Bonjour à tous,
Je suis actuellement ingénieur en IA. J’ai un bon salaire, j’investis depuis plusieurs années, et il m’arrive aussi de conseiller mon entourage sur les sujets d’investissement et de gestion patrimoniale.
En réfléchissant à la suite de mon parcours, je me rends compte qu’en restant salarié en France, on atteint assez vite un plafond de revenus, sauf à basculer vers du management. Dépasser 100 k€ brut semble relativement rare sans prendre ce type de poste, et même à ces niveaux, le net perçu reste assez limité au regard de la charge fiscale. De mon côté, cela me pousse à m’interroger sérieusement sur une sortie du salariat si je reste en France.
Aujourd’hui, je vois surtout deux options :
-
Le freelance dans l’IT
C’est une piste logique compte tenu de mon profil, mais j’y vois aussi certaines limites. Dans beaucoup de cas, cela ressemble à du salariat déguisé : dépendance à un seul client, rémunération au temps passé, plafond de revenus toujours lié à sa propre disponibilité. -
Le métier de CGP “indépendant”
C’est surtout ce point que je souhaite creuser ici.
Ce qui m’attire dans ce métier, au-delà de l’aspect entrepreneurial, c’est aussi la liberté qu’il semble offrir : travailler d’où l’on veut, quand on veut, et avec qui l’on veut. Cette flexibilité est pour moi un vrai argument.
J’ai été approché par plusieurs CGP appartenant à différents réseaux, notamment Prodémial / Stellium et Inovea. J’ai participé à certains de leurs événements pour mieux comprendre le métier, leur fonctionnement et leur modèle économique.
Ce que j’ai retenu de Prodémial / Stellium
Points positifs :
- réseau ancien et bien implanté ;
- plus de 4 000 CGP enregistrés ;
- gamme d’offres large ;
- nombreuses formations via la Prodémial Business School et l’écosystème associé, notamment pour les habilitations ;
- bonne ambiance sur le terrain, même si cela dépend forcément des personnes rencontrées.
Points négatifs :
- réputation assez mauvaise sur internet ;
- la clientèle ne semble pas réellement “appartenir” au CGP ;
- manque global de transparence sur les informations disponibles en ligne ;
- système de rémunération complexe ;
- forte mise en avant d’événements internes payants ;
- communication internet très encadrée, voire limitée.
Ce que j’ai retenu d’Inovea
Points positifs :
- fonctionnement qui me paraît plus transparent ;
- informations plus faciles à trouver sur les produits et sur les CGP du réseau ;
- outil de gestion (Filianse) qui semble plus moderne ;
- la clientèle semble appartenir davantage au conseiller, notamment avec le changement de statut à l’Orias (MIA → COA) ;
- certains produits me parlent davantage, par exemple Corum ;
- possibilité de travailler au choix aux honoraires ou en rétrocommissions ;
- communication internet possible, dans le cadre du réseau et sous son nom.
Points négatifs :
- système de rémunération lui aussi complexe.
Mon ressenti global
Dans les deux réseaux, j’ai l’impression qu’il existe aussi un plafond de revenus si l’on reste uniquement sur une activité de conseil sans développement d’équipe.
Ce qui est mis en avant, ce sont surtout les top performers : des CGP avec plusieurs millions, voire dizaines de millions d’encours conseillés, et/ou un fort développement d’équipe, qui peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros de CA annuel, parfois davantage.
Ce modèle m’interpelle, car il ne repose plus seulement sur son propre temps de travail, mais aussi sur un levier humain : développement de filleuls, animation d’équipe, revenus récurrents sur la production des personnes en dessous de soi, parfois sur plusieurs niveaux. D’un point de vue entrepreneurial, je comprends bien l’intérêt du système.
En revanche, j’y vois aussi un vrai risque : celui de faire passer le recrutement et la vente de produits avant la qualité du conseil, avec un possible conflit d’intérêt vis-à-vis du client.
Mes questions
J’aimerais beaucoup avoir des retours concrets de personnes qui sont ou ont été chez Stellium / Prodémial ou Inovea :
- Quel était votre CA annuel ?
- Pour quel niveau d’encours conseillé ?
- Avec ou sans développement d’équipe ?
- En pratique, combien gagne un CGP moyen dans ces réseaux ?
- Et combien peut espérer gagner un CGP qui fonctionne bien, sans forcément être dans le top 1 % ?
Je serais aussi très intéressé par des retours de personnes travaillant dans des cabinets 100 % honoraires, même si j’ai l’impression que ces structures sont assez rares en France :
- Comment fonctionne votre modèle ?
- Comment suivez-vous les clients dans la durée ?
- Quel ordre de grandeur de CA / rémunération peut-on envisager ?
Enfin, j’ai aussi entendu parler de collectifs de CGP ou de structures plus mutualisées. Si certains ici en font partie, je serais preneur d’un retour sur :
- le fonctionnement concret ;
- le mode de rémunération ;
- et, si possible, quelques ordres de grandeur chiffrés.
Je cherche surtout des retours d’expérience honnêtes, concrets, idéalement avec des chiffres indicatifs, pour mieux comprendre ce qu’il est réellement possible de construire dans ce métier selon le type de structure.
Merci d’avance à ceux qui prendront le temps de lire et de répondre.