SCPI ? Est-ce qu'elles se font grignotter par l'inflation?

Salut tout le monde,

Tout est dans le titre.
J’ai l’impression que ce placement donne l’impression de tirer un rendement intéressant mais qu’en fait tous les montant sont figés.
Et que contrairement à de l’immo physique avec l’IRL, ici le prix de la part est la même, les dividendes sont les mêmes, et pire avec les valeurs de reconstitution des part à la baisse et je ne parle même pas des achats en nu-propriété ou on fait miroiter d’acheter qqchose moins cher dans 10 ans en omettant de dire que pendant 10 ans l’inflation sera passée par là…
Bref, j’ai l’impression que le rendement est vraiment surévalué.

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Bonjour,

Je ne comprends pas trop le propos. À mon sens, les SCPI sont une poche intéressante à détenir, moyennant une sélection fine des SCPI choisies.

Le prix de la part peut être revu à la baisse (on le voit beaucoup depuis 2023), oui…mais également à la hausse (et on l’oublie également). :thinking:

Je pense que les marché est différent pour des SCPI qui s’adressent en majorité à des pros que pour du résidentiel qui s’adresse à des particuliers. La tension locative n’est pas la même et les besoins sont différents. C’est plus tendu en ce moment sur le marché de l’immobilier résidentiel et avec l’inflation, on a vu une hausse des loyers assez conséquente depuis 2020.
Pour les SCPI, on voit qu’en ce moment, les bureaux sont sous occupés. Cela s’explique par différents paramètres tels que l’activité économique, le télétravail… Il est aujourd’hui beaucoup plus simple de négocier un bon loyer pour un bureau qu’il y a 3/4 ans car il y a une sur offre. Du coup les SCPI se doivent d’investir pour proposer le top aux locataires potentiels ce qui nécessite souvent des travaux.
Donc je pense que les loyers ont tendance à stagner voir régresser ces dernières années mais il n’est pas dit que dans les années à venir, cela ne change pas sur les bureaux.
Sur la santé, les baux sont assez long donc à mon avis, la capacité de revalorisation est très faible sur le court terme.
Pour ce qui est des autres classes type logistique ou commerce, j’imagine qu’il y a aussi des sujets mais j’avoue que je me suis moins renseigné. Idem sur la partie Européenne ou Française, les contextes ne sont pas les mêmes dans tous les pays…

Et puis il faut voir aussi qui est le propriétaire. Si tu sais que ton propriétaire est un peu dans la mouise type Praemia, Amundi ou autre, j’imagine que le pouvoir de négociation est encore un poil plus élevé… Si c’est un acteur type Corum, peut-être un peu plus difficile…

Bonjour,

Le prix des parts de SCPI a quand même plutôt tendance à augmenter. Donc quelqu’un investissant 100 000€ en nue propriété peut espérer en avoir plus que ça dans 10 ans.

De plus le rendement net de la moindre gestion va être souvent plus élevé qu’un immobilier que vous ne gérez pas du tout.

J’entends par là un bien acheter tout propre sans rénovation de votre part, que vous faites gérer par une agence, avec assurance loyer impayés et la total.

En soit, non, les SCPI ne se font pas grignoter par l’inflation.
En temps normal, inflation → augmentation des loyers (donc des revenus de la SCPI) + augmentation de l’immobilier (donc du prix des parts)

Les SCPI sont plus sujettes aux mouvements propres à l’immobilier et là, cela dépends de comment est géré la SCPI.

  • Une bulle immobilière ??? Si la SCPI achète sans réfléchir à n’importe quel prix cela signifie une grosse correction des parts à venir quand la bulle éclatera (ce qui est arrivé en 2024).
  • Une chute sur un marché spécifique (exemple: réduction des bureaux à cause du télétravail en masse) ??? Impact plus ou moins limité sur une SCPI diversifiée, mais sur une spécialisée c’est la catastrophe.
  • Evolution règlementaire lourde (isolation & co) ??? Travaux couteux donc baisse des revenus (augmentation des charges).

Oui, l’inflation a un impact sur les SCPI car elle grignote la valeur réelle des loyers distribués si ceux-ci n’augmentent pas au même rythme.

Cependant, beaucoup de baux sont indexés sur des indices (comme l’ILAT ou l’ICC), ce qui permet une revalorisation progressive des loyers.

En revanche, la hausse des taux d’intérêt pèse sur la valeur des parts, car elle rend le financement plus coûteux et la concurrence des placements sans risque plus forte.

Ainsi, à court terme, l’inflation peut fragiliser les SCPI, surtout si la revalorisation des loyers est lente.

À long terme, bien gérées, elles restent un outil de protection contre l’inflation…

Cordialement,

Franck ABED