@Sami7
Je trouve le sujet intéressant, mais je le mettrais plutôt dans la case “diversification / impact” que dans la case “performance”.
L’agricole français, ça peut prendre plusieurs formes, et elles n’ont pas du tout le même profil :
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financement de cheptel, comme évoqué par @Semper et @Michel4 ;
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foncier agricole via GFA / foncière ;
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financement participatif de projets agricoles ;
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parts de foncières solidaires type Terre de Liens ;
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achat direct de terres, mais là c’est vite un autre métier.
Sur les vaches, oui, il existe des acteurs comme MyMarguerit / Gestel. Le principe est assez simple : tu finances des bovins, ils sont loués à des éleveurs, et tu touches un rendement. MyMarguerit présente ça comme un actif tangible avec revenu régulier, et Gestel explique bien le mécanisme côté éleveur : rachat ou financement du cheptel, puis remise en location à l’exploitation.
Sur le papier, c’est séduisant. Mais je serais prudent. Ce n’est pas un livret agricole. Il faut lire le contrat en détail : qui porte le risque sanitaire, qui assure les animaux, comment se passe la revente, quelle liquidité, quels frais, que se passe-t-il si l’éleveur a un problème, quelle fiscalité, etc. Et surtout, il faut vérifier que l’offre est bien autorisée / encadrée. L’AMF rappelle que les offres en “biens divers” doivent être enregistrées, et que les arnaques ont déjà concerné des cheptels bovins, vins, champagnes, etc.
Pour le foncier agricole, c’est encore autre chose. Tu peux avoir des GFA ou des foncières. L’idée est plus patrimoniale : détenir indirectement des terres louées à des agriculteurs. C’est assez concret, souvent peu volatil, mais généralement peu liquide et pas forcément très rémunérateur. Il peut y avoir des avantages fiscaux dans certains cadres, notamment transmission / IFI, mais il ne faut pas acheter uniquement pour la fiscalité.
Terre de Liens, par exemple, est très cohérent si ton objectif est surtout de soutenir l’installation agricole et le bio/local. Mais ce n’est pas un produit de rendement. La Foncière précise qu’elle n’a pas prévu de verser de dividendes, et que l’intérêt est surtout l’impact, l’éventuelle revalorisation des parts et l’avantage fiscal.
Donc à mon avis, il faut clarifier ton objectif.
Si tu veux soutenir la filière, Terre de Liens ou des projets agricoles bien choisis peuvent avoir du sens.
Si tu veux du rendement régulier, le cheptel peut être étudié, mais avec beaucoup de prudence sur le contrat, la liquidité et les risques.
Si tu veux diversifier ton patrimoine, un petit ticket sur un GFA ou une foncière agricole peut se défendre.
Si tu veux améliorer fortement ta performance globale, je serais plus sceptique. Les rendements affichés peuvent paraître corrects, mais ce sont souvent des placements peu liquides, spécifiques, avec des risques difficiles à évaluer pour un particulier.
Perso, je ne mettrais pas une grosse part de patrimoine là-dessus. Je verrais plutôt ça comme une poche satellite, peut-être 2 à 5 % du patrimoine financier maximum au départ, histoire de tester et de comprendre. Pas comme une alternative à un PEA, une AV ou un CTO bien diversifié.
Les questions que je poserais avant de signer quoi que ce soit :
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le produit est-il enregistré / autorisé ?
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quel est le rendement net de tous frais ?
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quelle fiscalité ?
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quelle durée de blocage réelle ?
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comment je récupère mon argent ?
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qui porte les risques sanitaires / climatiques / économiques ?
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y a-t-il une garantie réelle ou seulement un discours commercial ?
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existe-t-il un marché secondaire ?
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combien l’intermédiaire prélève-t-il ?