Optimisation et point de vue patrimonial - 29 ans et célibataire

Bonjour à tous,

Je souhaite vous présenter ma situation patrimoniale afin d’obtenir vos avis neutres et objectifs sur les possibilités d’optimisation d’investissement et de défiscalisation.

Pour me présenter succinctement, j’ai 29 ans, je suis sous-officier dans l’armée de terre depuis 8 ans et je suis célibataire sans enfant. Mon salaire mensuel avoisine les 2000€, hors primes diverses (exercices, missions à l’étranger, etc). Je prévois un revenu annuel net avant impôts de 25k€. Ayant bénéficié de deux héritages conséquents ces six dernières années, je me suis énormément intéressé au monde de la finance et ai décidé de débuter l’investissement. Avant de disposer de ces sommes, je possédais déjà des liquidités principalement épargnées sur des livrets réglementés (environ 85k€).

Sur recommandation, j’ai collaboré avec un conseiller en gestion de patrimoine, ce qui m’a permis de réaliser de nombreux investissements. Bien qu’il ne soit pas totalement indépendant, cette collaboration a été bénéfique, car il peut être difficile de prendre des décisions judicieuses lorsque l’on dispose de plusieurs centaines de milliers d’euros dès 23-24 ans. Mon argent a été investi de manière « prudente et cohérente » au fil des années, et j’ai progressivement opté pour des classes d’actifs plus dynamiques afin de maximiser le rendement.

Aujourd’hui, je cherche à prendre davantage de décisions indépendantes. Voici un aperçu de mon patrimoine actuel :

  • 52k€ de liquidités sur des livrets réglementés (Liv.A, LDDS, LEP, LES).
  • 38k€ sur PEA Fortuneo, répartis entre 60% actions (LVMH, Kering, L’Oréal, Air liquide, Total, Vinci, Stellantis, Saint-Gobain, Amundi…) et 40% ETF (MSCI World et Nasdaq).
  • 14k€ en crowdfunding immobilier via Raizers, avec plusieurs projets déjà remboursés en quatre ans.
  • 21 pièces de napoléon 20 frs et 1 pièce 50 Pesos, totalisant 10180€ avec frais de courtage.
  • 140k€ sur une assurance-vie, avec 75% en unités de compte (immobilier, tech, monde, thématique, Europe) et 25% en fonds euros.
  • 210k€ investis en SCPI (Epargne Pierre, Vendôme régions, Primopierre, Primovie).
  • Un tiers d’une maison en indivision avec ma mère et mon frère, estimée à 200k€.
  • 100k€ en Private Equity, dont 50k€ déjà investis et le reste à verser en janvier 2026 et janvier 2027.

Mon objectif principal est de disposer de rentes confortables dans 25ans, afin de ne pas travailler jusqu’à mes 70 ans ou plus, surtout après une carrière opérationnelle dans l’armée. À mon départ potentiel de l’institution dans à peu près douze ans, je bénéficierai d’une pension d’environ 1000-1200€. J’envisage rester actif professionnellement malgré cette pension.

À moyen terme, je vise à optimiser mon patrimoine pour pouvoir acheter ma résidence principale dans un futur proche (potentiellement dans 3/5/7 ans ? Difficile d’y répondre ). Éventuellement, si j’ai des enfants, je souhaite assurer leurs frais d’études sans qu’ils n’aient à s’endetter.

Actuellement, nous allons acheter une maison à rénover avec ma mère et mon frère. L’offre d’achat a été acceptée : 54k€ pour la maison et les frais notariaux, plus 80k€ pour les travaux. Nous envisageons un emprunt de 50k€ sur 10 ans, chacun de nous apportant environ 27k€.

Je diversifie également mes investissements via un PEA, en renforçant périodiquement certaines positions. J’ai cessé d’investir en crowdfunding immobilier et je vais récupérer mon capital lorsque le dernier projet arrivera à échéance en 2026. J’ai aussi diversifié mon portefeuille avec des pièces d’or. Mon assurance-vie, qui me permet de bénéficier d’avantages fiscaux, est alimentée par un versement mensuel de 700€ répartis sur quatre unités de compte différentes.

