Liberté financière : vivre de ses revenus passifs ou avoir la liberté de choisir ?

Lorsqu’on parle de liberté financière, on retrouve souvent la même définition.

Accumuler suffisamment de patrimoine pour que les revenus générés par celui-ci couvrent l’ensemble de ses dépenses.

Que ce soit grâce aux dividendes, à l’immobilier, aux SCPI ou à d’autres investissements, l’objectif est généralement le même : ne plus avoir besoin de travailler pour vivre.

C’est une vision que je comprends parfaitement.

Mais plus le temps passe, plus je me demande si la liberté financière ne pourrait pas avoir une autre définition.

Car au fond, combien de personnes rêvent réellement de ne plus jamais travailler ?

Personnellement, je ne suis pas certain que l’absence totale de travail soit ce que je rechercherais.

En revanche, je comprends parfaitement l’envie de pouvoir choisir.

Choisir son activité.

Choisir son rythme de travail.

Choisir de réduire son temps de travail pour être plus présent auprès de sa famille.

Choisir un métier qui a davantage de sens, même s’il est moins rémunérateur.

Choisir de refuser une opportunité professionnelle qui ne correspond pas à ses valeurs.

Pour moi, c’est peut-être là que commence une forme de liberté financière.

Prenons deux exemples.

La première personne possède un patrimoine important qui lui permet de vivre entièrement de ses revenus passifs. Elle n’a plus besoin de travailler.

La seconde possède une épargne plus modeste, mais suffisante pour vivre plusieurs mois, voire plusieurs années, sans revenus. Elle exerce un métier qu’elle apprécie et sait qu’elle peut quitter son emploi sans mettre en danger sa situation financière.

Laquelle des deux est la plus libre ?

Je n’ai pas la réponse.

Et je pense justement que c’est une question intéressante.

Personnellement, je me suis retrouvé confronté à cette réflexion lors de la naissance de mon premier enfant.

J’ai fait le choix d’être davantage présent auprès de ma famille pendant cette période importante. Cette décision a été plus facile à prendre parce que je disposais d’une certaine sécurité financière.

À ce moment-là, je ne me suis pas senti libre parce que je pouvais vivre de revenus passifs.

Je me suis senti libre parce que je pouvais choisir comment utiliser mon temps.

Plus j’avance, plus je réalise que l’argent apporte surtout de la tranquillité d’esprit et du pouvoir de décision.

Pouvoir traverser une période difficile sans stress.

Pouvoir changer de voie professionnelle.

Pouvoir prendre du temps pour ses proches.

Pouvoir ralentir lorsque cela devient nécessaire.

Finalement, la liberté financière est-elle une question de revenus passifs ou une question de choix ?

Peut-être que les deux visions se complètent.

Peut-être aussi que chacun place le curseur à un endroit différent selon son âge, sa situation familiale ou ses aspirations.

De mon côté, je me demande si la véritable liberté financière n’est pas moins liée au fait de ne plus travailler qu’au fait de pouvoir choisir comment travailler et comment vivre.

Et vous, quelle est votre définition de la liberté financière ?

Est-ce le moment où vos revenus passifs couvrent toutes vos dépenses ?

Ou est-ce le moment où vous avez suffisamment de marge financière pour prendre vos décisions sans que l’argent soit votre principale contrainte ?

Hello,

je suis plutot de ton avis. La liberté financière, c’est la liberté tout court, et donc de choisir (pourquoi pas ne rien faire).

J’entrevois le point ou je pourrai choisir, dans environs 5 ans (si rien ne viens perturber le monde financier d’ici la, autant dire que je vise plutot 10 ans :wink: ). Du coup je passe beaucoup de temps à y réfléchir et je ne m’imagine pas etre oisif (sauf au tout début, peut etre). La vrai liberté, c’est d’avoir une activité ou tu es pressé de te lever le matin pour y aller, que tu ne subisse rien.

Si c’est activité est peu, ou pas rémunératrice (associations par exemple), tant pis, tu y trouve ton bonheur intellectuel et (surtout) humain. Je n’ai pas de doute sur le fait d’etre capable de m’occuper tous les jours, j’en ai beaucoup plus sur le fait de ne plus me sentir membre d’une equipe, d’un projet, etc …

La vraie liberté, pour moi, sera de choisir cette activité la, en fonction de ce qu’elle m’apporte humainement, et plus financièrement.

epo

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Complètement d’accord avec cette vision.

J’en profite pour placer cette citation d’un grand philosophe contemporain qui me paraît pertinente ici :

“Having money isn’t everything, not having it is.”

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Je me retrouve davantage dans la notion d’autonomie que dans celle de revenus passifs.

Les expatriations m’ont appris qu’il est difficile de prévoir où l’on sera dans 5 ou 10 ans. Du coup, j’ai surtout cherché à construire quelque chose de simple, liquide et flexible.

Pas pour ne plus jamais travailler, mais pour avoir des options quand la vie décidera de changer les plans. Que ce soit pour faire face à un obstacle ou saisir un beau projet auquel je n’aurais même pas pensé aujourd’hui.

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