Bulle IA ?

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Bonjour à tous,

Je me pose une question depuis quelque temps concernant les marchés financiers et l’engouement actuel autour de l’intelligence artificielle.

J’ai de plus en plus de mal à croire que les marchés puissent continuer à monter indéfiniment au rythme actuel. Quand je regarde les valorisations atteintes par certaines entreprises liées à l’IA, les montants investis dans les centres de données, les semi-conducteurs et les infrastructures, ainsi que l’enthousiasme quasi généralisé des investisseurs, je ne peux m’empêcher de penser à la fin des années 1990.

Je sais bien que l’IA est une technologie réelle et probablement révolutionnaire, tout comme Internet l’était à l’époque. Mais c’est justement ce qui me fait réfléchir. En 1999, beaucoup d’investisseurs avaient raison sur le potentiel d’Internet, mais ils avaient peut-être tort sur les valorisations qu’ils acceptaient de payer.

Aujourd’hui, ne sommes-nous pas dans une situation similaire ? Les entreprises de l’IA vont sans doute transformer l’économie, mais les marchés n’ont-ils pas déjà intégré des années, voire des décennies, de croissance future ?

Ce qui me frappe également, c’est la concentration des investissements sur un nombre limité d’acteurs et le sentiment que tout investisseur doit absolument être exposé à l’IA sous peine de manquer la prochaine révolution technologique. Ce genre de discours rappelle certaines phases de marché que l’on a déjà connues.

Selon vous, les ressemblances avec la bulle Internet de 1999 sont-elles réelles ou superficielles ? Quelles sont, selon vous, les principales différences entre la situation actuelle et celle qui a précédé l’éclatement de la bulle technologique en 2000 ?

Je serais curieux d’avoir l’avis des membres qui ont vécu cette période ou qui ont étudié ce qui s’est passé entre 1999 et 2001.

Au plaisir d’échanger avec vous.

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Réelles.

Les enjeux/écarts sont plus importants aujourd’hui.

Hello, la différence avec la bulle internet, c’est qu’aujourd’hui les entreprises font réellement des bénéfices et leurs valorisations pour la plupart ne sont pas totalement exagérées

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Même à l’époque .com les entreprises faisaient des bénéfices et certaines sont devenues des géants (ebay a ouvert en 1995, amazon en 1994).

Le problème fut que ça avait créé tant de hype qu’on mettait beaucoup d’argent dans tout ce qui était lié à internet sans effectivement évaluer les entreprises (et que la grande majorité de cet argent s’est enfumées avec la plupart des entreprises).

Pourrais-tu développer sur le font réellement des bénéfices ?

  • Open AI était à 5 milliards de $ de pertes en 2024
  • Anthropic en est à presque 0 (559M$ de « profit opérationnel » qui excluent certains coûts comme les stock options)
  • Google: on ne sait pas car ils diluent les C.A./profits dans Search/Cloud/Ads
  • Microsoft on peut avancer l’hypothèse qu’elle gagne un peu plus mais en ne peut pas dire car C.A. cachées dans d’autres produits/services

Toute la question est « Quand ? »

Et comment ca va baisser ? Et comment rerentrer ?

Le meilleur moyen de se protéger contre la bulle IA c’est de se diversifier sur les autres secteurs (au risque de ne pas profiter de la croissance IA) et d’avoir d’autres typologies d’actif.

Il y a 3 ans l’entreprise la plus rentable c’était Apple, suivi de Microsoft. Aujourd’hui c’est Alphabet et Nvidia. Il y a une transformation, portée par quelques grands gagnants.

Il y a aussi des boîtes survalorisées bien sûr. Comme toujours en bourse. Mais si on parle de boîtes qui font 0,4% du msci acwi, j’ai du mal à voir le danger, sauf pour ceux dont le portefeuille est sur pondéré sur des boîtes potentiellement toujours cycliques.

Je suis d’accord mais je ne vois pas pourquoi cela est écrit en réponse à mon commentaire/quel lien ça peut avoir avec, surtout vu que c’était une demande de clarification à son auteur (@Gaet33 )

Des boites comme Apple, Microsoft, Alphabet et META ne sont pas si grandes grâce à l’IA: elles l’étaient bien avant. Cela n’empêche pas que les investissements faramineux que ces boites font, on ne sait pas si ils seront rentable ni quand. Nvidia est un producteur de « briques », ni plus ni moins que Cisco Systems l’était à l’époque de la bulle .com ; les deux, peu importe le succès/rentabilité de l’IA auront fait de l’argent (quoi que ça reste à mieux analyser vues les triangulations introduites aujourd’hui et pas à l’époque: le fournisseur qui finance le client qui avec cet argent paye le fournisseur).