Malgré quelques choix qui auraient pu être optimisés, je préfère actuellement ne pas restructurer drastiquement mon patrimoine. Je considère avoir constitué un portefeuille patrimonial solide pour mon âge. Je remercie par avance la communauté Finary pour ses conseils constructifs et non tranchants, méchants, fatalistes.

Merci à tous.

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Bonjour,

  • Un tiers d’une maison en indivision avec ma mère et mon frère, estimée à 200k€.

Je tique à cet endroit là. Une maison en indivision peut devenir un cauchemar si vous n’êtes pas d’accord. Le prochain projet sera aussi en indivision ?

Je diversifie également mes investissements via un PEA, en renforçant périodiquement certaines positions.

C’est un des problèmes du stock picking : tu ne peux pas renforcer toutes les lignes tous les mois. Perso j’adopte une stratégie lazy (MSCI World tous les mois)

J’ai aussi diversifié mon portefeuille avec des pièces d’or. Mon assurance-vie, qui me permet de bénéficier d’avantages fiscaux, est alimentée par un versement mensuel de 700€ répartis sur quatre unités de compte différentes.

Si les Unité de compte sont dispo sur le PEA, j’arreterai d’alimenter l’AV pour prioriser le PEA. Tu bénéficieras des avantages fiscaux avec les frais de gestion en moins.

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je pense qu’a ce stade tu devrais au vue des risques inhérents a ton metier qui sont variable suivant ton affectation voir le côté successoral de tes placements .
Comme tu n’as pas d’héritier direct a ce stade (Femme , enfant) les abattements ne sont pas très élevés . Un rendez vous avec un notaire ne serait pas superflu pour voir les avantages et inconvenient de tel ou tel placement et de créer les enveloppes en fonction de la composition actuels de tes héritiers indirects , il faudra mettre a jour les ayant droits en fonction de l’actualisation.
L’endettement pour les études n’est pas un soucis , les taux sont généralement plus bas et la donation permet le remboursement , donc si c’est bien préparé et géré çà peut être une petite optimisation du capital .
voila pour la première partie qui ne te rendra pas plus riche .

Pour le reste un peu plus de diversification , beaucoup d’immobilier et encore pas mal a venir .
Les SCPIs c’est passif , mais çà se surveille même si ca devrait moins tanguer pour certaines.

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Merci pour vos retours et vos partages d’expérience.
Je me permets d’apporter quelques précisions sur ma situation, en réponse aux différents points évoqués.

  1. Concernant l’indivision familiale

La maison dont je parlais initialement est un bien dont nous avons hérité dans le cadre d’une succession. Elle était en mauvais état et nous avons utilisé une partie des liquidités issues de la succession pour la rénover. À l’époque, on avait choisi de rester en indivision pour ce projet et on compte faire la même chose pour un nouveau bien que nous allons acheter, cette fois de notre propre initiative (hors succession).

Ce nouveau bien est situé à une dizaine de minutes de chez nous. On fait un emprunt pour financer la rénovation, avec l’idée de faire un peu d’optimisation fiscale tout en poursuivant l’investissement de notre patrimoine immobilier commun. Mon père était autefois agriculteur, nous possédons deja une ferme et des terres agricoles en démembrement.

Je suis tout à fait conscient que l’indivision peut devenir un vrai casse-tête mais dans notre cas, on est une petite famille soudée, avec mon frère et ma mère. On est tous lucides sur les risques et les aléas futurs (changement d’avis, succession, vente forcée, etc.) mais pour l’instant, on avance en pleine conscience et en confiance, en acceptant ces risques. On sait que ce n’est pas la solution parfaite mais elle est adaptée à notre mode de fonctionnement familial.

  1. Sur le stock picking et les versements réguliers

Effectivement, le problème avec le stock picking, c’est qu’il est difficile de se renforcer chaque mois sur tous les titres ou sur une large base. D’autant plus que j’investis déjà 700 € par mois sur mon assurance vie et que mon revenu mensuel reste "modeste"au regard de la taille actuelle de mon patrimoine. De ce faite, je dois faire des choix et je ne peux pas me permettre d’alimenter de façon régulière mon PEA en plus de tout ça.

