Je me suis découvert une passion pour les vinyles depuis peu, et j’ai décidé de me faire une petite collection. Etant membre Finary, je suis également fan d’investissement. Je me demandais si certains d’entre vous envisageais les vinyles (et plus largement, la musique) comme un investissement plaisir, comme peut l’être l’art ou les montres.
Je ne m’attends pas à faire des énormes multiples grâce aux vinyles, mais je pense qu’avoir une collection peut être un bouclier anti inflation, tout en restant un plaisir.
Certains d’entre vous partagent ils cette vision ? Ou bien devrais je voir le vinyle uniquement comme un objet musicale ?
Et donc vous seriez prêt à vendre une collection construite sur un long temps par passion pour « contrer » l’inflation ? Tous vos beaux vinyles patiemment accumulés contre un indice économique ?
C’est étonnant de vouloir associer la notion d’investissement à une passion qui, de plus, a l’air de vous réjouir.
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Comme tous les objets de collection (et pour moi ça inclut montres, vin/spiritueux, art, cartes pokemon, lego, memorablia divers et variés…), j’ai du mal à les mettre complètement dans la catégorie “investissement” MAIS oui, force est de constater que :
si tu es un peu malin, il y a carrément moyen de faire du “trading”. J’ai quelques potes dont le métier est d’acheter et de revendre des disques, pas dans une stratégie volume comme un disquaire, mais vraiment en essayant d’anticiper les évolutions du marchés
si maintenu en bon état (les pochettes en particulier sont fragiles) : ça conserve assez bien sa valeur. Même si je trouve qu’actuellement le neuf est très cher et qu’en conséquence ça décote très vite à la revente.
Dans le neuf, je trouve qu’il y a un léger risque à ce mouvement de “premiumisation” du vinyle vers l’objet de collection, en particulier car c’est largement soutenu par une offre un peu artificielle d’éditions limitées multiples qui coexistent avec l’objet standard. La rarefaction volontaire, ça a beaucoup de sens pour des objets essentiellement artisanaux / manuels mais au bout de la dixième édition limitée à 1 000 ex, c’est plus vraiment une édition limitée et ça finit par ressembler à un funko-pop ou un énième drop de sneakers dont la seule spécificité est d’avoir changé la couleur du logo.
Franchement oui, comme toutes les collections, ça doit vivre, donc : on la fait tourner, et dans le cas du vinyle c’est ultra liquide.
Je pense que si l’on voit les vinyles comme un investissement, il faut privilégier les collections ultra limité (live session, pressage atypique etc…) plutôt que d’acheter les dernières sorties. Le meilleur coup selon moi reste d’acheter des pépites mal pricé d’occasion, et les revendre par la suite, si on est purement dans une démarche spéculative
Après il y autant de méthode que de collectionneur. Entre ceux qui achètent des lots qui ne vont pas tout garder, ceux qui sont à la recherche de la pièce ultime qui achète très peu mais très précis et qui y mettent le prix, ceux qui achètent la même référence jusqu’à avoir la copie parfaite et revendre le reste, tu as aussi des monomaniaques qui sont capable d’acheter le même disque dans 15 éditions différentes (japonaise, européenne, américaine, réédition, picture disc), t’en croise pas mal dans les conventions, ceux qui font un peu tout ça à la fois… 50 nuances de nerdisme discophile.
Par exemple, j’achète pas mal de lots, donc je me retrouve souvent avec des doubles et clairement, autant les remettre dans le circuit