Finary

Actif ou Passif

Comment investissez-vous dans les marchés ?

  • Gestion active : Achat d’actions (stock picking) ou de fonds actifs (qui essayent de battre les marchĂ©s)
  • Gestion passive : Achat d’ETF

N’hésitez pas à expliquer votre décision !

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Bonjour,

J’ai débuté en bourse en mars 2020, je suis une gestion totalement passive long terme sur AV et PEA.

La raison est simple quand plus de 80% des fonds d’investissements ne font pas mieux que le marché sur le long terme. Alors que ce sont des professionnels pourquoi moi investisseur novice, je vais m’embêter à faire de l’actif…

En terme de temps passé sur mes investissements et le rendement qu’ils peuvent apporter sur le long terme, le choix entre la gestion passive et active est assez facile pour ma part. :slightly_smiling_face:

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je rejoins sans réserve @cantone et rajouterais :

  • mode pilote automatique, pas de noeuds au cerveau : c’est confortable et en mĂŞme temps ça rĂ©duit le risque de commettre des erreurs
  • diversification, on peut acheter « tout le marché » (je caricature un peu mais on voit l’idĂ©e)
  • frais sans commune mesure
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Gestion passive Ă  50% et active Ă  50%

  • PEA passif 100% ETF
  • 1 AV 35% ETF et 65% actif
  • 1 AV orientĂ©e immobillier sur lequel j’ai pris des SCPI donc pour moi c’est actif.

Je m’explique sur le côté actif de mes investissements alors que je suis convaincu de la facilité et efficacité de la gestion passive.

  • Pour l’AV immobilier c’est tout simplement que je n’ai pas rĂ©ussi Ă  trouver des ETF Reits intĂ©ressants au niveau de la performance ou alors j’ai mal analysĂ©.
    Donc en attendant que je me forme sur le sujet j’investis en SCPI en AV mais je n’exclus pas de tout basculer vers des ETF.
  • Pour l’autre AV j’ai pris quelques OPCVM : Comgest Monde me permet de diversifier mon ETF Monde avec une belle performance passĂ©e. Pas envie d’aller sur un ETF Ă©mergent pour Ă©largir l’ETF Monde : j’ai quelques doutes sur sa performance Ă  court/moyen terme.
    Ça me permet de tester ce fond et de le comparer directement à l’ETF World puisque j’y investis la même somme. (35% chacun)
    Ensuite j’ai aussi besoin de choisir mes investissements j’ai besoin d’avoir une partie d’investissement de conviction. C’est dans ma nature même si ça va à l’encontre de la performance (et encore…) et donc pour 30% de cette AV j’ai choisir d’investir dans des MidCap europe, des PME française (label France Relance) et un fond techno français et européen (rapport TIBI)

En gros si on exclu le Comgest Monde, j’ai environ 10% de la valeur de mes comptes d’investissements dans de la gestion active qui est un investissement de conviction et autant sur les SCPI je cherche à changer parce que je pense pouvoir faire mieux en y passant moins de temps autant j’aurai du mal à me passer de ces 10% qui m’ont certes pris du temps pour les sélectionner mais que j’investis maintenant machinalement et me coutent le temps de lire 3 rapports trimestriels pour me tenir informé.

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Pour agrémenter le débat, une infographie qui montre la difficulté pour les gérants actifs de battre leurs indices sur des périodes longues (5 ans)

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Bonjour Ă  tous,

Même si les premiers ETF étaient adossés aux grands indices avec pour principal objectif de réduire les frais pour les adeptes d’une gestion indicielle, de nouveaux ETF sont adossés à des indices sectoriels voire exotiques, construits de manière ad-hoc pour battre les grands indices classiques. Je pense qu’on ne peut plus assimiler ETF et gestion passive suite à cette évolution. A noter que les frais ont du coup augmenté mais sans toutefois atteindre ceux des UC.

De plus à la gestion du gérant de l’ETF se superpose notre propre gestion d’investisseur : quel indice sous-jacent choisir, quand acheter, quand vendre, vais-je faire un aller-retour dans le journée, vais-je le shorter ou acheter un ETF bear, avec ou sans effet de levier… ?