Ce qui a créé la bulle .com n’est pas la non-validité d’internet mais le fait que plein d’argent ait été mis dans des entreprises qui ont en majorité fait que des pertes, et ce, juste parce que c’était la mode.

C’est la réponse à la question: où sont les bénéfices. Nvidia ne serait pas l’entreprise actuelle sans la vague de l’IA. Les taux de croissance sont du jamais vu, surtout pour une boîte qui est déjà là première capitalisation mondiale.

Une correction/Krach peut survenir demain (pour d’autres raisons que l’IA d’ailleurs) comme pas avant 10 ans, personne ne sait ou ne peut reellement le predire. Etre prudent ajd ca peut autant etre judicieux que manquer une opportunite.

La solution a mon humble avis est probablement de s’exposer raisonnablement vis a vis de sa situation en etant lucide sur son aversion au risque reelle et ses connaissances effectives sans se torturer toutefois avec le sujet de potentielles bulles tout en ayant une vision long terme et de garder le cap dans la duree.

Et surtout se deconnecter du bruit mediatique ambiant qui a tendance a pousser les particuliers a se prendre les portes de saloon a la rentree comme a la sortie. Chaque nouveau mois/nouvelle annee on a de nouveaux prophetes de la bourse qui predisent des krachs/corrections/fin du monde. Tu me diras a force de la sous entendre/predire toutes les semaines peut etre auront ils raisons un jour, une horloge cassee donne l’heure exacte deux fois par jour apres tout… :slight_smile:

  1. comme je l’ai dit, NVidia comme Cisco, vend la matière première/infrastructurelle, elle ne vend pas de services d’IA. De la même manière le fait que Cisco ait fait des chiffres exceptionnelles à la fin des années '90, cela n’a pas empêché à la bulle .com de grandir et d’exploser
  2. une seule entreprise (qui en plus n’appartient pas à celles qui font des investissements à des milliards de dollars et dont on questionne ici la rentabilité), même si de la taille de Nvidia, ne fait pas le marché.

Donc ma question demeure toujours sans réponse : ils sont où, ou ils sont pour quand, les bénéfices (chiffre d’affaire - dépenses) des entreprises qui vendent de l’IA ou des services basées sur l’IA? En version plus simple : les valeurs boursières de ces entreprises s’envolent, leurs dettes aussi. C’est un pari contre le temps: produire des profits avant qu’elles se cassent la gueule.

L’erreur est de penser que la vente de service devrait nécessairement tirer le plus de valeur d’une technologie donnée. La capacité à marger vient de l’avantage concurrentielle et de l’avance technologique. Pas nécessairement du positionnement dans la chaîne de valeur.

Dans le monde aéronautique, les compagnies aériennes tirent bien moins de valeur que les constructeurs d’avion qui eux même tirent moins de valeur que les constructeurs de moteur. Mais les compagnies aériennes n’ont pas le choix pour survivre que d’acheter des avions et les constructeurs d’avions n’ont pas le choix que d’acheter des moteurs d’avion. Ca n’empêche pas le secteur aéronautique dans sa globalité de créer de la valeur.

Microsoft et Alphabet n’ont pas le choix que d’investir. Ils ont probablement moins de capacité aujourd’hui à marger que nvidia, tsmc, asml. Ils ne profitent pas d’un avantage concurrentiel, ils essayent de le construire. C’est une logique de croissance, qui ne plaît pas nécessairement à la bourse. De mémoire Microsoft baisse de 10% depuis le début d’année, à l’inverse du marché dans sa globalité. On est bien loin d’une valorisation qui s’envole.

Les vrais questions pour un investisseur ne sont pas où sont les bénéfices: ils sont public. La vraie question c’est est-ce que la bourse survalorise le secteur. Actuellement elle surpondère les semi-conducteurs et sous-pondère les softwares. Est-ce réellement déconnant étant donné les marges actuelles?

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Il me semble qu’on s’éloigne du sujet: similitudes (ou différences) de la situation actuelle vs bulle .com (ou autre crise).

