés au décès de leur titulaire, et qu’ils sont transmissibles.

D’où l’idée : en tant que parent, souscrire un Contrat de Capitalisation non pas au nom de l’enfant, mais au nom du ou des parents (possibilité de contrat joint), et faire la donation du contrat à l’enfant quand on juge que c’est le bon moment (étape de la vie, maturité de l’enfant, par exemple), et tant qu’à faire, profiter au passage des abattements fiscaux sur les donations…

Aussi, avant de téléphoner à un vendeur de contrat de capitalisation, qui me fera l’article sur son produit forcément fantastique, je souhaite recueillir l’avis de la communauté sur cette « martingale d’abattement de risque »…

Merci !

2 « J'aime »

DCA = dollar cost average = investissements réguliers (ou programmés)

Bonne soirée

1 « J'aime »

Pour ma part, l’argent que j’ai reçu a ma majorité a été « dilapidé » pendant mes études.
Si tu veux réussir dans les études il vaut mieux ne pas avoir un contrat de 15h/semaine a carrefour/macdo. Donc juste pour vivre avec 800€/mois (ce qui est confortable)sur 5 ans ça fait déjà 48000€. Si il faut rajouter les frais engendrés par les stages+semestre a l’étranger+prix de l’école si payante+frais annexes ça descend très vite.
Avec autant d’argent sur une AV pas d’APL car il faut déclarer sont patrimoine mobilier et les parents marié au SMIC c’est 200€/300€ de bourse par mois.
On est peut-être pas mature a 18ans sur ces questions mais on se rends vite compte que les pâtes au sel c’est moyen.

Surtout que des études en 5 ans ça reste assez rare si on prends en compte les redoublements, les réorientations (c’est rare d’être sur de ton avenir a 18ans) et les années supplémentaires à cause des sélections à l’entrée ou en master.

Bref merci papa maman

1 « J'aime »

Je comprends ton commentaire.
Mes parents n’ont pas de gros revenus , mais ont toujours su économiser. Grace à l’argent mis de coté, ils m’ont payé une école privée, un logement pendant 5 ans. Je n’ai pas eu besoin de travailler à coté de mes études.

Aujourd’hui, j’ai une situation confortable, j’arrive à investir. Je vois l’avenir sereinement.
Je remercie tous les jours mes parents pour cette chance.

Epargner pour les études de vos enfants est l’un des plus beaux cadeaux que vous pouvez leur faire.

2 « J'aime »

Sauf erreur sur une AV, s’il y a plusieurs bénéficiaires, pour faire un rachat partiel ou total, il faut l’accord de tous les bénéficiaires. Il suffit donc de vous rajouter parmi les bénéficiaires du contrat de votre enfant.

Et comme pour modifier (ajouter / supprimer) des bénéficiaires il faut l’accord de tous les bénéficiaires, votre enfant ne pourra pas vous sortir dès sa majorité sans votre accord.

Cela me semble une solution à la fois simple et efficace… ou alors j’ai raté quelque chose…

Bonjour Sheepman707

Alors, ce que j’appelle « dilapidation », ce n’est pas payer ses études, mais c’est les dépenses « frivoles » et « inconsidérées » justement parce qu’elles ne se rattachent pas à un projet « constructif » comme les études, l’achat de la RP (apport), ou même passer le permis.

Dans ce registre (pardon pour l’aspect « vintage »), c’est par exemple s’acheter une Honda 500 au lieu de se contenter d’un Peugeot 103, une 205-GTI toute neuve au lieu de se contenter d’une Ford Fiesta d’occasion, etc etc… bref, une approche plutôt hédoniste qu’utilitaire ou pour le moins « constructiviste ».

Je n’ai jamais eu à gagner l’argent qui a payé mes études, merci papa-maman, mais rétrospectivement, je pense que travailler un peu, ça donne la notion de la valeur de l’argent : on apprend qu’il ne sort pas de la carte bleue par magie !
(et accessoirement, ça m’aurait permis d’accumuler les trimestres qui vont me manquer pour la retraite…)
Bon, dans mon trou perdu il n’y avait pas de Mac-Do ni de Carrefour, et il fallait faire 10 km à vélo pour aller au Leclerc : ça limitait pas mal les possibilités… je m’en suis sorti en donnant des cours de maths à des lycéens

Sorti de ce contexte, ma question portait plutôt sur un « pactole » sans assignation d’usage prédéfinie, qu’on offre à un enfant à une occasion comme sa majorité, son mariage ou que sais-je… pactole qu’il peut donc appréhender dès ses 18 ans s’il est titulaire d’un contrat d’assurance-vie.
Et donc comment anticiper ou éviter que cet argent soit dépensé à « mauvais escient ».
En gros et pour être très trivial, c’est comment faire en sorte que l’enfant ne perçoive l’argent que quand il a la quantité suffisante de plomb dans la cervelle !

Bonjour,

Avez-vous déjà regardé du côté du pacte adjoint que l’on peut mettre en place sur un contrat d’AV.

Ça permet de définir les conditions imposées pour le réemploi de la somme détenue sur le contrat d’AV.

Bonjour Spacewolf,

La disposition d’ordre général, c’est que le titulaire d’un contrat d’assurance-vie désigne quand et comme bon lui semble, les bénéficiaires de son contrat.
A tout moment, il peut modifier la clause bénéficiaire (si on divorce, on ne veut peut-être pas que son ex touche le magot si on casse sa pipe, et on se passe volontiers de son accord pour désigner son nouveau conjoint…).

