Finance 100% crypto

Bonsoir Ă  tous,

Ayant une très forte conviction pour les cryptos, je me suis posĂ© rĂ©cemment une question : Est-ce possible aujourd’hui d’investir 100% en crypto? Bien sur je ne parle pas de 100% de BTC ou d’ETH, mais d’être diversifiĂ© dans diffĂ©rente classe d’actif, mais dans l’écosystème crypto. Avec l’arrivĂ© des RWA, on peut maintenant accĂ©der Ă  la bourse traditionnelle simplement en restant dans l’écosystème crypto. RealT ou autre permettent d’investir dans l’immobilier, etc. Les stable coins rapportent en moyenne 5% annuel net, ce qui est plusieurs fois le rendement d’un livret A. Sans parler des cartes telles que Gnosis pay, qui permettent de payer en crypto, tout en rĂ©cupĂ©rant un cashback. Les prĂŞts sont aussi possible. Bref, tout ce que l’on peut demander d’une banque traditionnelle. Je voulais juste prendre quelques avis avant de potentiellement faire le grand pas. Bien sĂ»r, j’ai prĂ©vu de garder mon matelas de sĂ©curitĂ© dans une banque traditionnelle sur livret. Je pensais faire après le matelas de sĂ©curitĂ© rempli, 20-30% de stable coins Ă  5.5% annuel, 20-30% de crypto solide telles que BTC/ETH, peut etre 10% sur RealT et autres plateformes, et 20% en coins plus « petits Â» telle que Aave, TAO, etc. Le point fort et qu’il n’y aura pas d’impĂ´ts tant qu’on ne sort pas de l’écosystème crypto, donc passer de BTC Ă  RealT ( par exemple ) ne coute rien, contrairement en finance traditionnelle. Si jamais vous avez un avis sur le sujet, je suis preneur.

Merci et bonne soirée à vous

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Bonsoir Ă  toi,

Je me permet de te donner mon avis sur le sujet.
Tout d’abord, je tiens à dire que je ne suis pas un grand connaisseur des cryptos de manière générale. Je connais BTC, ETH, et SOL (leur fonctionnement, intérêt et points faibles) mais ne connais pas en détail les autres cryptos et projets tel que RealT. Ma réponse ne sera donc pas en lien direct avec les projets précis mais portera plutôt sur l’écosystème crypto de manière générale.

J’achète à titre personnel du BTC chaque semaines, car je crois en son intérêt. En revanche, le secteur des cryptomonnaies va selon moi être chamboulé par la nouvelle technologie de l’avenir : les ordinateurs quantique. L’or par exemple est intéressant sous forme physique, car tangible. Le BTC quant à lui ne repose pas sur le fait qu’il soit physique mais sur une technologie qui est aujourd’hui très puissante, mais qui deviendra peut-être obsolete face au quantique. Ta stratégie est donc bonne sur le papier : évitement de la fiscalité, rendements nettement supérieurs, possibilité de diversification. Mais il y a une chose à laquelle tu n’est pas diversifié, c’est la technologie sous-jacente des actifs que tu utilises.

On pourrait penser que c’est la même chose avec la bourse par exemple. Le quantique pourrait potentiellement un jour réduire à néant le système boursier actuel car le technologies sous-jacentes deviendront obsoletes. Sauf que là, on parle du système économique mondial. Aucun pays ne laissera une telle chose se produire. Le système financier mondial ne repose pas à l’heure actuel sur le système des cryptos, et les acteurs principaux sont certes assez gros, mais pas assez pour pouvoir contrer ce genre de puissances.

Alors voila mon avis : oui, les possibilités de gains sont plus élevées et soutenues par un évitement de la fiscalité. Mais pour rappel, tu auras malgré tout des impôts à payer lors de tes échanges de cryptos vers de l’euro (si besoin), et surtout es-tu certains que dans 20 ans tes cryptos existeront toujours ?
Je ne pense pas que dans les 20 prochaines années les cryptomonnaies disparaitront, mais je pense en revanche qu’elles seront obligées de changer de formes, de s’améliorer. Ces coûts de R&D, peu d’entreprises les supporteront.

Bon courage pour ton projet, je te souhaite d’y arriver si c’est ce que tu souhaites réellement.

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Hello

a 100% ca semble un peu fou mais oui tu peux tester.
Hasheur dit essayer de faire du crypto first (gold, etc). A mon avis, il le fait avec un comptable et une societe pour que ce soit maitrisé.

par contre tu te trompes sur l imposition sur realt, tu paies comme si tu reçevais un dividende (par defaut flat tax). ca devrait etre egalement le cas des rendements de pret. verifie bien pour chaque mecasnisme (liquidity providing, etc)

sous certaines conditions, tu deviens un pro. (je n ai pas retenu dsl)

si tu n es pas carré dans ton suivi tu t exposes a un controle fiscal et des signalements sur la lutte contre le blanchiement.

