En fait il n’y a pas de solution parfaite. Avec le Lump Sum, on est plus exposé à la possibilité qu’un krach survienne (ou simplement à une baisse prolongée), mais avec le DCA on risque de ne pas profiter pleinement d’une hausse du marché. Donc dans tous les cas on risque de « perdre » de l’argent : soit une partie de l’argent qu’on a investi, soit une partie de l’argent qu’on aurait pu gagner.
Néanmoins il faut aussi comprendre que cela n’est valable que temporairement. Une fois le DCA terminé, l’investisseur ne se retrouvera pas plus protégé d’un krach que celui qui aura Lump Sum, et ne profitera pas moins d’une hausse du marché, puisqu’il sera comme lui : complètement investi. À long terme, l’exposition est identique. Si on considère que le cash est une protection contre les baisses du marché, ce n’est pas tant le moment choisi pour investir qui détermine le risque, mais bien la part de notre portefeuille exposée au marché. C’est pourquoi le DCA est « protecteur » : il limite la part de capital exposée, mais c’est aussi pourquoi ce n’est que temporaire, et pourquoi il est en généralement sous-optimal, le marché étant en moyenne et à long terme haussier.
Ce qui veut donc aussi dire que plus le DCA s’étend, plus la probabilité qu’il sous-performe est grande, et que ne pas rester toujours complètement investi, et par moments sortir une partie de son capital du marché, peut pareillement apporter une certaine protection.
Ceci dit, ce n’est pas pour autant que le Lump Sum doit toujours être privilégié, déjà car il n’est pas toujours optimal, selon les moments où l’on souhaite investir, ensuite car en gestion passive l’enjeu majeur reste de protéger son capital : parfois, il vaut mieux renoncer à un surcroît de performance pour bénéficier de plus de sûreté (même si ce n’est que temporaire). Le DCA peut donc éviter de se retrouver paralysé par l’angoisse du mauvais timing, de faire des erreurs irrationnelles, et offrir un certain confort psychologique, d’autant plus lorsqu’on débute dans l’investissement et que cela peut encore être effrayant et une source de stress.
Concernant la somme investir, je pense que tu ne dois prendre que somme que tu es prêt à « mettre en jeux » et dont tu peux absolument te passer pendant au moins 5 ans, idéalement 10 ou 15 ans car en deçà de cela le risque de perte n’à rien d’improbable. Même si les probabilités de gains restent théoriquement bien plus élevées. Et concernant la diversification, cela dépend de comment et à quel point on veut se diversifier, mais il ne faut excessivement craindre un manque de diversification quand on investit dans les ETF.
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Déjà, ils possèdent une répartition sectorielle très étendue. Ils incluent simultanément la technologie, la santé, la finance, l’industrie, la consommation, l’énergie… Il y a donc une première diversification, qui ajoutée à la diversité en nombre des entreprises protège des risques liés à chaque secteur.
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Ensuite, les plus grandes entreprises, notamment américaines, réalisent souvent une part importante de leur chiffre d’affaires à l’étranger. Par exemple, les GAFAM génèrent fréquemment plus de la moitié de leurs ventes hors des États-Unis. Il y a donc une forte diversification géographique implicite, même si les valeurs restent associée à un seul pays.
Cependant, si on veut tout de même renforcer la diversification (géographique), non pas forcément pour profiter des autres marchés, mais surtout pour miser sur le potentiel des entreprises d’autres pays, on peut très bien le faire grâce aux ETF, en sélectionnant des fonds très larges comme le World qui couvre les pays développés, ou le Emerging Markets et ses déclinaisons qui couvre les pays émergents (pas tous, cependant). Ou alors en sélectionnant des fonds moins larges, couvrant des zones géographiques ou des pays spécifiques : l’Europe, les USA, l’Asie-Pacifique, l’Amérique latine, l’Inde, le Japon… À toi de construire ton portefeuille selon tes convictions, mais sache qu’un simple World peut très bien suffire, bien qu’on peut aussi préférer l’associer à un petit pourcentage d’Emerging Markets, préférer prendre à la fois du S&P500 et du Eurostoxx pour controller la répartition géographique, ou encore ne prendre que du S&P500, voire du S&P500 et du Nasdaq pour maximiser son exposition au marché US et à la tech américaine.
Au sujet de l’immobilier, je ne m’y connais pas très bien, mais il me semble que c’est souvent surestimé, en tout cas par rapport à l’investissement passif sur ETF, et loin d’être dépourvu de risques. Ça n’a également pas les « avantages » de l’investissement passif. Mais je te suggère de te renseigner pour être sûr.