Salut @xavier168
Tu as posé un cadre clair. À 33 ans, avec une RP en cours, deux enfants et un PEA déjà alimenté, l’essentiel est en place. Passer d’un duo S&P 500 + Nasdaq 100 à un ETF Monde éligible PEA et capitalisant a du sens pour un suivi simple et une diversification automatique entre zones géographiques et secteurs. Le renforcement mensuel fera le reste. Scinder l’exposition Monde entre deux émetteurs est possible pour le confort, mais attention à un point pratique : l’iShares MSCI World n’est en général pas éligible au PEA, contrairement aux versions PEA de chez Amundi ou BNP Paribas Easy. Si l’objectif est de rester dans le PEA, vise deux “Monde PEA” différents plutôt qu’un Amundi + un iShares non éligible. La diversification par émetteur reste secondaire face aux frais, à la liquidité et au respect strict de l’éligibilité PEA.
Sur le PEE, tu mentionnes 7,5 % sur l’obligataire et 1 000 € en actions monde. La fenêtre de déblocage à partir de 2026 est une bonne occasion de rééquilibrer. Deux pistes existent selon tes besoins : soit conserver une poche obligataire si elle est vraiment compétitive net de frais, soit rapatrier progressivement vers le PEA pour consolider le cœur actions à frais bas et fiscalité favorable après 5 ans. L’idée est d’éviter de multiplier de petites poches qui se pilotent mal.
Pour l’AV Linxea Spirit 2, l’ouverture en mai 2025 pour “prendre date” est pertinente. Tu peux l’utiliser comme enveloppe d’épargne flexible et protectrice pour le couple via la clause bénéficiaire, avec un peu de fonds euros et quelques ETF choisis si besoin. En revanche, “basculer le PEA vers l’AV” plus tard n’apporte pas de gain fiscal : après 5 ans, les retraits du PEA ne sont pas imposés à l’impôt sur le revenu mais restent soumis aux prélèvements sociaux, et le plan peut rester ouvert. L’AV est surtout utile pour la transmission et la poche sécurisée, le PEA pour l’actions long terme. Les deux se complètent sans qu’il soit nécessaire d’en sacrifier un pour l’autre.
Le CTO “donation aux 18 ans” des enfants est cohérent si tu veux vraiment dissocier une poche dédiée. Les titres donnés prennent comme nouveau prix de revient leur valeur au jour de la donation, ce qui remet la plus-value latente à zéro chez l’enfant. À garder en tête : cadre juridique de la donation, forme de l’acte et consentement, abattement de 100 k€ par parent et par enfant tous les 15 ans. Des ETF capitalisants simplifient beaucoup la gestion d’ici là. Et si tu veux alléger la charge administrative, une unique ligne Monde capitalisant sur le CTO fait très bien le travail.
Côté crypto, tu as 1 500 € en ETH et 1 500 € en SOL depuis 2021. Si la poche n’a pas de rôle clair dans ta stratégie, formaliser un cadrage simple aide beaucoup : plafond de 3 à 5 % du patrimoine financier, répartition cible entre actifs, absence de levier, et un calendrier de revue. En deçà de ces règles, soit tu conserves comme “option” de long terme, soit tu réalloues vers le PEA si tu préfères rester 100 % actions indiciel.
Ajouter 10 % d’or peut lisser la volatilité sur un cycle complet. Ce n’est pas accessible via PEA, donc cela se fait plutôt via un ETC adossé à de l’or physique sur CTO, ou via des unités de compte liées à l’or en AV. Si tu passes par un ETC, vérifie la structure de garde, les frais annuels, l’écart achat vente et la fiscalité en sortie. Une fourchette de 5 à 10 % suffit en général pour l’effet de diversification. Au-delà, on dilue la prime de long terme des actions.
Le PEA-PME pour un tilt “small caps” type Indépendance AM peut se justifier mais seulement en satellite et en étant conscient des phases de sous-performance parfois longues. Une allocation de 5 à 10 % au maximum, mise en place progressivement, évite de trop charger ce risque spécifique. L’intérêt du PEA-PME augmente si tu vises la fiscalité PEA sur des segments moins bien couverts par un Monde large.
Sur la SCPI à crédit, ton intuition est la bonne avec les taux actuels. Entre frais d’entrée, rendement distribué et fiscalité, le TRI ressort souvent modeste. Cela redevient intéressant si la case “qualité du patrimoine” est très bien cochée et si le financement est finement calibré, sinon il est raisonnable d’attendre.
Pour l’objectif de 2 000 € par mois à la retraite, une règle simple permet de se repérer. À 4 % de taux de prélèvement, il faut environ 600 k€ d’actifs financiers dédiés. À 3 %, plutôt 800 k€. Ce repère ne tient pas compte de tes droits retraite ni d’éventuels revenus complémentaires immobiliers, mais il aide à dimensionner l’effort d’épargne sur 25 à 30 ans. Le passage à 600 € mensuels sur le PEA dans deux ans va dans le bon sens, surtout si tu restes constant dans le temps.
Dernier point de protection pour ta compagne : la clause bénéficiaire de l’AV est l’outil clé. La formule de base “mon partenaire pacsé, à défaut mes enfants nés ou à naître, à défaut mes héritiers” fonctionne, mais elle peut être ajustée si besoin. Le PEA ne joue pas ce rôle, donc garder une AV vivante et à frais bas te donne cette corde de plus sans pénaliser le moteur actions.