Pour ma part je pense qu’un levier3 est une folie mais une petite partie de ma poche action sur du 2 ne me paraît pas incohérent (je ne depasserais pas les 20 pourcent). Je ne parle pas des ETF short non plus
Actuellement sur mon pea je suis autour de 10 pourcent plus sur du MSCi usa que du Nasdaq qui me paraît trop volatil
Conscient que je suis tombé sur un très bonne période les résultats sont plutôt positif pour le moment
De ce que j’en sais, le beta slippage et le volatility drag c’est la même chose. En revanche, il y a bien un deuxième grand danger : le « coût » de financement du levier. Car pour créer un effet de levier il faut emprunter de l’argent. Et à cela s’ajoute des frais de gestion relativement élevés.
Quand les taux sont faibles, le coût du levier est presque négligeable (TER + taux faibles). Par contre, quand les taux sont élevés, cela peut peser très lourd et la performance de l’indice de référence doit être importante pour compenser.
La conséquence est que les ETF à levier sont un double pari : non seulement sur une tendance haussière du marché, mais également sur une situation de taux avantageuse.
Or la période 2000-2026 est une période caractérisée mar des taux historiquement faibles. Et depuis 2010, le marché US a une performance extraordinaire, bien supérieure à sa moyenne historique : avec en plus relativement peu de volatilité. Beaucoup de backtests sont donc biaisés par ces conditions extrêmement favorables au levier.
Enfin, le danger ultime pour les ETF à levier, c’est le cygne noir. Les backtests qui ont essayé de reproduire le comportement d’un ETF à levier lors de la Bulle Internet ont montré un drawdown de près de 90% pour le S&P500 x2, et de plus de 99% pour le Nasdaq-100 x2.
La puissance des « intérêts composés » fait que historiquement, même en remontant (bien) plus loin que 2000, même en incluant les krachs et les périodes de taux d’intérêt élevés, le levier semble réussir tout de même à performer ; mais il faut garder en tête que c’est aux prix d’une volatilité extrêmement importante et de longues périodes de sous-performance parfois immense.
Non justement, il y a les frais de gestion, auxquels s’ajoutent le coût de l’emprunt : le taux d’intérêt interbancaire, qui est directement lié aux taux directeurs des banques centrales. En période de taux élevés, le levier sous-performe systématiquement.
Et je parle bien des leviers x2. Les drawdown sont aussi élevés parce que la chute a duré 3 ans, le beta slippage a donc complètement détruit la performance. Néanmoins, après vérification on serait plus proche des -80% que des -90% pour le S&P500 x2, mais il faut aussi prendre en compte le fait que la tech pesait alors beaucoup moins lourd dans l’indice qu’aujourd’hui, donc en cas de krach directement lié à la tech…
Sinon pour prendre des données réelles, on peut observer sur les ETF à levier ayant réellement vécu un krach un drawdown de plus de -80% en 2008, autant sur le S&P500 x2 que sur le Nasdaq-100 x2.
Pour répondre, un ETF à effet de levier (LONG) est à privilégier lors des périodes de crash pour maximiser les gains et un ETF à effet de levier (SHORT) permet de hedger ses positions si l’effet d’euphorie est trop intense sur le marché. Je crois sur des back tests S&P500/MSCI World sur plusieurs dizaines d’années, l’effet de levier gagne à peine légèrement par rapport à des ETF classiques pour des frais plus élevés.
0,6 c’est le TER, les frais de gestion. Les frais de gestion c’est différent du coût de l’emprunt.
On paie une fois le taux d’intérêt sur chaque somme empruntée. Si c’est du x2, on emprunte une fois et paie une fois le taux d’intérêt. Si c’est du x3 on emprunte deux fois et on paie deux fois le taux d’intérêt.
se dégager du cash pour inclure des actifs diversifiants à son portefeuille et optimiser le rendement/risque. Exemple, au lieu d’etre 100% actions je prends 50% de LWLD 25% obligations 25% or, je conserve donc une exposition 100% actions mais en bonus j’ai 2 actifs décorrélés qui peuvent me permettre de rééquilibrer en cas de crise.
Gonfler son exposition actions quand le marché est haussier et l’alléger quand il ne l’est pas. Exemple, le World passe au-dessus de sa MM200, je mets une partie de mon PEA sur LWLD. Il repasse sous sa MM200, je vends le levier et je mets la somme sur du monétaire à la place. Ainsi j’évite les grosses chutes et je profite des tendances haussières.
J’ajoute que ceux qui ont simulé des ETFs à levier x2 sur le long terme trouvent un rendement X1,5 et une volatilité effectivement x2, par rapport au X1
Donc souvent il est plus efficient en terme de rendement/risque de s’exposer davantage au marché actions X1 plutôt que prendre du levier
Sauf si c’est comme écrit par le message aussi au dessus, pour utiliser ce x2 pour à côté diversifier sur beaucoup moins volatil (obligataire par exemple)
Suivre les tendances est plus compliqué et risqué. Surtout on s’éloigne de l’idée passive de l’etf. Mais bien sûr ça peut se faire