Liberte financière

Bonsoir.
Bcp parlent de liberté financière.
En gros si on vise une rente de 2000€/mois pour etre tranquille.
Il faudrait combien en patrimoine?
C’est une question un peu bête mais c’est juste pour se rendre compte un peu de l’epargne nécessaire avec une rente raisonnable.
Merci

Salut :slight_smile:

Environ 700k€ avec un taux de retrait à 3,5% par an, normalement ça te garantie tes 2k par mois sans jamais réduire ton capital.

Merci. Cela m’aide bcp dans la perspective d’une perte d’emploi pour l’un ou l’autre de mon couple.
On doit encore agrandir notre capital.
Merci

Juste une question, c’est quoi la strat quand le S&P500 perd 50% et mets 13 ans à remonter à son niveau initial, comme c’est arrivé au début des années 2000 ???

Tu continues à retirer 3,5%? Donc à baisser ta rente ?
Ou bien tu augmente le pourcentage pour conserver le même niveau de rente ?

Quel est ton capital après les dix ans de baisse ?

La strat c’est de ne pas avoir les 700k sur le S&P 500 :wink:
Le terme « patrimoine » a été employé, ça englobe plusieurs classes d’actifs !

C’est faux. Le capital va varier durant la phase de retrait. Le but de cette stratégie est une rente fixe (plus inflation) sur X années. Le capital ne doit jamais tomber à 0. Le taux de retrait devrait permettre au capital de remonter en cas de grosse baisse boursière. Cette stratégie n’est pas infaillible, mais le taux est choisi pour avoir un bon taux de succès sur un certain nombre d’années. Renseignez vous sur la règle de 4% (ce taux de retrait doit être adapté en fonction de vos conditions personnelles).

Pour ce genre de but, si il y a perspective de retrouver un emploi, ou que le deuxième salaire aide, le taux de retrait pourrait être bien plus élevé.

2 « J'aime »

Le principe de la « rente » et du taux de retrait

Le principe est de vivre des revenus générés par votre patrimoine, sans avoir à y toucher. C’est ce qu’on appelle la « règle des 4% ». Cette règle, issue d’une étude américaine, suggère qu’un retrait annuel de 4 % de votre patrimoine permet de faire face à l’inflation et de ne pas épuiser votre capital.

Le calcul

Pour obtenir une rente de 2 000 € par mois, soit 24 000 € par an, vous devez appliquer cette règle à l’envers.

  1. Revenu annuel souhaité : 2 000 € x 12 mois = 24 000 €
  2. Calcul du patrimoine nécessaire : Revenu annuel / Taux de retrait
    24 000 € / 4 % = 24 000 € / 0,04 = 600 000 €

En théorie, avec un patrimoine de 600 000 €, vous pourriez vivre avec une rente de 24 000 € par an sans jamais entamer votre capital.

Pourquoi ce calcul est-il « raisonnable » ?

Le taux de retrait de 4 % : C’est une moyenne. Certains experts estiment qu’il peut être plus bas, autour de 3-3,5 %, pour plus de sécurité. Mais 4 % est souvent considéré comme un bon point de départ pour une estimation.
Les rendements :Le calcul suppose que votre patrimoine est investi et rapporte plus de 4 % par an en moyenne (en incluant les dividendes, les plus-values, les loyers, etc.).
L’inflation : Le calcul tient compte de l’inflation. Les 4 % que vous retirez sont censés être ajustés chaque année pour maintenir votre pouvoir d’achat.

Mise en garde et précisions

Ce chiffre de 600 000 € est une estimation qui dépend de plusieurs facteurs :

Le type d’investissement :Il ne s’agit pas d’avoir 600 000 € sur un compte courant, mais d’avoir un patrimoine investi de manière diversifiée :
Immobilier locatif : les loyers nets de charges et d’impôts.
Assurance vie : les retraits d’un fonds euro ou des plus-values sur des unités de compte.
CTO (Compte Titres Ordinaire) : les dividendes d’actions et les plus-values réalisées.
SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) : les loyers distribués.
La fiscalité : La rente de 2 000 € n’est pas nette d’impôts. Les revenus de vos placements sont imposables, et il faut en tenir compte. Le chiffre de 600 000 € ne tient pas compte de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), qui pourrait s’appliquer si votre patrimoine immobilier est important.
Le train de vie : Si votre loyer est déjà de 1 500 € par mois, une rente de 2 000 € ne vous laissera que 500 € pour vivre. Il est donc essentiel de calculer au préalable votre budget mensuel pour savoir si 2 000 € sont suffisants pour vous.