  1. Réflexion sur la répartition assurance vie / PEA

Pour ce qui est de l’assurance vie, j’ai bien noté votre remarque. Dans mon cas, les unités de compte sur lesquelles je suis actuellement exposé via mon assurance vie ne sont disponibles que très partiellement sur mon PEA (une seule, à vrai dire). Donc transférer totalement la stratégie n’est pas si simple.

Cela dit, je réfléchis sérieusement à l’idée de réduire les versements mensuels sur l’assurance vie, pour les rediriger vers le PEA, notamment pour optimiser les frais (versement, gestion) et profiter de l’avantage fiscal du PEA à long terme. C’est un point à creuser, car il y a clairement un potentiel d’optimisation à ce niveau-là.

Encore merci. Je suis toujours preneur d’avis ou de retours d’expérience sur ces sujets-là, surtout autour des stratégies familiales d’investissement ou des arbitrages entre assurance vie et PEA.

Merci pour votre retour et pour le temps que vous avez consacré pour répondre à mon sujet.

  1. La dimension successorale

Effectivement, ma profession comporte un certain nombre de risques et c’est un point que je garde à l’esprit. Cela dit, n’ayant pas d’enfant ni de conjointe actuellement, je me permets de prendre un peu plus de liberté sur cette dimension. J’ai déjà une assurance vie ouverte, avec une clause bénéficiaire désignée (au nom de mon frère), ce qui me permet de sécuriser une partie du capital transmis en cas d’imprévu. Cela me laisse aussi de la marge pour investir différemment aujourd’hui.

  1. Le recours à un notaire

C’est une excellente remarque. Je dois reconnaître que je n’ai pas encore pris le temps de consulter un notaire mais c’est quelque chose que je vais envisager sérieusement. Cela pourrait me permettre de mieux structurer mes investissements en fonction de ma situation professionnelle (notamment en lien avec les risques spécifiques à mon métier) et aussi d’optimiser fiscalement certaines opérations à mon bénéfice direct.

  1. La question des prêts étudiants et donations

En effet, lorsqu’on dispose d’un patrimoine suffisamment solide, il est tout à fait possible d’aider ses enfants autrement que par l’épargne bloquée ou dédiée, via des donations ciblées pour rembourser un prêt étudiant ou d’autres formes de soutien indirect. C’est une approche souple et efficace que je garde en tête si un jour j’ai des enfants !

  1. La diversification

Je suis d’accord avec vous. Une diversification supplémentaire pourrait être judicieuse, non pas forcément en termes d’enveloppes fiscales ou de classes d’actifs mais plutôt au sein même des enveloppes existantes. Aujourd’hui, je reste très attiré par l’immobilier et la bourse, qui sont mes deux piliers principaux. J’ai aussi commencé à investir dans le capital investissement, pour aller chercher un peu plus de performance sur du long terme avec un profil un peu plus atypique.

L’idée, à terme, serait que certains de ces investissements me permettent de dégager de belles plus-values ou de récupérer une partie du capital, pour constituer un apport conséquent dans le cadre d’une résidence principale ou pour réinvestir de manière plus ciblée (immobilier locatif, bourse, voire à nouveau du capital investissement si les résultats sont au rendez-vous).

Encore merci pour votre réponse. Je reste preneur d’avis complémentaires ou de retours d’expérience.

Bonjour,

De très bonnes remarques et idées ont déjà été données, je vais essayer d’apporter ma contribution.

Je rejoins @anon70395625 sur le côté successoral qui n’est pas à négliger dans votre profession mais dans la situation de n’importe quelle autre personne.
On regarde trop souvent les frais des placements, les performances de tel ou tel placement par rapport à ce qui se fait, à ce que les autres font mais les épargnants négligent trop souvent le côté successoral.
Ce n’est pas dans l’ordre de la vie et je ne vous le souhaite pas, vous êtes jeune mais il faut à mon sens protéger votre famille sur le sujet.