Je n’ai jamais entendu parler d’une bulle de l’aviation (civile ou militaire).

ou plutôt à quel point : on peut survaloriser un secteur sans que cela produise une bulle ; ça s’est produit des nombreuses fois pour après revenir à une correction.

Mais qu’est-ce qui est survalorisé exactement et par rapport à quoi? Sans etailler ça ressemble plus à un ressenti, à une news lue quelque part, à un biais, qu’autre chose.

Le PEG de nvidia est de 0,7. C’est loin d’être évident de trouver aujourd’hui une boîte où un secteur moins cher selon ce ratio. Ce qui implique que la bourse a déjà pris en compte les risques.

Quand NVIDIA annonce qu’elle va vendre des processeurs pour nos PC (Windows ou Mac ) plus puissant que ce que produit InTel ou AMD , avec une carte graphique incluse pour servir a héberger localement sur nos PC des LLM , normal qu’aujourd’hui toutes les actions technologiques augmentent .

Sinon, pour la bulle , a ton avis , quelle société entre ChatGpt , Antropic , Google, ou autres , va exploser la première en vol ? Il faut un déclencheur pour faire dégonfler la bulle .
De la volatilité oui, bulle oui peut être , mais moins sur .

Les entreprises par rapport à leur endettement. Dette insoutenable avec les flux actuels de trésorerie. Cette dette est supportable par les hyperscalers car 1) ils font leurs profits ailleurs 2) les taux des crédits sont faibles.
Sin on prend les rapports dette/EBITDA et cash flow/dette, la croissance de la dette commence à dépasser celle des profits. C’est très similaire au cas Enron.

Tu es catastrophiste, mais je ne sais pas de quelles entreprises tu parles (pour ne pas les acheter moi-même).

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Bulle IA sans aucun doute à mon avis. Il fallait rentrer sur les valeurs l’année dernière.

Il faut garder en tête le ratio risque / gain. Plus le secteur est élevé plus le risque de rechute est important. Je le dis depuis le mois dernier et certaines de mes actions orientées IA ont fait -30% en 10 jours. Mais ce ne sont que des reliquats.

Le sentiment des acheteurs est (était) à l’euphorie et les courbes paraboliques.

Quiconque remet en cause les prévisions des entreprises IA est un débile. Je le lis tous les jours.

Par contre, j’utilise quasiment tous les jours chatgpt, parfois les autres, mais je ne paie rien.

La question n’est pas de savoir si dans 10 ans on utilisera l’IA mais si actuellement le marché est surévalué. Je n’ai jamais vu une hausse parabolique qui ne s’est pas finalisé par un éclatement.

J’ai vécu 2008 pour l’immo et les bull run crypto. Ma copine américaine, me disait “j’ai acheté l’année dernière et ma baraque a déjà pris 30%”…elle s’est fait saisir sa maison vers 2009.

De nouvelles technos telles qu’Internet, les cryptos….et l’IA sont à mon avis toujours soumises à de très fortes volatilités. Plus c’est mature, moins c’est volatile, plus les leaders sont établis et reconnus, plus les actions sont évaluées à un prix “juste”

Moins c’est mature, plus on se trompe dans l’évaluation du marché cible, plus il y a des fraudes comptables et des promesses non tenues.

La vraie question selon moi, sera à quel niveaux re-rentrer sur l’IA. Sachant que je pense très fortement qu’il y aura une grosse baisse (au risque de me tromper).

D’ailleurs Anthropic souhaite être introduite en bourse en 2028, OpenAI pareil.

Est-ce que tu satures ces systèmes et ils ne gagnent rien, ou est-ce qu’on ne te donne finalement qu’une puissance de calcul qui sera de plus en plus résiduelle? Il faut voir ces produits grands public d’abord comme un moyen de créer la demande en fidelisant les clients.

A côté de ça combien paye l’armée américaine pour détecter automatiquement et en temps réel ses cibles en Iran? Combien dépensent les entreprises dans la banque, l’assurance, la finance, l’industrie pour s’équiper, pour les plus grosses, d’instances privées? Et combien seront captives sur long terme ?

Mon impression c’est que la France n’est pas un pays d’investisseurs, c’est un pays de pessimistes. A part pour l’immobilier, voir la crypto. Mais ce sont des actifs très différents des actions.

Quand on n’a pas confiance dans le futur, il n’y a plus de raisons d’investir.

Normal quand l’Etat te prends tout (j’exagére à peine ..)

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