Salut @Gregory193
Je pense que l’IA doit intégrer Finary, et c’est déjà le cas sur certains aspects.
Pour ce qui est d’aller jusqu’au conseil en gestion de patrimoine, je vois deux enjeux.
- Il faut d’abord disposer d’un modèle d’IA extrêmement bien entraîné sur tous les sujets qui influencent les différentes classes d’actifs : histoire économique, analyse financière, actualité des entreprises, évolution des technologies, géopolitique, etc. Un tel modèle doit être constamment mis à jour. Je ne sais pas si le développement d’un outil de cette ampleur est financièrement envisageable pour Finary seule. J’ai plutôt l’impression qu’un acteur spécialisé finira par proposer ce type de moteur en marque blanche, un peu comme Powens ou Plaid fournissent aujourd’hui des solutions de connexion sécurisée.
- À supposer qu’un tel modèle existe, Finary dispose déjà d’un atout majeur : vos données. L’application ou l’interface web devient alors la couche de dialogue entre vous et l’IA, tandis que votre patrimoine constitue la matière première permettant de personnaliser les recommandations.
On pourrait ainsi imaginer un service de conseil financier basé sur l’IA, entièrement centré sur les données déjà présentes dans Finary, sans avoir à connecter d’autres services.
Aujourd’hui, je ne m’amuserais pas à fournir mes identifiants bancaires à Claude, ChatGPT ou d’autres acteurs du même genre. Peut-être qu’un jour ils offriront les mêmes garanties de sécurité et de conformité que Powens ou Plaid, mais ce n’est pas leur métier aujourd’hui.
Finary va-t-elle survivre à cela ?
Ce n’est pas parce que les grandes surfaces existent qu’il n’est plus possible d’aller chercher de bons produits au marché ou chez des commerçants spécialisés. Bien au contraire.
Pour résumer, si Finary dispose d’un modèle d’IA financière puissant, hébergé dans un environnement sécurisé, et que mes données ainsi que l’historique de mes échanges restent chiffrés et accessibles à moi seul, alors oui, une entreprise comme Finary a une réelle carte à jouer.
— Darryl
EDIT: Je précise que le modèle d’IA dont je parle n’a pas forcément à être unique. Il pourrait s’agir de plusieurs modèles spécialisés travaillant ensemble et sollicités en fonction de la nature des requêtes.
Ces modèles pourraient se spécialiser par domaine d’investissement (actions, immobilier, crypto, fiscalité, etc.), mais aussi par pays ou par cadre réglementaire. Ainsi, un investisseur français cherchant à optimiser son PEA pourrait bénéficier de modèles entraînés spécifiquement sur les produits et la fiscalité française, tandis qu’un investisseur immobilier présent dans plusieurs pays ferait appel à d’autres expertises.
L’utilisateur pourrait laisser la plateforme sélectionner automatiquement les modèles les plus pertinents, ou au contraire choisir lui-même ceux qu’il souhaite consulter, selon son besoin du moment.