Dans la vidéo récente de Corentin, il expliquait pourquoi il semblait pertinent pour Finary One de se retirer du crédit privé de ses allocations.
Trois signaux ressortent :
Le premier, c’est l’écart entre le taux de défaut officiel affiché par les fonds, qui reste sous 2 %, et le taux de shadow default via le mécanisme PIK, payment-in-kind, qui lui a plus que doublé en quatre ans pour atteindre 6,4 % fin 2025. Une entreprise qui rembourse en dette supplémentaire plutôt qu’en cash est en défaut dans les faits, mais pas dans les chiffres officiels.
Le deuxième signal, c’est l’exposition massive au secteur SaaS. Ces entreprises étaient considérées comme l’emprunteur idéal pour la dette privée. Sauf que l’IA est en train de détruire ce modèle beaucoup plus vite que personne ne l’anticipait, et les actions du secteur ont chuté de 30 % entre octobre 2025 et février 2026.
Le troisième, c’est la question des gates. BlackRock, Morgan Stanley, Cliffwater ont tous activé leurs plafonds de retrait ces derniers mois, avec des demandes atteignant deux à trois fois le seuil autorisé.
Parmi ces trois signaux, lequel vous semble le plus préoccupant et pourquoi ?
Pour ma part c’est le premier. Un marché qui valorise lui-même ses actifs et affiche des taux de défaut deux à trois fois inférieurs à la réalité, c’est le type d’opacité qui me rappelle un peu 2008, où les produits adossés aux subprimes continuaient d’afficher des notations rassurantes pendant que les fondamentaux se dégradaient en silence..