Bonjour à tous,
La nouvelle qui vient de tomber aujourd’hui n’a pas encore fait grand bruit. Et pourtant, cela devrait l’être, surtout pour celles et ceux qui (comme moi) voudraient acheter sa résidence principale.
En effet, une réglementation européenne adoptée en 2010, appelée “Accord de Bâle III” devrait entrer en vigueur en France d’ici 2032. Ce dernier a pour objectif de renforcer la solidité du secteur bancaire.
C’est-à-dire permettre aux banques d’avoir plus de liquidité, d’obtenir une meilleure solvabilité en cas de secousse financières/bancaire, donc d’être en capacité d’agir lors des crises.
Cela se traduit par une mise en cause des crédits immobiliers à taux fixe, cette pratique est jugée risquée pour les banques puisque ces dernières assument seules une possible remontée des taux d’intérêt. Dit autrement, ce sont les banques qui portent à elles seules le risque et que si forte fluctuation des marchés ou forte poussée inflationniste il y a, c’est la banque et non le particulier qui assume et paie.
Avec la réglementation européenne si elle s’applique dès 2032, les rôles s’inverserait : ce seront les particuliers qui assumeront seuls le risque et feront face aux fluctuations du marchés. D’une manière générale, si les banques suivent les taux du marché et actualisés avec ceux négociés avec les particuliers, ces derniers auront à supporter la remontée de leurs mensualités et s’ils ne sont plus en mesure de rembourser leurs crédits, alors c’est défaut de paiement et perte du bien.
Et c’est une des conséquences qui peuvent être lourdes pour les particuliers : en plus du changement de paradigme avec le taux de crédit, cela rendrait le crédit à taux fixe plus élitiste car apport de capital plus exigeant, moins de transactions immobilières car les particuliers pourraient être exposés à un défaut de paiement, ce qui provoquerait une instabilité du marché immobilier.
Un des seuls avantages avec le passage progressif à taux de crédit variable, c’est une meilleure liquidité des biens immobiliers et une baisse substantielle des prix de ventes. Selon moi, je ne sais pas et s’ils y a des études qui le démontrent, je suis preneur.
Actuellement, rien n’est fait puisque le lobbying bancaire fait pression avec la Commission Européenne pour qu’il y es de la souplesse de la réglementation voire pérenniser le système immobilier au-delà de 2032.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Cela ne vous fait ni chaud ni froid ou est-ce que vous êtes inquiet de la fin de cet avantage que nous avons actuellement en France ?