Pour le coup c’est exactement l’inverse !
Effectivement la martingale donne l’impression d’une énorme réussite in fine… Mais on a largement démontré que c’est la ruine qui clôt le tout.
D’ailleurs, il est impossible de gagner au casino (sauf le biais du survivant : il y en a toujours un qui gagne et qui donne envie aux autres… qui perdent…).
C’est à cause de ce que l’on appelle “l’avantage de la maison” ou “house hedge” :
Sur la roulette il y a 37 cases, 18 rouges, 18 noires… et la verte, le zéro.
De fait, tu joue à 50/50, mais cette petite case induit un rapport de 48,65% de chance de gagner seulement (tu gagnes 18 x sur 37… mais tu perds 19 x sur 37).
Et bien avec les options c’est pareil mais dans ton sens :
Les gens pensent que les actions, ça monte ou ça descend, à 50/50 donc… Mais ils préfèrent se couvrir plus spécifiquement contre les baisses, la peur du crash. Ainsi les options sont souvent surévaluées à cause de cette petite différence qui est la prime de risque (la case verte des options…).
Il faut simplement se retrouver du bon côté des statistiques et être vendeur d’options (short) !
Au casino le joueur joue peu et espère beaucoup, il a beaucoup de petites pertes pour un gros gain très incertain et basé sur une espérance mathématique négative (48,65 vs 50). Le casino lui, encaisse souvent de petits gains avec une espérance mathématique positive et je constate que les casinos sont plutôt riches (!?).
Avec les options, il faut donc être vendeur et toucher les primes. Sur le long terme, les options vendues ont un taux de réussite de ±80%. Et la vente de put est bien plus rémunératrice que celle de call, car la prime de risque est plus importante.