[Actu marchés S24] 172 000 créations nettes d'emplois en mai aux États-Unis, contre un consensus proche de 85 000

172 000 créations nettes d’emplois en mai aux États-Unis, contre un consensus proche de 85 000.

Le message est simple : malgré des taux directeurs élevés depuis plusieurs années, le marché du travail américain continue de faire preuve d’une résilience remarquable. Avril a d’ailleurs été révisé à la hausse à 179 000 créations d’emplois.

Pour les marchés, la lecture est plus complexe.

Dans un environnement où l’inflation reste au-dessus de la cible de la Fed et où les prix de l’énergie demeurent sous tension, un rapport de l’emploi aussi solide réduit mécaniquement la probabilité d’un assouplissement monétaire rapide.

Autrement dit : tant que l’emploi reste robuste, la Fed n’a aucune urgence à baisser ses taux.

Les marchés l’ont immédiatement intégré. Les rendements obligataires ont progressé, les anticipations de baisse de taux ont été repoussées et les valeurs de croissance ont subi une nouvelle vague de pression.

C’est tout le paradoxe du régime macro actuel : les bonnes nouvelles économiques ne sont plus forcément de bonnes nouvelles pour les marchés.

Une économie trop forte retarde la détente monétaire. Et une détente monétaire retardée pèse sur les actifs les plus sensibles aux taux, notamment la technologie et les valeurs de croissance.

La vraie question pour les prochains mois n’est donc plus de savoir si l’économie américaine ralentit, mais si elle ralentit suffisamment pour permettre à la Fed d’envisager une baisse de taux sans risquer une nouvelle accélération de l’inflation.

Et vous, à combien estimez-vous la probabilité d’une nouvelle hausse des taux de la Fed d’ici la fin de l’année ?

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