Bref une gestion très dynamique des ETF est possible à peu de frais vu leur liquidité contrairement aux UC (frais d’entrée) et même certaines actions (la taxe financière).

Cordialement Jean-Louis

Dans mon fond intérieur je serai gestion passive avec un ETF world pour ne pas me compliquer la vie, et au regard de la crise que l’on viens de passer c’est une bonne alternative pour voir evoluer le monde et ses finances…
Dans ma réalité je suis gestion active voir dynamique si j’en crois mon portefeuille Pea et fervent adepte stock picking meme ! tout en essayant de construire un portefeuille de dividendes aristocrates.

@jonathand
Pour reprendre le fil notre Ă©change;

Disons que nos problématiques ne sont pas celles d’un particulier. Nous avons des comptes à rendre à nos porteurs de parts. Nous constations aujourd’hui que la grande majorité des particuliers qui ne s’intéressent pas du tout à la gestion de leur épargne en direct est très sensible à la volatilité. Nous avons donc une approche qui consiste à ne pas avoir qu’un filtre purement quantitatif basé sur la performance, mais qui intègre beaucoup plus de paramètres (style de gestion de la SDG, vue de marché du gérant, exposition, etc…). Nous pouvons par exemple privilégier des fonds avec un meilleur ratio de Sharpe ou une volatilité plus maitrisée que les top performers d’une catégorie.

Aujourd’hui, il est beaucoup plus facile de trouver des fonds et des contacts sur des zones géographiques, Europe, monde, USA, chine etc… que sur le marché philippin, brésilien, sud-africain. Pour autant, nous trouvons parfois des écarts de valorisation très importants sur ces émergents et acheter un ETF est beaucoup plus simple que de trouver un gérant de qualité qui maitrise ce marché.

Concernant la surperformance du S&P et des indices en général VS la gestion active, le débat est profond et sans fin. S’il est admis que battre le SPY sur une très longue période relève de l’exploit, il n’en demeure pas moins que sur des échéances plus courtes (3 ans par exemple), il y a beaucoup de très bons gérants qui font mieux que leurs benchmark. Il faut arriver à les identifier et à rester exposé dessus. C’est un travail qui peut être fait lorsque l’on est au quotidien sur les marchés avec des outils adéquats. C’est plus contraignant pour un particulier bien que tout à fait réalisable. Rapporté au patrimoine d’un particulier avec ratio rendement / temps, un ETF MSCI World fera tout à fait le job (attention toutefois, il n’expose pas aux émergents tout juste 1% de mémoire, il vous manque tout de même un acteur important dans la panier qui est la Chine :wink: ).

Il nous arrive d’acheter des ETF ou des futures sur des grands indices quand nous souhaitons moduler rapidement notre exposition sur un secteur ou un zone géographique.

Pour finir, 80% de la performance d’une allocation aujourd’hui est basée sur l’exposition des classes d’actifs. Les 20% restants sont dans la qualité du sous-jacent. Dès lors, si en février vous aviez misé sur un forte progression des matières premières, que vous ayez acheté du total à cette date, un ETF Oil&gas ou un fonds sur la thématique, vous avez surperformé tous les indices avec delta de quelques points à l’arrivée… C’est toute la difficulté de l’asset managment : être sur le bon actif au bon moment.

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Hyper intéressant ! Un avis sur le direct indexing et le smart beta ?

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Merci @mounir pour ton retour.

Un avis pourquoi pas, mais je ne suis pas du tout expert en stratégies quantitatives :slight_smile: :upside_down_face:

Concernant la réplication d’indices en direct, je ne vois pas tellement l’intérêt pour un particulier. Cela constituerait plutôt un casse-tête qu’autre chose. Il faut également parfaitement maîtriser la méthode de calcul des indices. En prenant l’exemple du CAC, il est calculé avec une pondération sur les capitalisations flottantes. Il faut donc aller rechercher le flottant de chaque valeur et rééquilibrer son exposition régulièrement (à chaque versement d’un dividende entre autres). Les couts de transaction et d’erreur sont importants. Même en prenant des brokers à frais très réduits, l’intérêt ne me saute pas aux yeux. Si vous répliquez les 40 valeurs du CAC, le travail est déjà conséquent. Pour répliquer le SP 500, il faut se lever de bonne heure… Un bon ETF vous fait cela pour 0.1% de frais annuels.