En conclusion, pour générer une rente mensuelle de 2 000 €, il faudrait un patrimoine d’environ 600 000 € investi de manière diversifiée.

3 « J'aime »

Je te propose de regarder une très bonne vidéo faite par bourseko avec notamment Delmas Xavier qui résume assez bien le principe de liberté financière et les différentes formes possible mais aussi le réel capital nécessaire pr être totalement libre (teaser: plusieurs millions )

Et vous ne payez jamais d’autre impôt que L’IFI ? Pas de PS sur AV ? Pas de Flat-tax sur CTO ?

Personnellement, je reste très sceptique sur ce type d’estimation. Dégager 4% nets nécessite quand-même d’avoir une partie non négligeable en actifs risqués, et donc avec de la volatilité rendant certaines périodes bien compliquée, sans aller chercher l’exemple de la décennie perdue. Des années mauvaises il y en aura d’autres.

Bref, on peut rêver, avoir des besoins modestes, mais se dire qu’avec 600k on pourra appliquer la même stratégie qu’une personne qui a 4 millions de patrimoine et donc avec une grosse capacité à moduler ses retraits si nécessaire me semble bien utopique.

1 « J'aime »

Bonjour
Peux tu partager le lien vers cette vidéo?
Merci

En tapant bourseko + fire, on tombe dessus en 1 clic…
Pas gagné l’indépendance ! :wink:

1 « J'aime »

La règle des 4%: Bill Bengen pensait qu’on ne pouvait retirer que ça… maintenant il dit qu’on peut faire mieux
En 1994, Bill Bengen a bouleversé le monde de la retraite avec une idée simple mais révolutionnaire: la règle des 4%.

Elle stipulait qu’un retraité pouvait retirer 4% de son portefeuille la première année, puis ajuster ce montant chaque année selon l’inflation, sans jamais risquer de manquer d’argent pendant 30 ans.

Mais aujourd’hui, Bill pense qu’on peut faire mieux.

:rocket: De l’aéronautique à la finance
Bill Bengen n’a pas commencé sa carrière dans la finance. Enfant de Brooklyn, diplômé du MIT, il a d’abord écrit sur les fusées avant de passer 17 ans dans l’industrie des boissons gazeuses. Puis, il a « pris sa retraite » en Californie… mais pas pour longtemps.

Curieux et passionné, Bill est retourné à l’école pour obtenir une maîtrise en planification financière. En ouvrant son cabinet, il a commencé à remettre en question une croyance largement répandue: les retraités pouvaient retirer 7% de leur portefeuille chaque année, car les marchés rapportaient en moyenne 7 à 10%.

Quelque chose clochait.

:bar_chart: Une analyse historique sans précédent
Bill a décidé de plonger dans les données.

Il a étudié toutes les fenêtres de retraite de 30 ans possibles depuis 1926. Pour chaque période, il a simulé un portefeuille composé à 50% du S&P 500 et à 50% d’obligations d’État à moyen terme.

Deux questions guidaient son analyse :

Quel était le pire moment pour prendre sa retraite?

Dans ce scénario, combien pouvait-on retirer sans épuiser son portefeuille?

La réponse à la première question: 1966. Les retraités de cette année-là ont affronté 16 ans de stagnation économique, d’inflation galopante et de marchés déprimés.

La réponse à la seconde: 4,15%. Ce chiffre est devenu la fameuse « règle des 4% ».

:abacus: Une formule simple… mais peut-être trop simple
La règle des 4% est devenue un pilier de la planification financière.

Elle permet de calculer rapidement son « chiffre de retraite »: multipliez le montant annuel que vous souhaitez retirer par 25.

Besoin de 100 000 € par an? Il vous faut 2,5 millions €.

Besoin de 80 000 € ? Il vous faut 2 millions €.

Mais cette règle repose sur un scénario extrême: celui de 1966.

Et elle ignore un facteur crucial: la séquence des rendements.

:warning: Le cauchemar du retraité: la séquence des rendements
Le Dr Wade Pfau, économiste diplômé de Princeton et expert en retraite, critique la règle des 4%.

Selon lui, elle ignore le risque de séquence des rendements — c’est-à-dire le danger de devoir vendre ses actions lorsque le marché est en chute libre.

