Avis sur stratégie patrimoniale (capital actuellement détenu en SAS)

J’aurais 2 questions à ta réponse :

Pour la flat taxe, si elle est augmentée ou supprimée, est-ce que « l’ancien régime », c’est à dire l’abattement de 40% + TMI peut également être remis en cause ?

Pour les parts de SCPI, est-ce que acheter en pleine propriété (via SASU bien sûr) est une bonne idée ? dans le but de ré-investir les gains pour acheter plus de part, afin d’avoir une « holding rentière » à la retraite ?

Pour la partie fiscale, ça ne dépendra que de la volonté politique … On est pas à l’abri de voir la pression fiscale augmenter…

Pour les parts de SCPI, si votre but n’est pas d’avoir un revenu immédiat, le démembrement de SCPI en achetant uniquement l’usufruit : pas de revenus aujourd’hui et pendant la durée de détention, mais coût d’achat - élevé, pas d’imposition pendant la détention, et revente des parts en Pleine propriété au terme → + value ( exemple : Valeur PP = 100 ; achat Usufruit = 60 ; Revente à terme de la PP = 100 ; Plus value = 40 )

Si votre but est d’augmenter la trésorerie immédiatement, achat en PP pour récupérer les loyers qui seront fiscalisés à votre IS

Cordialement

Si, mais la meilleure option n’est pas toujours celle des chiffres :roll_eyes:
Au final, vous avez la main, et même avec la meilleure simulation du monde, faut juste être en accord avec votre décision et ainsi qu’elle vous permette de dormir la nuit :wink:

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Merci pour votre témoignage éclairant.

C’est en effet vers ce schéma que nous allons nous orienter.

J’ai quelques interrogations complémentaires :

Vous n’avez pas de projet entrepreunarial en perspective ?

Si c’est le cas, ne serait-il pas judicieux de créer une SCI (et de transformer la Sasu en holding) pour investir en immobilier, même commercial ? Afin de laisser « le champ libre » à une autre activité commerciale ?

Pour aller dans le détail, avez-vous fait vos choix d’assurance vie, de CAT pro, d’achat d’un local commercial et de SCPI seul ou par le biais d’un conseil type CGP ? Sinon, pouvez-vous préciser vos choix et si vous en êtes satisfaits ?

Enfin concernant la SCPI, ce n’est pas plutôt la nue propriété qui permet de différer les revenus ?

Merci par avance,
Bien cordialement.

J’ai réfléchi à votre situation et voila ce que je ferai, en essayant de prendre en compte votre situation le plus finement possible.
Vous avez un joli capital, il est dommage de le réduire de 30% par dividende pour ensuite le placer à faible rendement. Toutefois votre vision des risques doit absolument être prise en compte ( perte d’emploi, accident financier , etc… )

En synthèse je vous suggère :
De garder votre SASU.
De faire une AG qui va permettre de mettre en place un petit loyer payant auprès de votre SASU et décider d’un versement d’un dividende au titre des réserves des exercices précédents.
De vous verser un dividende au 1er juillet cette année, puis les suivantes.
De compléter et créer 3 Livrets A
De placer de manière sécuritaire une partie du cash de la SAS en compte à terme 12 mois.
De placer le solde en ETF actions capitalisant.

Garder la SASU :
D’abord, garder la société en activité, mais en prenant bien garde à minimiser au maximum ses frais courant. Juste garder un comptable le plus économique possible.
C’est utile à long terme, en cas de chômage proche de la retraite la SAS sera la pour vous verser un salaire si nécessaire le temps des trimestres nécessaires pour avoir une retraite complète, c’est un luxe à conserver absolument.
De plus la société peut tout à fait payer une petite somme mensuelle pour l’occupation d’un petit espace chez vous afin de la gérer et conserver ses archives. 100 euros, pas plus. C’est une charge déductible d’entreprise et un petit revenu supplémentaire (déclarable ou pas à votre irpp, je ne sais pas mais l’enjeu est hyper faible ).

Verser le dividende de juillet 2023
Ensuite calculer un premier dividende au 1er juillet qui va viser à plusieurs choses :
1/ Remplir le deuxième Livret A et remplir après ouverture le Livret A de votre enfant.
2/vous apportez immédiatement le reste à vivre que vous désirez, 700 euros net / mois.
Calcul de ce dividende → il faut compléter le 2eme livret A + créer 1 livret A pour l’enfant : 12950 + 22950 = 35900 euros net. On divise par 0,7 = 51 286 euros de dividendes brut .
Pour vous apportez 700 euros net supplémentaire par mois de juillet 23 à juin 24. Il faut ajouter 700x12= 8400 euros net de flat tax, soit / 0,7 = 12000 euros.

Dividende brut total : 63 286 euros. Arrondi à 63 000 euros.