Comme @anon70395625 l’indique, il faut consulter un notaire (souvent payant) ou bien votre conseiller (potentiellement gratuit) puisque vous avez déjà collaboré avec lui pour effectuer un bilan successoral complet et précis.

Pour vous donner rapidement les informations, en l’absence de dispositions spécifiques vos héritiers seraient votre maman pour 25% de votre patrimoine et 75% pour votre frère.
Votre maman a un abattement de 100 000 € puis elle paye en moyenne 20% de droits de successions.
Votre frère a un abattement d’environ 16 000 € puis il est taxé à 35% et rapidement 45%, c’est une catastrophe.

Au vu du patrimoine que vous décrivez (+ les terres agricoles, etc…), vos proches auraient donc un gros gros billet à laisser à l’Etat.
Il est toujours bien de gagner 10% une année sur un placement comme le PEA mais il faut également avoir conscience de la protection successorale.
A mon sens, vous avez déjà pris une très belle décision sur l’assurance vie qui permettrait en cas de malheur d’économiser 63 000 € de frais de succession donc les « frais de gestion » sont anecdotique je trouve.

Vu que votre allocation est plutôt bien construite, qu’elle vous correspond, qu’il faut penser positivement et continuer dans ce sens !
Je compléterais juste votre stratégie par une assurance décès (risque fiscal) à hauteur des droits de succession qui seront chiffrés lors du bilan successoral.
Vous allez payer une cotisation raisonnable et assurer le versement d’un capital à vos bénéficiaires (maman et frère) qui leur permettra d’honorer les droits en cas de malheur et de conserver la totalité du patrimoine que vous avez constitué.
Si la situation change (conjoint, enfants), il sera toujours temps de changer ou résilier ce contrat.

Concernant l’aide des enfants pour les études, c’est encore très loin donc il est encore trop tôt pour vous organiser.
Il faudra voir l’imposition à ce moment là (pension alimentaire ou non), votre situation personnelle, etc…
Une solution que j’aime bien si pertinente est de céder l’usufruit de vos SCPI ou d’un bien immobilier temporairement à vos enfants pour leur permettre de financer leurs études tout en réduisant votre fiscalité.

Vous vous êtes engagé dans le Private Equity, c’est une très belle diversification.
L’idéal serait de pouvoir renouveler vos engagements tous les ans afin que dans 10 ans vous soyez en autofinancement et que vous ayez une rente annuelle net de 50 000 €.
Mais au vu de vos liquidités, cela risque d’être limite car il faudrait y dédier une grosse partie de votre effort mensuel et de toucher à une partie de votre stratégie actuelle.

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Très belle analyse dont je partage le retour notemment pour l’aspect successoral avec l’assurance-vie et la prévoyance décès.

D’autres réflexions qui ne sont pas des conseils mais des invitations à la réflexion.

  1. Le patromoine immobilier familial peut-être mis à mal par des héritiers de votre frere par exemple. La construction de statuts sur-mesure avec un notaire, avocat, expert comptable peut être pertinente. L’immobilier pourra être encapsuler dans une société (ex. SCI, SARL familiale, etc).

  2. L’effet de levier sur le bien immobilier indivision me semble faible, mais je connais pas ses caractéristiques (localisation, superfeicie, clientèle cible, modalité de location, etc.).

  3. Le bien immobilier en indivision peut être revendu à vous même en SCI/SARL pour anticiper une succession et avoir dans la gestion un arbre de décision clair entre les associés (mère et frère). Les difficuluté des gestions viennent lorsqu’une l’arbre de décision est bloqué. Ce le cas en indivision, ou une seule personne eut bloquer le reste du groupe.

  4. Vous êtes a priori en phase de capitalisation et non de profit. Càd que vous n’avez pas besoins de intérêts, dividendes pour l’instant. Ce qui ne sera pas forcément le cas dans 10/15 ans. Donc certains achats de SCPI peuvent aussi ce faire en démembrement. Un achat moins cher car vous n’achetez que la nue-propriété et non l’usufruit (les loyers). Dans le même ordre, privilégiez des fonds ETF ou OPCVM capilisants plutôt que distribuants.