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Bonjour,

DĂ©jĂ  merci pour ton retour, c’est vrai que je n’avais pas pensĂ© Ă  ce facteur. Le quantique sont encore loins c’être fonctionnel pour le « grand public Â» ( pas sĂ»r de terme mais je me comprend… ). Cependant, c’est un risque que je n’avais pas pris en compte en effet. Il faudrait d’abord voir ce que les diffĂ©rents projets proposent pour contrer ce risque. Pour dans 20 ans, est-ce que mes cryptos existeront toujours, je pense personnellement que oui : je n’investit que sur des projets solides mais dans diffĂ©rents domaines. AAVE, un des leaders de la DeFi, BTC sans problème et ETH ou Solana, qui pour l’instant reste très solide pour les prochaines annĂ©es.

Je vais me renseigné sur le quantique, et les risques associés car je ne suis pas bien renseigné sur le sujet.
Encore merci Ă  toi!

Salut,

Merci beaucoup, je ne savais pas que RealT était imposable même lorsque que on ne sort pas de l’écosystème crypto. Pour le reste, je n’aurais potentiellement que les paiements en crypto avec gnosis imposable à 30% lors de la conversion en fiât, c’est le seul côté que j’appréhende. Il faut que je me renseigne sur le côté fiscal également, pour ne pas avoir de problème dans le futur. Merci beaucoup et bonne journée !

Je ne suis pas un grand connaisseur, mais quelques point d’attention (et n’hésitez pas a contredire si je dis des bêtises) :

  • Les stables coins ne sont pas infaillible. Et leur collatĂ©ral ne sont pas forcĂ©ment des dollars.
    Ce qui peut entraĂ®ner que le collatĂ©ral peut Ă©voluer plus vite (et donc j’imagine qu’ils donnent des meilleurs taux de rendement qui sont très attrayant) ou moins vite, ce qui peut entraĂ®ner une chute fatale du « stable Â» coin.
  • 4% ça semble beaucoup par rapport a un Livret A, mais c’est le taux classique en dollar. Pas besoin d’avoir des crypto pour ça. Et si ça peut paraitre un bon taux, il faut aussi prendre en compte que l’inflation US est supĂ©rieure a l’inflation UE. Donc l’USD a des chances de baisser par rapport a l’Euro.
  • Le cashback ça n’existe pas que en crypto non plus. Jusqu’à 4% chez Etoro par exemple.
  • Attention a tracer absolument TOUT ce que tu fais, parce que sinon, c’est pas une taxe de 30% sur la plus-value qui est appliquĂ©e, mais une taxe de 60% de la valeur total !!! Et si tu restes full environnement crypto avec des stables, des actions, de l’immo et que tu arbitres prendant des annĂ©es, ça m’étonnerait que tu soit capable de montrer d’oĂą vient l’argent et de justifier de tes plus-value.
    (A mon avis, le système fiscal actuel n’est pas tenable et devrait évoluer vers quelque chose qui ressemble aux mondes des actions CTO, et du coup l’avantage du full crypto tombera a l’eau)
  • Attention aux pertes, vol, escroquerie etc… Tu es maĂ®tre de ton argent. On a toujours l’impression qu’on est plus malin que les autres et qu’on est capable de garder ses crypto en lieu sĂ»r soit mĂŞme, mais c’est pas si simple, et le risque est rĂ©el.

Hello,
Je peux te répondre au niveau de la DEFI sur les stablecoin (usdt et ou usdc). Je suis actuellement sur la plate-forme app.beefy.com (plate-forme décentralisé servant de proxy pour de nombreuses autres plates-formes décentralisé) qui propose de très bon rendement (de 15 à 30%) avec les stablecoin.
Si jamais tu es intéressé, regarde les protocoles stablecoin sur la Blockchain avalanche sur cette plate-forme et tu ne seras pas déçu.
Bon continuation

Salut Ă  tous,

Je comprends l’idée du “tout-crypto” après le matelas de sécu, mais il y a 3 angles qu’il faut verrouiller avant de faire le saut : fiscalité FR (ce qui est ou non imposable dans l’écosystème), cadre réglementaire EU (MiCA, surtout pour les stables) et risques spécifiques (dépeg, smart-contracts, contrepartie RWA, tenue de registres/AML).

Sur la fiscalité FR, deux points clés contredisent l’idée “pas d’impôt tant qu’on reste on-chain” :
• Les échanges crypto→crypto ne déclenchent pas d’imposition sur la plus-value (régime 150 VH bis) tant qu’il n’y a pas conversion en monnaie fiat ou paiement d’un bien/service. En revanche, payer avec une carte type Gnosis/crypto (dépense d’un actif) est une cession imposable. 
• Les revenus perçus dans l’écosystème restent imposables l’année de perception : loyers de RWA, intérêts/prêts, staking, etc. Par défaut : PFU 30 % pour les revenus de capitaux mobiliers (dividendes/intérêts) et BNC pour certaines activités (mining/staking selon les cas). Autrement dit, encaisser des loyers tokenisés ou des intérêts de prêt n’est pas fiscalement neutre même sans sortie en €. 

