Mon papa est décédé au début du mois d’avril. En aidant ma maman pour les papiers, je découvre qu’il avait plusieurs assurance vie dans différentes banques ou assurances LCL, La banque postale, Axa. Ma maman est la bénéficiaire de tous ces contrats et a elle même une assurance vie à la banque postale.
J’ai découvert que tous ces contrats sont bourrés de frais, sur versement,…
Une fois la succession faite, qu’est-il intéressant de faire pour ma maman (86 ans) : mettre l’argent sur l’assurance vie qu’elle possède déjà (avec tous les frais) ou ouvrir une nouvelle assurance vie ? Une autre solution de placement ? sachant qu’elle a déjà les livrets. Tant qu’elle peut rester chez elle, je ne pense pas qu’elle en ait besoin pour vivre, la question se reposera si elle rentre en maison de retraite.
À son âge, je resterais sur des solutions simple et je suis persuadé que les frais sur versement à la banque postale par exemple mais peut être les autres aussi, peut être fortement réduit voir supprimer!
Entre les conditions générales et les frais réellement appliqués, il peut y avoir de fortes différences.
Plusieurs possibilités sont possibles dans ce que vous avez décrit :
si votre maman n’a pas forcément besoin de ces capitaux et qu’il y a plusieurs contrats d’assurances-vie, elle peut renoncer à certains contrats d’assurance-vie. S’il s’agit de la clause bénéficiaire standard (mon conjoint, à défaut les enfants, …) qui est rédigée sur ses adhésions alors ce sera les enfants donc vous et vos frères ou sœurs si vous en avez qui deviendraient bénéficiaires. Cela permet d’éviter d’augmenter le patrimoine de votre maman et donc les droits de succession le jour où il lui arrive quelque chose.
si elle accepte le bénéfice des assurances vie, vous devez vérifier la date d’ouverture de ses contrats d’assurances vie existants. En effet, si elle bénéficie d’un contrat ouvert avant le 20/11/1991, alors n’hésitez pas et transférez les capitaux sur ces adhésions. Pourquoi ? Tous contrats ouverts avant cette date ne tiennent pas compte des versements réalisés après 70 ans. C’est à dire que si elle reverse aujourd’hui sur un contrat de ce type, c’est comme si elle versait avant ses 70 ans au niveau fiscal (152 500€ exonérés par bénéficiaire, puis 20% au delà).
Dans le cas où ses adhésions seraient ouvertes après le 20/11/1991, le mieux est en effet d’ouvrir un autre contrat d’assurance vie afin de séparer la fiscalité d’avant/apres 70 ans. En cas de besoin de liquidités et de rachats, il sera plus intéressant pour vous qu’elle rachète sur le contrat le plus récent (peu de plus value donc peu de fiscalité mais flat tax à 30% avant 8 ans… et surtout ça évite de racheter des capitaux exonérés versés avant 70 ans)
Tout d’abord, toutes mes condoléances pour votre papa.
Dans la situation de votre maman, âgée de 86 ans, je serais très prudent avant de remettre automatiquement les sommes issues des assurances-vie sur une nouvelle assurance-vie ou sur les contrats existants.
L’assurance-vie peut être une excellente enveloppe patrimoniale, mais à 86 ans, il faut bien distinguer plusieurs sujets :
le besoin de liquidité pour votre maman ;
les frais des contrats existants ;
la fiscalité en cas de nouveaux versements après 70 ans ;
l’éventuelle entrée en maison de retraite ;
la simplicité de gestion ;
et la transmission future.
Si elle dispose déjà de livrets remplis et qu’elle n’a pas besoin immédiat de revenus tant qu’elle reste chez elle, la priorité me semble être de conserver une organisation simple, liquide et peu chargée en frais.
Avant de prendre une décision, je regarderais notamment :
les montants qui vont être reçus au titre des contrats ;
les frais d’entrée, de gestion et d’arbitrage des contrats existants ;
les bénéficiaires actuels ;
les supports proposés ;
son niveau de revenus et de charges ;
le coût potentiel d’une maison de retraite ;
et le montant de liquidité à conserver disponible.
À cet âge, ouvrir une nouvelle assurance-vie peut parfois avoir du sens, mais ce n’est pas automatique. Si le contrat comporte des frais élevés ou si les fonds risquent d’être nécessaires à court ou moyen terme, une solution plus simple et plus liquide peut être préférable.
À mon sens, la bonne approche serait d’abord de sécuriser la trésorerie de votre maman et d’éviter les frais inutiles, puis seulement ensuite d’étudier si une enveloppe complémentaire a un réel intérêt patrimonial.
C’est une période assez difficile, il faut à la fois gérer notre peine, faire toutes les démarches et surtout pour ma maman la demande de pension de reversion, et envisager l’avenir.
Effectivement, si elle un peu d’argent sur ses livrets, elle ne sait pas ce quelle va toucher de la pension de mon père (elle a elle même une toute petite retraite de moins de 500 euros). Nous attendons tout ça afin de décider une fois les contrats d’assurance vie de mon père touchés ce qu’il conviendra de faire. Il faut effectivement aussi envisager une maison de retraite et je crois aussi qu’il est préférable de ne pas rouvrir une nouvelle assurance vie, mais de garder des placements plus liquides pour cette éventualité. Merci pour vos réflexions qui vont nous aider à tout bien peser et agir le plus sereinement possible.
Je partage l’avis des commentaires précédents sur le fait d’être prudent et d’avoir une vue globale avant de prendre une décision.
Juste 2 petits points d’attention si vous vous ouvrez une nouvelle assurance vie. Les fonds ne seront pas bloqués (généralement disponible entre quelques jours/semaines) dans le cas où votre maman en a besoin. Il faut également faire attention aux “primes manifestement exagérées” vis à vis du fisc.