Il existe des stratégies un peu plus sioux qui peuvent avoir un intérêt pour un particulier adepte des outils quantitatifs. On peut en effet essayer de répliquer un indice en prenant un petit panier de valeurs qui ont sur une très longue période une corrélation du CAC proche de 1. Dès lors, pour les adeptes de l’extraction de données, si par exemple vous aviez acheté BNP, Bouygues et Saint Gobain (corrélation >85%) de manière équipondérée ces 20 dernières années, vous devriez avoir une performance qui suit de près la courbe du CAC à moindre cout VS acheter les 40 valeurs de l’indice. La corrélation de cet exemple est-elle durable dans le futur ? personne ne peut le dire…

Les algos des ETF aujourd’hui font cela très bien avec des couts dérisoires. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de s’embêter.

Les ETF smart Beta étaient appelés il y a peu thématiques, sectoriels ou factoriels. Smart beta doit sonner beaucoup plus vendeur, hype et 2.0 que les noms que je connaissais :wink:
Ici encore, si l’on ne tombe pas dans l’effet mode, disposer d’un algo quantitatif qui permet de vous exposer précisément sur une vue de marché que vous avez est très pertinent. Si vous pensez que le cycle de croissance couplé à l’inflation profitera plutôt aux valeurs cycliques et décotées, un ETF Value qui filtre et pondère automatiquement un univers de valeurs en respectant tous ces critères est parfaitement utile. Les couts de ces ETF sont souvent un plus élevés que les ETF de réplication d’indices simples. On se trouve alors à mi-chemin entre payer un algo un peu plus cher que des versions plus basiques pour un potentiel de surperformance qui n’est pas certain sur une longue période. Ne faut-il pas dans ce cas payer un bon asset manager ?

Comme bien souvent dans ce domaine, les choses les plus simples sont souvent les meilleures. Warren Buffet à sa mort à donné la consigne à ses proches d’acheter un ETF sur le S&P500. Il n’a pas parlé d’un smart beta S&P500 ESG AI LowVol blockchain lithium equalweight… :blush:

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Assez d’accord que les techniques « d’enhanced passive investing » ressemblent plus à du marketing qu’à une vraie innovation financière.

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Pour le moment je suis principalement stock picking (car j’aime ça). Dénicher l’action qui va me rapporter quelques sous dans les prochains mois est plutôt gratifiant.

J’ai franchement du mal à me faire un avis entre l’actif et le passif. Parfois j’ai envie de faire du passif mais ça m’ennuie!
En revanche sur mes AV, je balance à des gérants qui font ça bien mieux que moi (mais suis anti gestion pilotée) et ça fait plaisir aux banques quand j’ai besoin d’un financement X ou Y…

Bonjour Ă  tous !
Je decouvre ce sujet qui est un peu vieux. Du coup je vais vous livrer ma stratégie.
Alors je suis en hybride gestion active/passive. La gestion passive est ennuyeuse mais nécessaire pour la diversification. Personnellement j’aime bien la gestion active pour les valeurs de rendement. Psychologiquement, je préfère me dire que je vais toucher un dividende et puis je compte en faire une source de revenu pour le futur.

  • PEA : j’ai un mixe d’ETF gĂ©ographiques (world, Ă©mergents, Europe…) et de mega cap en stock picking du cac pour les dividendes.

  • CTO : j’ai quelques actions amĂ©ricaines (tech, REITs) et asiatiques (Nio, Alibaba, Tencent), ainsi que des ETF sectoriels (SP500, Nasdaq…) et smart beta (principalement momentum et value).

En somme, j’ai un peu pris cher concernant la baisse du SP500 mais pas énormément non plus vu ma diversification. C’est largement compensable.