Placer le cash de la SAS :
420 000 euros – 63 000 euros -1200 euros = 355 800 euros.
1/ De manière 100% sécuritaire avec un compte à terme rémunéré, blocage 12 mois, du 1/07/23 au 30/06/2024. Rendement potentiel 3.5% brut.
Quel montant en CT ? vous avez désormais 3 livrets A qui valent 66 000 euros, face à une dette de 195 000 euros sur la RP.
IL convient donc d’investir 130 000 euros en CT à 3.5% , les intérêts bruts seront de 4550 euros au 30/06/2024 , soit 3865 euros net d’IS.(15%)

2/ Il reste à placer, avec un peu plus de risque acceptable , 355 800 – 130 000 = 225 800 euros.
Ce montant, significatif pourra être partagé entre des ETF actions capitalisantes et pourquoi pas une partie pierre papier (SCPI) si vous en avez le goût.

Le but est un rendement brut annuel de 7 à 8%.
Au 01/07/2024 ce placement ETF aura généré 225 800 X %7 X 0.85 ( taux d’IS PME 15% sur les intérêts financiers ) → 13 435 euros.

au 01/07/2024 vous votez en AG une nouvelle distribution.
La SAS devrait avoir en cash - > 130 000+3865 +227000+ 13435 – 1200 (loyer gérant) = 374 000 euros.

Vous pouvez à nouveau décider d’une distribution de dividende en fonction de vos besoins de reste à vivre, compte tenu des 100 euros / mois de loyer et des intérêts net d’impôts des 3 livrets A soit 3% de 66 000 = 2000 euros + 1200 euros (loyer).

Pour votre objectif de 800/mois, il manquerait seulement 6400 euros net, soit moins de 10 000 euros de dividendes .

Si le compartiment ETF n’a pas donné le rendement moyen attendu, il faudra vendre quelques titres pour obtenir le montant brut de dividende attendu par votre famille. La plus value éventuelle sera taxée à 15% puis à moins de 2 % passés deux ans de détention.

Vous pourrez piloter votre dividende annuel de la SAS en fonction de vos besoins réels, l’intérêt étant de capitaliser au maximum à l’intérieur de la SAS.

Au bout de 8 ou 10 années le capital placé dans la SAS représentera 500 000 euros, et vous aurez peut-être fini votre crédit immobilier ?

Bonjour,

Tout d’abord :pray: MERCI beaucoup d’avoir pris le temps de rédiger ce conseil détaillé !!

J’ai échangé autour de moi de cette proposition (comptable, banquier).

Je ne savais pas qu’on pouvait effectuer le versement d’un loyer pour les archives, mais ça paraît logique.

Pour le CAT à 3,5%, avez-vous des pistes (autre que Mymoneybank) ?

Pour le livret A de notre fille, notre banque nous dit qu’il est réglementairement interdit de retirer de l’épargne de son livret A une fois qu’on l’a placé dessus (« c’est son argent »).

Enfin, même si c’est très alléchant, la proposition d’investir en bourse ne convainc pas mon conjoint (prudence maximum).

Entre temps, (les choses bougent vite mais ne sont jamais figées) nous avons 2 propositions d’emplois salariés qui ne nécessiterait plus de « reste à vivre »… et tant mieux :slight_smile:

Comme vous dites, en gardant l SAS, on aura toujours la possibilité de sortir les dividendes/réserves annuellement pour compléter au besoin.

Une dernière chose: notre comptable confirme les précédents témoignages sur le risque de changement de fiscalité des dividendes en SAS, qui peut parfois même être rétroactif.

Ahah, toujours un choix cornélien ! :blush:

Encore merci en tout cas pour votre contribution.

Vous vous compliquez pas mal la vie je trouve :sweat_smile:

Après je rejoins finalement le commentaire précédent, une SAS peut toujours servir, c’est une boîte à outils et en effet cela ne coûte pas si cher en prenant un comptable en ligne, etc.
Si demain matin vous vous levez avec une nouvelle idée de business vous serez bien content d’avoir 1 société opérationnelle.
Donc sur le principe, pourquoi pas.

Sur le reste si j’étais vous je prendrai tout ce qu’il y a à prendre (dividendes), en acceptant les 30% de flat tax. Cela permet de passer à autre chose et vous concentrer sur vos nouveaux projets, tout en disposant librement de votre argent (au lieu de l’emprisonner dans la SAS sans trop savoir quoi en faire).
Laissez juste de quoi couvrir les frais de fonctionnement (compta) si vous décidez de maintenir la SAS en sommeil, et le reste in the pocket.

Bonjour,

Vous aviez une société avec du cash et vous avez réussi à la transformer en société rentière.

Je suis dans le même cas et souhaiterais des conseils : [email protected]

Je devrais également changer l’objet social de ma société mais j’hésite entre « trading sur fonds propre » ou investissement immobilier via SCPI.

Mon expert comptable me regarde bizarrement et a du mal à me conseiller…

Merci pour vos retours.

Sarah