Retours d'expérience récents sur Enerfip

Bonjour,

J’ai investi dans une trentaine de projets via Enerfip depuis 2 ans, en France et en Espagne, et dernièrement je trouve qu’il y a eu un nombre importants de retards, sans parler d’une société en défaut de paiement. J’aimerais donc avoir d’autres retours d’utilisateurs pour comparer les situations d’un portefeuille à un autre, et voir si j’ai été malchanceux ou bien s’il y a une vraie tendance de fond.

Dans le détail des projets :

  • Papysun : défaut de paiement
  • Umbrella e-mobility : échéance finale repoussée d’1 an
  • Arena Green Asset : 1 mois de retard (régularisé entre-temps)
  • Sol y Viento : échéance finale repoussée à une date inconnue
  • Gibraleon : échéance finale repoussée d’environ 6 mois.

Même si le 1er projet est le seul où le capital a de grandes chances de ne pas être remboursé en totalité, c’est quand même un tableau global qui me chagrine, et je pense à ralentir voir diminuer mes investissements sur cette plateforme.

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Ouch! C’est pourtant une des bonnes plateformes… Mais c’est vrai que tout les projets ne sont pas au meme niveau et la situation economique peut vite changer…J’espere que tu n’avais pas un trop gros ticket dessus.

Salut @Arnaud172

Pour les retards est-ce que les mois de retard sont payés au taux du rendement ?

Bonsoir

Normalement, les investissements dans les panneaux solaires et autres méthaniseurs sont des projets qui tiennent la route.

Pourquoi ? Le montage financier est backé par des cellules spécialisées dans des banques, et grosso modo tout a été checké dans des fichiers Excel super bien ficelés où on prouve par A + B que même dans des conditions de sous production, la dette passe.

Mais ça, c’est quand le projet se présente en phase de construction.

Or, sans doute pour faire du volume ou parce que les producteurs d’énergie verte ont trouvé un filon qu’ils veulent exploiter au maximum, désormais de plus en plus de projets arrivent sur ces plateformes en phase de développement.

Le montage est alors le suivant : le crowdfunding sert à financer les études, et quand la phase de construction pourra démarrer alors le porteur pourra lever de la dette bancaire qui passera le crible de l’analyse.

Cee projets ne s’en cachent pas : il est clairement écrit que le remboursement se fera par un refinancement bancaire.

Sauf que, si pendant la phase de développement, il y a un pb quelconque (genre blocage des travaux pour X ou Y raison, retrait de permis de construire, recours… les banques ne refinancent pas (ou pas tout de suite) et le remboursement tardent, voire il faut lever sur un autre projet en développement pour rembourser celui que le porteur n’a pas pu deboucler (au siècle dernier on appelait ça de la cavalerie).

Le défaut complet est assez rare. Je n’en connais qu’un autre que celui que vous citez, Gaussin sur Lumo (boîte industrielle qui a levé pour une centrale photovoltaïque sur les toits de l’usine mais ça ressemble à une fraude car elle a fait défaut quasiment un mois après, et aucun montage avec véhicule dédié pour le projet) - je me connais pour m’être pris une paume.

Les leçons que j’en ai tirées :

-Diviser. Ticket modeste sur chaque projet.

-Que des projets dont les permis ont été purgés

-Surtout pas des projets “corporate” où le crédit n’est pas affecté

-Pas de projets portés par des industriels pour mettre sur leurs hangars, etc.

Si certains connaissent bien le secteur et veulent rectifier ce que je dis, j’aimerais bien la vision de quelqu’un qui connait bien le sujet

Bonjour à tous,

Pour ma part j’ai commencé en 2021 avec enerfip et le crowdfunding EnR en général.

- 199 projets investis

- Enerfip, Lendosphere, Lendopolis, Lumo, Lita, Miimosa

- 127 projets en cours

- 57 remboursés

- 4 liquidés irrecouvrables

- 7 en retard

- 4 en redressement judiciaire

- Enerfip en cours: 2 redressements judiciaires, 1 retard,

Bilan général : j’étais plutot content jusque-là, mais récemment les défaut se sont mis à venir plus fréquemment.

J’avais déjà arrêté il y a quelques temps le corporate, les projets à l’étranger ou ultra-marins, miimosa et lita, réduit mes tickets à 100€ et ciblé le prêt à construire, les projets déjà en exploitation, voir les mixtes developpement/prêt à construire. Je ne vais pas non plus sur les projets espagnols d’enerfip, j’ai juste testé mais la fiscalité n’est pas interessante dans mon cas.

Et là, je vais encore réduire la voilure, en partant systématiquement sur des tickets minimum qu’il faut que je redimensionne sur la base d’un nombre possible d’investissement et taux de défaut acceptable. Je reste investi par ce que le sujet me tient à coeur mais je regarde sérieusement ailleurs et tesre d’autres choses pour mes investissements alternatifs.

Merci pour les retours !

@Frédéric115: les retards font l’objet de pénalités de retard, heureusement.

@Thomas106 je travaille justement dans le secteur des énergies renouvelables, c’est une des raisons pour lesquelles j’investis dans ces projets - ils font partie de ce que je maîtrise le plus.

J’ai la même vision que toi, les projets arrivant en phase de construction sont très peu risqués. Ceux en développement le sont plus, il peut se passer beaucoup de choses. Les risques principaux sont :

  • refus du permis de construire
  • abandon du projet par le développeur car l’acceptabilité est trop faible : impact environnemental important, levée de boucliers des riverains et/ou des pouvoirs publics locaux, etc
  • impossibilité de sécuriser un accès au réseau électrique pour des raisons techniques et/ou économiques

Normalement, les promoteurs prennent en compte ces aspects et y^typiquement, sur 10 projets en développement, ils ne vont pas faire leur business plan en s’attendant à réussir 10 projets ; plutôt entre 4 et 7, selon le degré de maturité et de risque des projets.