  5. La question de la RP, doit vous demander probablement beaucoup de liquidité. Cela dépend d’où vous acheterez, de votre capcité d’emprunt, de la taille du bien et des taux du moment. Difficile d’y répondre là.

Le reste serait à affiner avec plus de données mais c’est peu propice à faire sur un blog.

Une dernière chose : merci de votre service pour la France.

Bonsoir,

Je vous remercie pour votre réponse détaillée.

Je vais sérieusement réfléchir à cette partie successorale qui n’est pas à négliger comme vous l’avez très bien souligné.

Prochainement, je vais essayer de me rapprocher de la notaire familiale, afin d’éclaircir certains points importants et primordiaux, particulièrement en ce qui concerne ma profession.

Il est vrai qu’en cas de décès, l’imposition serait assez conséquente si aucune disposition est prise. C’est toujours écœurant de voir autant d’argent « s’envoler » alors que des personnes malheureusement décédées, auraient pu prendre certaines dispositions en amont, afin d’éviter cela mais avec de grandes phrases, on peut refaire l’histoire… Nous nous sommes retrouvés dans ce cas de figure, avec un taux à 60% sur les droits de succession.

Je ne me suis pas penché sur l’assurance décès jusqu’à présent mais votre message m’en fait prendre conscience. C’est pourquoi, je vais me renseigner plus sérieusement sur cette assurance. Merci !

Il est vrai que je m’avance un peu trop au sujet des enfants, notamment en ce qui concerne la partie études. J’en suis encore loin.

Je suis d’accord avec vous que la solution de céder l’usufruit, c’est pertinent. Ma mère compte le faire avec ses enfants, afin de transmettre à moindre coût ses biens immobiliers, directs et indirects.

Actuellement, je n’ai pas cette stratégie d’investissement concernant le Private Equity mais je ne vous cache pas que cette éventualité m’a toutefois traversée l’esprit, afin de bénéficier d’une rente annuelle au fil du temps. La problématique actuelle, c’est que je ne dispose pas forcément d’assez de liquidités, pour me permettre d’investir autant chaque année. Je ne me ferme aucune porte et j’étudierai cette solution !

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De rien, c’est toujours interessant d’intervenir sur des cas concret et détaillé.

Concernant le fait de céder l’usufruit, il y a un léger amalgame.
Là je parle de démembrer temporairement vos SCPI (par exemple) afin que les revenus reviennent à vos enfants pendant une durée définie à l’avance.
L’opération que vous évoquez est le démembrement viager, votre maman conservera l’usufruit et elle vous donnera la nue propriété.

Pour le Private Equity, en effet, pour ce système vertueux, il faut etre en capacité de mobiliser environ 340K€ sur 7 ans pour qu’à partir de la dixième année vous soyez en autofinancement + une rente nette de 53K€ par an.

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Je ne me suis pas penché sur l’assurance décès jusqu’à présent mais votre message m’en fait prendre conscience

Une assurance décès est « moins cher » qu’une AV à ton age (je paie 36€/an pour 20k de capital en cas de décès, grave invalidité)

Si tu as 20k en AV c’est minimum 100€ de frais de gestion / an
En sachant que ton PEA sera quand même transmis même si taxé.

Attention par contre aux clauses d’exclusion : si ton travail fait partie des clauses d’exclusion t’es marron.

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Tout à fait @Marc61 mais une assurance vie et une assurance décès ne sont pas comparables, elles sont complémentaires dans une stratégie.
Il n’y a pas d’intérêt à comparer les frais dans ce cas, la garantie décès est là pour honorer les droits de succession démesurés que le frère et un peu la maman auraient à payer à l’état dans les 6 mois de la succession.
Si l’assurance vie est basculée sur le PEA, il faut prévoir 63 000 € de capital assuré en plus du montant déjà conséquent à prévoir.

En effet, le métier peut être une exclusion mais c’est au CGP ou à l’assureur d’y faire également attention lors de la souscription.