Sur RealT (ou équivalents RWA immobiliers US) : la plateforme indique recourir à une exemption de retenue à la source US (de minimis), mais côté France, les loyers que tu touches restent des RCM à déclarer (soumis au PFU ou au barème). Et pour tout revenu US, il faut en pratique un W-8BEN pour faire valoir le traité et éviter la retenue standard. Donc oui, tu peux rester on-chain, mais ta fiscalité FR s’applique. 

Sur les stablecoins : attention à la confusion “5–5,5 % net garanti”. Depuis l’entrée en vigueur de MiCA sur les stablecoins (ART/EMT), les émetteurs et même les CASP EU n’ont pas le droit de rémunérer les détenteurs (interdiction d’“interest/remuneration”). Les rendements affichés en Europe viennent donc de protocoles tiers (DeFi, MMF tokenisés, etc.), avec risque smart-contract/contrepartie et sans garantie. Et il y a un risque de dé-peg (ex. USDC en mars 2023). 

Côté réglementaire/AML : si tu utilises des plateformes hors de France, pense à la déclaration 3916-bis de tes comptes d’actifs numériques à l’étranger (amende en cas d’oubli). Tenue d’un journal précis (PRU, dates, flux) indispensable — c’est ce qui évite les redressements et pénalités. 

Je partage aussi la réserve de @Maxime171 sur le risque quantique, mais il faut la cadrer : aujourd’hui, le risque est prospectif ; les standards post-quantiques (NIST FIPS 203/204/205) sont publiés et l’écosystème pourra migrer, même si ce ne sera pas trivial. C’est un risque techno systémique qui plaide contre un portefeuille 100 % centré sur la même pile crypto, pas un “game over” à court terme. 

Sur la stratégie que tu proposes (après matelas en banque) :
• 20–30 % stables : en EU, oublie la “rente de l’émetteur”. Si tu veux du rendement, ce sera via protocoles (ou fonds monétaires tokenisés régulés) → limite la taille par protocole, surveille la liquidité et le risque de perte en capital (exploit/bug). Ne mets pas plus de 5–10 % par protocole et évite les APY anormalement élevés (subventions temporaires). 
• 20–30 % BTC/ETH : logique comme cœur. Formalise un cadre de désengagement (paliers ou DCA inversé) pour éviter les regrets en haut de cycle. (Fiscalement neutre en crypto-crypto, imposable à la sortie en €.) 
• ~10 % RWA (RealT & co.) : considère ça comme revenus imposables (RCM) + risque juridique émetteur/actif sous-jacent. Diversifie par actif/plateforme et vérifie la chaîne de propriété (droits des porteurs, gouvernance, recouvrement). 
• ~20 % alts (AAVE, TAO, etc.) : borne le poids unitaire (2–3 % par ligne max), triggers clairs de prise de profit (x2 = retour du capital), stops temporels et pas de levier sur cette poche.

Et deux garde-fous pratiques si tu veux réellement un portefeuille “crypto-first” :
1. Custody : ≥ 70 % en self-custody (hardware, multi-sig si taille significative), 20–30 % sur CEX régulés (sécurité opérationnelle, fiat-rails), séparation stricte des clés et sauvegardes.
2. Concentration des risques : pas plus de 50 % sur une seule blockchain d’exécution (EVM/Solana…), pas plus de 30 % agrégé sur stables d’un même émetteur, pas plus de 10 % sur un seul protocole DeFi. Ça ne diversifie pas la “classe d’actifs”, mais ça fractionne les points de défaillance.

Enfin, point soulevé par @R_C : tu as raison de te pencher d’abord sur la fiscalité au cas par cas (RWA, lending, LP…). Le cadre FR est clair sur les cessions (150 VH bis) et sur l’imposition des revenus perçus (PFU/BNC). Là où beaucoup se font piéger, c’est l’absence d’historique fiable. Sans PRU traçable, l’administration peut estimer un coût nul (et taxer la totalité de la cession). Mieux vaut sur-documenter que l’inverse. 

En synthèse : vivre “crypto-first” est faisable, mais “100 % crypto” (hors matelas) te laisse exposé au même régime de risques (techno/réglementaire/market-structure). Si tu le fais, impose-toi des quotas par protocole/émetteur, accepte que la rente des stables en EU n’est pas garantie par l’émetteur (MiCA), traite les revenus on-chain comme imposables l’année de perception, et tiens une comptabilité nickel (et 3916-bis si comptes hors FR). Ça ne tue pas la thèse, ça la rend soutenable.

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Bonsoir,
Vraiment désolé je n’avais pas vu ta réponse. Merci beaucoup, t’as vraiment super bien détaillé, c’est vraiment super. En effet c’est surtout le côté fiscal qui me rends perplexe… on a un super pays mais bon les impôts c’est pas fifou. Je vais me renseigner sur tout ça, et encore mille merci, tu m’as grandement facilité la tache !!

Salut,
Je ne connais pas du tout, je vais aller check ça ! Merci !