A cause de ces risques, je suis plus frileux sur ces projets. J’aimerais que les taux soient plus élevés pour les projets en développement, mais ce n’est pas vraiment le cas.

@AdrienP gros track record d’investissement sur ces projets !

Faut-il comprendre qu’il y a 8 projets au moins sur lesquels tu n’as pas pu récupérer ton capital (4 liquidés + 4 en redressement) ?

Moi j’ai aussi investi sur Lumo mais les conditions semblent moins avantageuses, Enerfip semble proposer plus de choix que les autres et globalement à de meilleures conditions. Tu partages cette vision ?

Effectivement 4 projets liquidés, donc pertes sèches, et 4 en liquidation, pas encore perdu mais à ce stade je n’y crois déjà plus :downcast_face_with_sweat:

Et pour les taux, Enerfip est plus facile à comprendre avec son système de notation des projets. Et selon moi le moins rémunérateur est clairement Lendopolis mais je n’ai pas accès aux projets régionaux ce qui limite mon recul. Et Lumo, il y a très peu de projets, donc difficile à dire.

Je suis en train de faire le point sur mes investissements Enerfip. A ce jour j’ai 7 projets avec des soucis (sur 77 projets), ça commence à faire beaucoup, j’ai décidé d’arrêter l’aventure Enerfip aussi.

Bonjour

Idem j’investis depuis 2018 très régulièrement et toujours la même somme (208 projets au total) à travers les plateformes Enerfip, Lendopolis et Lendosphère. Je n’avais jusqu’à présent eu aucun problème sur le remboursement des échéances ce qui donnait presque l’illusion que ces placements étaient sécurisés et peu risqués.

Mais depuis 2026, les “accidents” sur Enerfip se multiplient : 1 projet en défaut de paiement, 1 en retard et 1 en redressement judiciaire. Rapporté à la masse globale des investissements, cela reste peu mais ça donne le sentiment que quelque chose est en train de changer.

C’était initialement un investissement de conviction mais avec le temps et les multiples opérations, les sommes mises en jeu deviennent importantes (mais la bonne nouvelle est que je compense maintenant largement mon empreinte carbone et celle de toute ma famille :star_struck: ). Si la situation devait continuer à se dégrader, je me verrais obligé de réduire la fréquence de mes investissements et suis intéressé par le retour d’@AdrienP sur les éventuelles autres alternatives écologiques ou socialement responsables.

@Arutha je teste Enky et Splintinvest en ce moment, trop tôt pour en tirer des conclusions.

Je regarde homaio et les crédits carbone mais c’est 1000€ le ticket d’entrée, il faudrait que je refasse le tour des foncières agricoles aussi mais les rendements sont me semble-t-il toujours un peu ras des pâquerettes, et c’est malheureusement tout ce que j’ai sous le coude pour l’instant :sweat_smile:

Longtemps réticent sur le CF, j’ai resisté au maximum.

J’ai comparé et lu les avis sur différents blog

Apres un tri hyper selectif et avoir bouffé les vidéos de Bruno , “ Finance ta vie libre” j’ai retenu la seule PF qui sort clairement du lot : INDEMO

Et un de plus…

Nous vous contactons au sujet de votre investissement dans le projet Carbon que vous avez réalisé via Enerfip en avril 2025.

Rappel du contexte

L’an dernier, Enerfip a accompagné le financement du projet Carbon, qui visait à participer à la souveraineté énergétique française en investissant dans la fabrication du solaire made in France via la construction d’une usine de fabrication de panneaux photovoltaïques à Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône. Un projet qui s’inscrivait dans la dynamique de réindustrialisation, ainsi que dans les objectifs de souveraineté énergétique nationale.

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Situation actuelle

Le projet Carbon se trouve aujourd’hui dans l’impossibilité de poursuivre son développement dans les conditions initialement prévues. Dans ce contexte, la société ne sera pas en mesure d’honorer le remboursement de la dette contractée auprès de vous.

Nous prenons toute la mesure de ce que cette information représente pour vous en tant qu’investisseur. C’est précisément pour cela que nous avons souhaité vous en expliquer les causes de façon claire et transparente pour vous accompagner au mieux dans la suite de ce processus.

Pourquoi cette situation ?

Le modèle économique du projet Carbon reposait sur la réalisation d’une augmentation de capital auprès d’investisseurs institutionnels. La concrétisation de cet engagement était conditionnée par deux éléments :

  • La confirmation définitive de l’investissement de l’état français dans le projet et son soutien plein et entier à la création d’une filière photovoltaïque souveraine ;

  • La publication et la mise en oeuvre du règlement européen IAA (Industry Acceleration Act), intégrant une préférence européenne pour le made in Europe, notamment pour les modules photovoltaïques.

Ces deux conditions n’ont malheureusement pas été remplies :

  • L’État français a finalement décidé de ne pas honorer son engagement initial auprès de Carbon ;

  • La Commission Européenne a publié en mars dernier un règlement IAA. Le texte adopté élargit la notion de « Made in Europe » à l’ensemble des pays disposant d’un accord de libre-échange avec l’Union Européenne (dont la Turquie, le Vietnam ou l’Inde), et repousse l’application de la préférence européenne à l’horizon 2030.

Face à ces évolutions, les investisseurs ont décidé de se retirer du projet. Cette situation a plongé Carbon dans une impasse financière, ne lui permettant pas d’assurer la poursuite de son activité.