Imaginez : vous prenez votre retraite en 2008. Le marché s’effondre. Vous devez vendre vos actions à perte pour vivre. Résultat? Votre portefeuille ne se remet jamais vraiment.

Pfau affirme que retirer un montant fixe chaque année, comme le propose la règle des 4%, aggrave ce risque.

:collision: La bombe de Bengen: et si on pouvait retirer 5% ?
Interrogé sur cette critique, Bill Bengen ne la rejette pas. Au contraire, il l’approuve… puis lâche une bombe: pour beaucoup de gens, un taux de retrait de 5% pourrait être parfaitement sûr.

Attendez… quoi ?!

Bengen explique que la règle des 4% est conçue pour un scénario apocalyptique. Mais si vous ne prenez pas votre retraite en pleine crise économique, vous avez plus de marge de manœuvre.

Et il propose une stratégie pour réduire le risque de séquence: moduler l’exposition aux actions au fil du temps.

:counterclockwise_arrows_button: Changer de vitesse: une stratégie contre-intuitive
Traditionnellement, on recommande de réduire l’exposition aux actions avec l’âge. Une règle populaire dit: « investissez votre âge en obligations ». À 60 ans, vous devriez avoir 60% en obligations, 40% en actions.

Mais Bengen propose l’inverse: commencez avec une allocation élevée en actions, réduisez-la au début de la retraite pour limiter le risque, puis augmentez-la progressivement.

C’est comme passer de la 5e à la 3e vitesse, rouler prudemment, puis revenir en 4e.

Contre-intuitif ? Oui. Mais efficace.

:fork_and_knife_with_plate: Les quatre « déjeuners gratuits » de Bengen
Bengen appelle cette stratégie l’un des « quatre déjeuners gratuits » de la planification financière — des moyens d’améliorer les rendements sans augmenter le risque:

Changer de vitesse : moduler l’exposition aux actions au fil du temps.

Diversifier : ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier (actions, obligations, immobilier…).

Rééquilibrer régulièrement : vendre les gagnants, acheter les perdants.

Favoriser les petites capitalisations : investir légèrement plus dans les petites entreprises, souvent plus dynamiques.

Ces stratégies permettent d’optimiser les rendements sans compromettre la sécurité.

Je l avais vu, avec l infaltion et pour vivre bien (le but n est pas survivre) oui faut bcp bcp

A rajouter selon moi des revenus passifs avec actions/etf à dividendes + éventuelle scpi européennes (pour l’imposition notamment) + immobilier physique etc…

1 « J'aime »

Les études vont plutôt parler de retrait brut. On ne peut pas prévoir de façon raisonnable les évolutions de la fiscalité et le piège est effectivement de ne pas prévoir de marge de sécurité.

Concernant les drawdowns, ils font justement l’objet des études. Le but n’est pas de dégager un rendement positif tous les ans, ce qui n’est pas possible sur des actifs risqués, mais d’évaluer le taux de survie du capital en fonction d’un taux de retrait et de la durée de consommation souhaitée.
En phase de consommation, il faut accepter l’idée que le capital puisse au moins temporairement baisser. L’objectif est juste qu’il dure suffisamment longtemps.

Plus le taux de retrait est élevé, plus la durée de consommation est élevée, plus le risque d’échec est élevé. La recherche de l’optimale est un point fondamental : je ne veux pas vivre au-dessus de mes moyens, mais je ne veux pas forcément vivre en dessous non plus.

Voir par exemple https://papers.ssrn.com/sol3/Delivery.cfm/SSRN_ID2920322_code2638004.pdf?abstractid=2920322&mirid=1

2 « J'aime »

Tous ces calculs sont géniaux sur le papier
En pratique c’est bien différent charge fixe enfants famille RO à payer et toutes les incertitudes possibles

Je pense que viser la sécurité financière et le confort professionnel (activité temps partiel ou job moins rémunérateur) est bcp plus réaliste
À moins de faire un x20 avec de la crypto

1 « J'aime »

Sur le fond, je suis d’accord. C’est surtout pour cela que je posais la question en cas de perte temporaire d’un de nos salaires, combien il fallait pour nous assurer un revenu raisonnable.

Toutes les réponses à vos questions sont ici :

62 articles, bonne lecture :wink:

2 « J'aime »

Tu propose quoi? @Eric90

Que pensez vous de la pratique de la maximisation du capital sur Ass-Vie durant la retraite et de l’usage de l’avance pour financer le cout de la vie?

Avec un remboursement le plus loin possible?