Pour ceux qui auraient louper l’information, l’assurance vie Louve Infinity est dorénavant accessible à partir de 500€ ! et non plus 5000€ comme historiquement.
Une bonne nouvelle pour ceux qui n’auraient pas sauté le pas car le ticket d’entrée était trop élevé (ce qui était mon cas).
À bien étudier de près avant de signer, que ça corresponde vraiment aux objectifs, pas juste car ticket d’entrée peu élevé et frais contenus, car cette AV a certes des points intéressants mais d’autres franchement bloquants à mon avis. C’est un contrat très rigide
mais il y a aussi des avantages, comme le fond euro ultra performant (mais limité à 10%) et les SCPI européennes qui versent 100% des loyers, bruts de fiscalité étrangère !
Mais les arbitrages en % sont une catastrophe, l’écrêtage potentiel des SCPI en est une autre, la limitation du fonds euros à 10% en est encore une.
Il ne faut pas réfléchir au contrat en cours de vie active, court terme, mais en phase potentielle de consommation. Et là, ça devient franchement nul avec l’impossibilité de sécuriser sur du fond euros et être condamné à du monétaire, d’être obligé de vendre des scpi pour garder les contraintes de répartition, voire avec pénalités si on a choisi d’être en mode capitalisant sur les scpi etc.
Bref, des points positifs, mais aussi à mon sens des points pas loin du carton rouge sur une vision long terme. De mon point vue, c’est complètement stupide et contre-productif d’avoir des règles aussi rigides.
En l’état, on peut très bien acheter des scpi en payant 10% de frais d’entrée (certes avec des loyers bruts de fiscalité étrangère mais avec 6 mois de délai de jouissance en passant, aucune AV ne fait ça), et que juste derrière, sur un arbitrage, parce qu’un etf actions a bu la tasse transitoirement, Louve/Corum revend automatiquement des parts de SCPI sur lesquelles on vient de payer des frais + pénalités de sortie. C’est ubuesque, inadmissible pour moi.
Actuellement les contraintes sont les suivantes : FE 10% max, SCPI 55% max.
En admettant que sur 10000 €, l’investissement initial soit de 10 FE / 35 ETF / 55 SCPI, et que les ETF subissent une correction, les FE et SCPI dépassent donc les limites respectives de 10 et 55. Au premier arbitrage/versement, Louve/Corum vend la proportion de SCPI qui dépasse la limite, idem sur le fond euros, pour l’orienter vers du monétaire. Le choix initial du contrat était que les SCPI soient capitalisantes, aggravant le phénomène. Il a été demandé du coup de pouvoir diriger les loyers vers un autre support pour éviter ça. Je crois que c’est possible désormais, on peut faire la demande avec un formulaire papier.
Les limites ne se basent pas sur le versement comme souvent mais sur la valorisation. Donc, en phase de consommation, on ne peut ni arbitrer pour sécuriser sur le FE si déjà à 10% (donc que du monétaire), et il faudra forcément vendre des SCPI pour rester sous les 55%. De même, outre le délai de jouissance de 6 mois qui est déjà hors norme pour de l’AV, la part des loyers éventuellement réinvestis subissent le délai de 8 ans pour être vendus sans pénalité de sortie, ce n’est pas l’ouverture de ligne qui compte comme a priori sur Spirica.
Cette rigidité est débile, et c’est un non-sens sur le long terme, contrebalançant le bénéfice des loyers bruts de fiscalité étrangère
Prenons 2025, - 20% sur le marché actions entre la chute des cours et celle du dollar. Votre répartition change, vous vous éloignez du 10/35/55. Certes, Louve n’arbitre pas tout de suite. Mais vous ne pouvez ni faire un versement ponctuel sans rééquilibrer, ni aucun arbitrage, ni de rachat. Dès qu’une opération est réalisée, les limites 10/35/55 doivent être respectées sur le contrat. Donc votre contrat devient inutilisable.
Non, chaque action, arbitrage, versement, rachat est l’occasion de rééquilibrer le 10/35/55. Tu ne pourras jamais dépasser ces limites. Et si comme dans le cas que je cite, tes SCPI dépassent les 55%,lors de l’opération, Louve/Corum t’impose de revenir à 55% de SCPI et écrête ce qui dépasse, partie sur laquelle tu viens de payer des frais de 2 à 10% suivant la SCPI.
Quand tu fais un arbitrage ou un versement, tu ne le fais pas vers un actif, ton PF global s’affiche et tu répartis en % sur chaque, sans pouvoir dépasser le 10/55. C’est n’importe quoi.
Mais plusieurs intervenants ont rapporté ces règles absurdes, tu peux lire tout le fil. J’avais ouvert ce contrat avec le minimum au lancement, au cas où, pour voir. Mais je ne l’utiliserai pas pour l’instant avec ces règles.
J’ai essayé un arbitrage, et effectivement il te sabre ce qui dépasse. Cette rigidité vient de Corum je pense, pas de Louve.
À la limite, au début si pas de grosses sommes dessus, on peut faire avec. Mais j’ai prévu dans mon cas d’utiliser l’AV pour la transmission, mais aussi pour des rebalancements de PF sans friction fiscale et pour la consommation à la retraite. Le fonds euro unique limité à 10%, ces histoires d’écrêtage rendent cette AV peu utile dans mon cas. Si c’est pour finir sur du monétaire avec frais d’enveloppe en plus, même à 0,35%, je n’en vois pas l’intérêt.
Si louve et Corum n’assouplissent pas ces conditions, ce contrat va faire flop et/ou beaucoup de mécontents qui n’auront pas compris ses limites au moment où ils en auront vraiment besoin.