Avec plaisir,
Attention toutefois à un point important : il ne faut pas confondre primes versées et capital réellement investi.
Je m’explique : imaginons que tu sois encore dans les premières années du 3B et que tu aies versé CHF 10’000 au total. Sur ces CHF 10’000, il est possible qu’en raison des frais de démarrage, seulement CHF 5’000 aient réellement été investis sur les marchés.
Si ces CHF 5’000 investis sont ensuite montés à CHF 7’000, tu as alors CHF 2’000 de plus-value sur la partie investie.
En tant que résident fiscal français, c’est cette plus-value éventuelle qui peut entrer dans le champ de l’imposition en France lors d’un rachat, et non le simple fait de récupérer une partie des primes versées. Donc dire “le retrait d’un 3B n’est jamais imposable” est, selon moi, un peu trop simpliste : cela dépend surtout de la situation, du pays de résidence fiscale au moment du rachat et de la part de gain réellement réalisée.
J’ajoute également un point que beaucoup oublient : contrairement au 3A, tu as le droit de conserver ton 3B même si tu n’es plus frontalier.
En revanche, il faut bien réfléchir avant une clôture, car si tu fermes aujourd’hui ton contrat, tu ne pourras probablement plus en rouvrir un plus tard si tu n’as plus de lien professionnel avec la Suisse.
Pour souscrire aujourd’hui un 3B en tant que frontalier, il faut :
• soit avoir la nationalité suisse avec un lien professionnel démontrable avec la Suisse ;
• soit disposer d’un permis de travail suisse en cours de validité.
Une fois le contrat ouvert, tu peux le conserver même si ton permis n’est plus renouvelé. En revanche, si tu le clôtures après avoir quitté le système suisse, cette porte se referme définitivement.
Donc avant de clôturer, il faut aussi raisonner en coût d’opportunité : est-ce que la simplification vaut le fait de perdre potentiellement l’accès à un contrat d’assurance-vie en CHF, logé en Suisse, avec banque dépositaire suisse et diversification monétaire/patrimoniale ?