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Mais une assurance vie et une assurance décès ne sont pas comparables

Si la seule raison de mettre en Assurance vie est la succession ca vaut le coup de comparer. Par exemple pour les actifs mettable dans un PEA.

Le PEA n’offrant que peu de typologie d’actif, pour les actifs hors PEA d’autres choses sont à prendre en compte. Pour un MSCI World par exemple, aucun intérêt de le mettre en Assurance vie. Par contre tu vas vouloir avoir des actifs plus sur en complément.

L’assurance prévoyance peut prévoir d’autres choses que le décès.

il faut prévoir 63 000 € de capital assuré en plus du montant déjà conséquent à prévoir.

Ou assumer et de se dire que si on décède tant pis les proches perdent de l’argent dans les impôts. L’important c’est d’en avoir conscience.
J’ai fait à titre perso le choix de m’assurer en partie (seul mes frères sont désignés par mon assurance décès car les abattements sont rapidement atteint) pour éviter d’être préssé par le temps pour mon actif non liquide (mon appartement)

Je comprend votre commentaire mais je ne cautionne pas du tout la démarche, ce n’est pas façon de pratiquer et de réfléchir.

Je préfère protéger le patrimoine construit afin que celui-ci ne s’évapore pas en fumée en cas de souci prématuré plutot que d’économiser quelques centaines d’euros de frais de gestion qui sont largement compensés par le potentiel rendement du placement.

Dans notre cas, la somme de 63 000 € est énorme à mon sens mais je respecte votre pensée.

Je préfère protéger le patrimoine construit afin que celui-ci ne s’évapore pas

II n’est pas évaporé dans le cas d’une souscription de prévoyance, ou plutôt c’est neutre point de vue des héritiers :

Un PEA + Assurance décès pour payer les droits de successions (+ autres) => Les héritiers paient des impôts mais les héritiers reçoivent un capital pour payer ces impôts

Une Assurance vie sans assurance décès (ou alors moindre que dans le cas précédent) => Les héritiers ne paient pas d’impôts mais ne recoivent rien en plus

Si j’ai 40 000€ investis en PEA, on peut très bien se payer 40€/an d’assurance décès (c’est mon ordre de grandeur dans ma situation) pour que les héritiers aient 20 000€ pour payer les droits.

Si on est à 45% (le pire des cas dans ma situation) les héritiers paient 18 000€ d’impôts mais recoivent 20 000€ (exonéré de droit de succession). Donc ils recoivent 42 000€

En Assurance vie, les frais de gestion seraient plus élevé (dans ma situation comparativement avec la cotisation que je paie) de l’ordre de 200€/an, en contrepartie pas d’impôt à payer.

Cela suppose évidemment que le support soit dispo sur PEA et d’être assurable contre le décès => dans ma situation l’assurance décès est pertinente. A 29 ans, il peut être assuré de façon économique (je suppose que ce n’est plus du tout la même à 50 voire 60 ans)

L’économie des frais de gestion permet de prendre une assurance décès plus importantes (par contre la dépense « se voit » et n’est pas directement prélevé de l’enveloppe.

Edit: tu réagissais probablement au fait que je disais qu’on peut très bien accepter le risque => effectivement c’est une donnée très importante. A titre perso je le protège en partie car pas mal d’abattement et ce sera le cadet des soucis de mes frangins de percevoir mon héritage si je ne suis plus là

J’avais très bien compris ta démonstration Marc, elle est aboutie et réfléchie.

En effet, je réagissais surtout au fait que tu disais ne pas tout couvrir le risque fiscal et tant pis pour la famille.

Je ne peux pas me permettre de dire cela à mes clients, je présente la couverture optimale et après c’est eux qui font le choix final.

L’assurance décès est plutôt utile sur du court terme , sur du très long terme c’est suivant son univers de risque a fond perdu .
Après tout dépends de la situation de chacun et ce n’est pas forcément inutile .
je la garde pour le coté prévoyance et elle me sert pour le coup a assurer mes prêts « conso ».
Elle a au moins cette utilité .