Dans la configuration d’une assurance-vie pour mineur, c’est l’enfant qui est titulaire du contrat d’AV.

L’assureur oblige alors à ce que les bénéficiaires du contrat (donc ceux qui touchent l’argent en cas de décès du titulaire, ici l’enfant) soient les parents : en principe, on n’assassine pas son enfant pour toucher l’assurance-vie qu’on a soi-même ouverte avant, à son profit… voir les innombrables séries B américaines sur ce thème.
Et ça prémunit contre les plans tordus des oncles ou cousins envieux et malveillants…

A sa majorité, l’enfant titulaire du contrat peut en changer la clause bénéficiaire, au profit de qui il veut : il peut laisser ses parents, ou y adjoindre frères/soeurs, chéri(e)(s), etc etc… et il peut aussi racheter le contrat.

D’une manière générale, l’accord des bénéficiaires d’un contrat d’assurance-vie n’est requis que dans le cas des « bénéficiaires acceptants ».

Le bénéficiaire acceptant, est une personne qui a su (soit que le titulaire lui a dit, soit qu’elle l’a appris « par la bande ») qu’elle est désignée comme bénéficiaire du contrat, et qui s’est formellement manifestée auprès de l’assureur pour lui signifier qu’elle accepte le bénéfice du contrat.

Le fait que le bénéfice du contrat ait été accepté, fige le bénéfice du contrat au profit du bénéficiaire acceptant, interdit au titulaire du contrat de le racheter même partiellement, et je crois que les prérogatives de gestion du titulaire du contrat se retrouvent fortement limitées (clause bénéficiaire figée, nantissement du contrat impossible,…).

Accepter le bénéfice d’une assurance-vie « dans le dos » de son titulaire, peut donc s’avérer un moyen redoutable pour « détourner » le contrat à son profit.
Car la clause bénéficiaire peut évoluer au cours de la vie d’un contrat… sauf s’il a été accepté.

D’OU L’IMPORTANCE DE GARDER SECRETE LA CLAUSE BENEFICIAIRE…
(certains la déposent sous pli cacheté chez le notaire)

L’acceptation peut aussi être le moyen de protéger par exemple une personne vulnérable (enfant handicapé), on est sûr que c’est lui qui touchera l’argent.

Pour en revenir à la question initiale donc :

Assurance-vie au nom de l’enfant, ou contrat de capitalisation au nom des parents puis donation à l’enfant « quand c’est le bon moment » pour le faire ?

Bonjour christopheF,

J’ai en effet vu la notion de pacte adjoint, mais c’est limité aux 25 ans de l’enfant.

Mais comme on a dit, le « meilleur moment » pour transmettre, peut être 18 ans, 20 ans, 25 ans, comme 28 ou 32 ans…

Alors oui, on peut supposer qu’à 25 ans la majorité des gens est suffisamment bien câblée pour recevoir 10, 20, 50 k€… et que le pacte adjoint peut suffire.

Et je peux considérer que si ce n’est pas le cas de mes enfants, j’aurai raté quelque chose dans leur éducation !

mais je me demande comment je me serais moi-même comporté en recevant 50 k€ à mes 25 ans… certainement pas de la « meilleure » des manières…

Du coup comme on n’est jamais trop prudent, la question du Contrat de Capitalisation suivi d’une donation « au bon moment » a émergé…

OK, c’est la notion de « acceptant » que j’avais raté ^^

Assurance-vie au nom de l’enfant, ou contrat de capitalisation au nom des parents puis donation à l’enfant « quand c’est le bon moment » pour le faire ?

les deux mon capitaine :blush: il n’y a pas de meilleur choix entre au nom de l’enfant et au nom des parents

en mettant le support au nom de l’enfant les fonds lui appartiennent

l’intérêt principal c’est qu’on évite de passer par la case donation - pour l’instant la loi prévoit de généreux abattements en ligne directe mais qui sait si ce sera toujours le cas dans 18 ans ?

cela protège aussi l’enfant en cas d’événement familial imprévu, tel qu’un divorce conflictuel par exemple - son capital est à lui et à lui seul, il est « sanctuarisé »

par contre effectivement rien n’empêche l’enfant de prendre les sous pour aller fumer de la weed à Amsterdam avec ses potes une fois majeur :slight_smile:

du coup je pense que la solution se trouve dans un mélange des deux options : pourquoi pas ouvrir deux supports distincts ?

sinon on peut aussi faire le contrat au nom de l’enfant mais le garder secret pendant toutes ces années…? :innocent:

Bonjour,

L’acceptation ne peut se faire qu’avec l’accord du bénéficiaire ET du souscripteur. Donc pas de risque qu’un bénéficiaire mal intentionné s’empare de votre sans votre accord.

Une fois l’acceptation faite, me contrat est effectivement bloqué comme vous l’indiquez

En effet, oui, pour le coup c’est moi qui étais bloqué, sur la réglementation d’avant 2007, quand il était possible d’accepter un contrat « en catimini », au nez et à la barbe de tout le monde…
Désormais l’accord entre les parties prenantes, qui a été mis en place, évite les « captations d’héritages » litigieuses voire tendancieuses.

Merci pour cette précision.

A ce stade, même si mes enfants sont encore jeunes, je n’ai pas forcément prévu de les informer que j’ai souscris une assurance vie a leur nom, tant qu’ils n’auront pas un projet spécifique pour l’utiliser. Même si légalement ils seront propriétaires de l’AV a leur majorité, je les informerai de ce contrat lorsque ce sera pertinent et qu’ils seront capables d’en prendre la bonne mesure. On verra dans quelques années :grin: