Acheter sa résidence principale : Bientôt mission impossible?

Fais tes propres recherches.
Exemple: appartement à Belle de mai 35m2 à 1500€/m2

Et ne me dis pas le quartier blabla.
Quand le titre de la vidéo c’est, les jeunes ne peuvent plus devenir propriétaire.
Bah si, pour 55k€ avant négo t’as un 35m2 à Marseille.
Et avec un budget inférieur à 100k€ t’as un 30m2 assez facilement. Mensualité 600€ sur 20 ans.

Pas la peine d’ironiser.

Il ne faut pas oublier le prisme « grande ville » vu par Xavier. Il habite Annecy je crois.
Dans beaucoup de villes françaises l’achat immobilier est quelque chose de tout à fait possible.

Mais c’est sûr que vu de la fenêtre où le m2 vaut 5k€ ou 6k€ le m2, ça devient plus difficile.

Dans les années 90 la population française était plus répartie.
J’ai acheté un immeuble à 40k€ en 2022 alors que le vendeur l’avait acquis 75k€ en 1985, preuve que l’immobilier ne monte pas forcément et preuve de la perte d’attractivité des zones rurales.

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je ne pense pas que grand monde parmi les investisseurs (notamment les adeptes du cash flow positif) ne mette un prix de sortie à 50% du prix d’achat dans les calculs de TRI.

Ça pique :grimacing:

D’ailleurs pour les adeptes du « c’était mieux avant », celui qui a acheté le bien dans les années 90 devait l’avoir fait avec un taux d’emprunt proche de 10%.

Donc peut être que globalement c’était moins chère, mais avec des taux pareil, ce n’était pas du tout plus accessible.
Aujourd’hui on peut acheter une maison avec un crédit pas plus gros qu’un loyer. Et si on accepte de sortir des grosse ville, ca ne coûte vraiment plus rien…

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1000€ m2 à Marseille, tu recherches un parking pour loger ta famille ?

Un T2 pour moi-même, l’idéal avec un parking et un balcon ou terrasse/jardin (si rez-de-chaussé).
J’habite dans l’ouest lyonnais et l’idée serait d’acquérir un T2 autour de Lyon, pas au centre-ville, je n’aime pas vivre en ville.

Tu oublies une composante importante Aurélien.
Dans les années 80 et 90 les salaires augmentaient tous les ans, du à l’inflation.
Tous les boomers te le diront, ils achetaient et quelques années plus tard, ils remboursaient « en monnaie de singe »

C’est comme si ton remboursement de crédit te coutait 1000€ la 1ère année, 950€ la deuxième, 900€ la 3eme…

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J’ai réfléchi il y a un moment à un achat d’un logement social, mais ce n’est géographiquement pas idéale pour moi et les prestations sont globalement moyenne.

Sans oublier que je ne peux pas le personnaliser comme moi je voudrais.

Au final, je vais devoir patienter et accumuler du capital pour pouvoir acheter avec un peu plus de marge.

Salut à tous,

Je vois deux choses dans la vidéo de Xavier Delmas qui sont factuelles et qui aident à répondre à ta question : (1) depuis les années 2000, le ratio prix/revenu s’est envolé, puis a corrigé sans revenir à son ancien “tunnel” ; (2) la capacité d’emprunt dépend bien plus du coût du crédit (taux/durée, règles HCSF) que d’un “désir d’acheter” abstrait. Les courbes Friggit 2025 montrent clairement la décorrélation post-2000 et, fin 2024, un ratio France encore élevé ~1,55 (base 2000=1), bien en-dessous du pic 2011/2021 mais nettement au-dessus des années 90. Les loyers, eux, restent remarquablement stables par rapport au revenu, ce qui explique le sentiment d’accessibilité très différent entre louer et acheter. 

Sur l’“auto-alimentation” via l’allongement des durées : oui, prolonger les maturités a permis de soutenir les prix, mais l’effet dominant sur 1995-2015 a été la chute des taux et, localement, l’insuffisance d’offre là où la population et l’emploi croissaient. Les travaux de l’IGEDD montrent qu’entre 2000 et 2015, la moitié des écarts de hausse des prix entre départements s’expliquait par la croissance du parc net de la démographie (là où on a le moins construit, les prix ont le plus monté). Autrement dit : taux ↓ + offre contrainte = prix ↑ ; ce mécanisme est plus robuste que la seule “envie d’acheter”. 

Est-on “condamnés” pour autant ? Pas forcément. Trois paramètres comptent pour un primo-accédant : règle HCSF (35 % d’effort max, durée ≤ 25 ans, quelques dérogations), niveau de taux (corrélé à l’OAT 10 ans) et prix locaux (très hétérogènes). En 2025, la durée moyenne des nouveaux prêts frôle 21–23 ans et les taux se sont tassés autour de ~3–3,5 % en moyenne, très loin des 2023-2024 “peak rates”. Le cadre, donc, est strict mais pas bloqué. 

Pour te donner un ordre de grandeur avec tes contraintes (tu évoques 2 300 € nets, 850 € d’épargne mensuelle, et tu ne veux pas te mettre au taquet) : si tu vises 700–750 € de mensualité sur 25 ans à 3,5 %, ça finance ~140–150 k€ de capital (hors assurance). Avec 20 k€ d’apport et 7–8 % de frais de notaire dans l’ancien, ton budget acte-en-mains réaliste tourne ~150–160 k€. À Lyon et proche ouest lyonnais, ça peut être court pour un T2 avec balcon + stationnement ; il faudra élargir le périmètre, réviser un critère (parking, étage, état) ou patienter pour gonfler l’apport. (Si le taux passait à 4 %, 700 € ne financent plus que ~133 k€, la contrainte se resserre.) 

Deux leviers concrets, très “terrain”, que la vidéo évoque moins :
• PTZ 2024-2027 : barèmes élargis, part financée jusqu’à 50 % en collectif neuf selon revenus/zones, et 10–30 % ailleurs. Ça change la mensualité cible et donc la zone de recherche. Regarde précisément ton éligibilité (revenus, composition du foyer, zone). 
• Hétérogénéité des prix : pendant que Paris/IDF corrigent puis se stabilisent, beaucoup de marchés sont déjà revenus à des niveaux négociables. Les Notaires de France signalent un trou d’air 2023-2024 et une forme de stabilisation mi-2025 ; c’est très local, mais ça signifie : ne te fie pas à un indice national pour un T2 autour de Lyon. Va chercher les avant-contrats et les prix médian par commune/quartier. 

Sur les points soulevés par les autres messages :
@Kiki_35 a raison sur “acheter tôt” uniquement si les chiffres passent sans te priver d’un coussin d’épargne et d’une marge de manœuvre. Sinon, la location (surtout en logement social comme tu l’indiques) a une optionnalité énorme : tu accumules capital sur PEA/AV pendant que le marché digère les taux. Les courbes Friggit montrent d’ailleurs que la sur-valorisation post-2000 se corrige lentement, ce qui milite pour une approche opportuniste plutôt que précipitée. 
@Ludo15 met le doigt sur un biais fréquent : la RP n’est pas un “levier” financier net une fois que tu intègres frais d’achat, taxe foncière, entretien, assurances. Le levier utile, c’est celui qui n’étrangle pas ton taux d’effort et préserve ton épargne long terme. Les règles HCSF existent pour ça. 
– Sur la dégradation Fitch évoquée plus haut : l’impact sur les taux aux particuliers est indirect ; ce qui pilote surtout tes conditions, ce sont les taux de marché (OAT 10 ans) et les barèmes bancaires. Suivre l’OAT et les baromètres de taux vaut mieux que spéculer sur une note souveraine. 

Ma lecture, appliquée à ta situation @ZELDA412 : tu n’es pas “condamné”, mais tes critères d’aujourd’hui (T2, balcon + stationnement, périmètre Lyon Ouest) ne collent pas à ton budget soutenable maintenant. Tu as trois voies rationnelles :
1. Attendre et capitaliser (continuer 800–900 €/mois d’épargne, viser +10–15 k€ d’apport supplémentaire, surveiller PTZ et opportunités locales) ;
2. Assouplir un critère (stationnement ou état du bien) ou déplacer légèrement le périmètre pour rester sous 160 k€ acte-en-mains ;
3. Étape intermédiaire de 5–7 ans : un T1/T1bis bien situé revendable, en gardant un coût d’usage comparable à ton loyer actuel, puis “escalier” vers le T2 quand ton revenu aura progressé.

Dernier conseil simple pour décider sans te cramer : fixe noir sur blanc ta mensualité cible (ex. 700 € assurance incluse), garde 6 mois de dépenses en cash, ne dépasse jamais 35 % d’effort, et fais tourner un comparatif acheter vs louer avec les vrais prix de ton secteur (DVF/Notaires, pas des moyennes nationales). Avec ce cadre, tu achèteras — peut-être pas “l’idéal Instagram” tout de suite, mais un actif cohérent avec tes chiffres, sans sacrifier ton épargne long terme.

Voici ma modeste contribution à ces échanges…

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Je viens de regarder cette vidéo dont le sujet est la crise immobilière.
Ce que dit est très intéressant (quoique il y a des choses dont je sais et vous savez déjà, et la PDG de Nexity bien du fait que les Français sont rationnel), notamment sur l’investissement locatif.

Une crise d’ici 3 ans ?

À l’écouter, l’avantage de l’immobilier, c’est que la synergie est plus lente que celle des actions. On a donc le temps de voir la crise arriver.
On peut en déduire que cela serait une bonne opportunité d’ici 2028 ?

Qu’en pensez-vous ? Peut-on parler d’opportunité, ou non ?

Attention au mot crise, sa signification change en fonction de celui qui le prononce.

  • Si c’est un professionnel de l’immobilier: on ne vend plus nos logements ou notre business n’est plus rentable
  • Si c’est un locataire: les prix des loyers sont trop élevés ou il y a trop peu de biens sur le marché et trop de concurrence
  • Si c’est un propriétaire: les prix sont trop bas, impossible de vendre

D’autre part, il ne faut pas regarder la moyenne du marché immobilier mais les anomalies (les opportunités).
Plus le marché est bloqué (peu de ventes) plus il y a des anomalies.

Il faut aussi penser à la vente ou aux baisses de taux.
L’immobilier est très lent. Tu achètes pendant les « crises » puis quelques années passent, les taux peuvent rebaisser puis les prix peuvent remonter.
Ce n’est pas la bourse où tu achètes en 2025 et tu revends en 2026 (cf frais d’acquisition divers)