Plus j'investis, moins j'ai d'avis

Quand j’ai commencé à investir, je pensais qu’il fallait avoir un avis sur tout.

Les taux. Les marchés. Les IPO. Les technologies. Les secteurs d’avenir.

Puis j’ai réalisé quelque chose :

Sur beaucoup de ces sujets, la réponse la plus honnête est souvent :

Je ne sais pas.

Je ne sais pas si SpaceX sera un succès.

Je ne sais pas si l’IA est dans une bulle.

Je ne sais pas si les États-Unis surperformeront le reste du monde sur les 20 prochaines années.

Je ne sais pas quand arrivera le prochain krach.

Et pourtant, autour de nous, beaucoup de personnes semblent savoir.

Chaque jour, on nous explique :

  • ce qui va monter,

  • ce qui va baisser,

  • ce qu’il faut acheter,

  • ce qu’il faut vendre.

Avec le temps, je me demande si une compétence importante de l’investisseur n’est pas de développer sa capacité à filtrer ce bruit ambiant.

Non pas parce que ces analyses sont forcément mauvaises.

Mais parce qu’elles nous poussent parfois à rechercher des certitudes là où il n’y en a pas.

Paradoxalement, c’est lorsque j’ai accepté ce que je ne savais pas que mes décisions sont devenues plus simples.

Je ne sais pas quelle entreprise dominera les 20 prochaines années.

Je ne sais pas quel pays sera le plus performant.

Je ne sais pas quand investir sera optimal.

Plus le temps passe, plus je me demande si la compétence la plus utile en investissement est vraiment de ‘‘savoir’’… ou de ‘‘savoir ce qu’on peut ignorer’’.

Avec le temps, j’ai parfois eu l’impression que progresser en investissement consistait à apprendre.

Aujourd’hui, je me demande si cela ne consiste pas aussi à désapprendre.

Désapprendre le besoin d’avoir un avis sur tout.

Désapprendre l’idée qu’il faut toujours faire quelque chose.

Désapprendre la recherche permanente de certitudes.

Je suis curieux de savoir si certains se reconnaissent dans ce parcours.

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“Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien” - Socrate

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Je vais juste revenir sur une phrase que je lis souvent : “investis selon tes convictions, dans les boîtes que tu apprécies”.

Mais en fait, comment “apprécie”-t-on une société ? Je n’en n’aime aucune en particulier, elles sont simplement là pour faire de l’argent. Donc celles que je préfère sont uniquement celles qui pourront me faire profiter de leur croissance via mes différents supports de placement. Rien de plus.

Donc, autant j’essaie perpétuellement d’apprendre de nouvelles choses : par curiosité, pour éventuellement augmenter mes revenus professionnels, aussi pour diversifier efficacement entre différentes classes d’actifs… autant sur le marché global, j’essaie juste de le suivre “bêtement”, sans davantage d’affect ou d’opinion.

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Bonjour,

Je partage votre expérience. Il y a aussi un temps ou je voulais vendre quand c’était au plus haut, et racheter au plus bas et j’ai souvent fait le contraire! Et actuellement il n’y a pas un jour ou je ne me demande pas si je ne devrais pas vendre tout ce qui est relatif à l’IA, avant que la bulle explose, et réinvestir dans des fonds un peu plus sur. Mais l’expérience m’a appris, comme vous, qu’il est impossible de « timer le marché », et que la meilleure stratégie est souvent passive, investir par exemple sur des ETF et se laisser porter sur le long terme, en acceptant les corrections quand elles arrivent. car typiquement cette année, je n’aurais jamais parié que la bourse monte autant dans un contexte de guerre au Moyen Orient, et pourtant !

Pour ma part, j’essaye aussi de diversifier mes placements, augmenter la part en private equity et immobilier notamment et garder ~10% de placements plus sûr et liquides (livrets, fonds euros assurance vie…), pour amortir un peu la chute le jour ou le crash arrivera. Car il arrivera !

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Salut, je pense que c’est pour cette raison que beaucoup conseillent de prendre des ETF indiciels si on ne souhaite pas se prendre la tête avec son portefeuille actions.

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Bien dit !

J’ai cramé plusieurs comptes en CFD pour “jouer” les hausses et les baisses, sur des convictions fortes basées sur tout et n’importe quoi (analyse graphique, fondamentale, avis d’experts, BFM business, club d’investissement, conseils blog Finary, nuage ichimoku, etc…).

Une des deux seules choses qui fonctionnent jusqu’ici :

Un copain d’enfance ne pipe rien, mais rien du tout à ce monde fascinant et complexe de la bourse… La seule chose qu’il comprend, c’est lorsque un dividende ou autre plus-value atterrissent dans le compte espèces du CTO (comme Saint Thomas, il ne croit que ce qu’il voit). Pour le reste, lorsqu’il veut m’aider dans des choix d’actions, j’avais remarqué qu’il était systématiquement à l’envers (Achète… au plus haut ; Vend au plus bas…)… Trop fort !

Depuis, nous faisons exactement l’inverse de ce qu’il a en tête, comme un jeu entre nous, ou un travail d’équipe : Et les plus-values sont là !

Merci Thomas :hugs:

La seconde chose qui fonctionne :

Les options. Car ici, on cesse de “parier” sur le sens (montée vs descente)… On fait jouer le temps (qui est de l’argent selon l’expression) en se plaçant du bon côté (On vend, donc on encaisse. On fait payer une assurance pour ceux qui veulent s’assurer).

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Tout ça est bien résumé.

Aucun avis pertinent sur rien, aucune prévision ni prédiction valable, c’est pour ça que je n’achète plus que du MSCI World. Autonettoyant, seules les boites gagnantes et qui enrichissent leurs actionnaires y demeurent. Et voilà :white_check_mark:

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SP 500 et t’oublies ton mot de passe pendant 10 ans

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je trouve un peu dangereux d’investir dans des boites qu’on aimerait, mais qui sous performent, c’est malheureux mais seul le rendement importe au vu de l’objectif sauf à être philanthrope bien sur