Question de croissance long terme

Bonjour à tous,

Je voulais avoir votre avis sur l’impact de nos investissements sur le longs terme en prenant l’adaptation que devront faire face à des qui devront sociétés s’aligner a question environnementale…
si ce n’est pas de manière gouvernementale cela sera par contrainte (limitation des ressources, stress hydrique, réchauffement intense…).
Un autre aspect à tenir compte est la diminution potentielle de natalité selon les projections…
Je pense que c’est vraiment une question existentielle à se poser.

  • Auront nous toujours des rendements toujours supérieur année après année surtout sur un ETF monde ?
  • Ne serais-il pas intéressant de faire du stock-picking allant vers des sociétés de développant essentiellement dans cette transition ?

Personnellement je suis positionné à hauteur de 75% en bourse dont :
50% : de MSCI WORLD PAB ( s’alignant sur l’accord de Paris)
25% : Alstom, une conviction que l’expansion du chemin de fer en partant du constant que c’est le moyen de transport le plus decarbonnée et aussi 2eme société la plus importante dans le domaine.

J’espère que l’on fera des échanges constructifs suite à ce poste, bon week-ends à tous :blush:
@mounir

Vous avez un gros biais euro-centré ici. L’Europe est un petit continent, très dense et avec un maillage de grandes villes serrées et des infrastructures ferroviaires existantes depuis le XIXe siècle (et un gros lobby ferroviaire)

Dans la plupart des autres territoires mondiaux, il a très peu de chance de vraiment s’implanter, son problème principal est l’emprise spatiale et infrastructurelle. Un aeroport, c’est une piste, une boite sur quelques hectares et une route d’accès, un train, surtout à grande vitesse c’est un maillage de gares et des rails (et les ouvrages qui vont avec : tunnels, ponts, terrasse…) qui traversent le pays, pour rentabiliser une telle infrastructure il faut : une densité importante de villes et beaucoup de rotation, en réalité c’est vraiment une niche des transports par rapport à l’automobile ou l’aviation. Et si on prend l’ensemble du coût carbone (incluant la construction des infrastructures et le cycle de vie), ce n’est pas du tout garantie que ça soit plus sobre en CO2 que l’avion ou la voiture.

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question d’actualité

croissance = gain productivité et démographie qui augmente

ce sont les deux leviers

la natalité baisse

la productivité augmentera t elle? c’est la promesse de l’ia, et le narratif principal depuis quelques années, gains de productivité phénoménal via l’ia et meme si la population baisse ===> croissance économique

https://www.zonebourse.com/cours/action/NVIDIA-CORPORATION-57355629/actualite/Pourquoi-Deepseek-peut-etre-une-bonne-nouvelle-pour-l-economie-mondiale--48914570/

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Saviez-vous que lors des périodes précédentes la végétation sur Terre pouvait être bien plus importante qu’aujourd’hui, justement en raison d’un taux de CO2 atmosphérique et d’une température globale plus importantes ? Cela ne pourrait-il pas être justement positif pour l’agriculture, qui se trouve à la base de notre économie ?

Évidemment, ce n’est pas aussi simple que ça, il y a d’autres éléments à prendre en compte, par exemple le fait que la biodiversité est indubitablement en train de subir une véritable crise, ce qui n’est pas sans conséquences pour l’agriculture, notamment en raison de notre relative dépendance aux pollinisateurs, mais il faut aussi avoir en tête que la première cause de celle-ci n’est pas le changement climatique, mais l’activité humaine.

Donc en vérité ce n’est pas un problème absolument majeur pour les sociétés, surtout pas dans l’immédiat, ça aggrave surtout les problèmes déjà existants, et il faudra encore beaucoups de temps avant que l’on coure à la catastrophe planétaire. Surtout que ce qui compte en économie c’est l’argent et uniquement l’argent, donc tant que ça n’est pas un réel frein à la rentabilité, les gouvernements et les entreprises ne vont pas se forcer naturellement à transitionner. On l’observe d’ailleurs partout ailleurs qu’en d’Europe.

Je ne suis pas vraiment d’accord, malgré la politique de Trump les États Unis investissent des milliards dans le transport ferrovier dont des contrats engrangés par Alstom et je cite les États Unis mais c’est également le cas pour le Canada et l’Amérique du Sud et puis en Asie CRC a une excellente activité donc le ferroviaire est bien représenté mondialement !

Ensuite sur l’empreinte écologique je vous invite à consulter des sources sans biais et le train est de loins le transport ayant le moins d’impact, preuve à l’appuie et tous tes les autres sources abordant le sujet vont dans le même sens !

Je trouve que ça serait un beau sujet de développement pour @mounir car on a tous une vision longs terme sur nos placement et ce sujet me fait un peu peur je dois le dire…

Votre source n’est pas pertinente et ne démontre pas ce que vous voulez dire, si je comprend c’est la totalité des émissions par type de transport, il manque 2 informations essentielles : les distances et le nombre de passager (gCO2/pkm) (ou le tonnage de marchandises si ça inclut également le fret).
A priori, je dirais qu’elle n’inclut pas non plus la totalité du cycle de vie et l’impact carbone des infrastructures, ce qui fausse la vision qu’on peut en avoir.

Ensuite comme expliqué, vous avez un biais, vous prenez comme source de référence la France, soit l’un des mix électriques les plus décarbonés du monde ( :heart_hands: le Nuke), faites la même chose en Pologne ou la Mongolie, et des infrastructures dont certaines sont utilisées depuis pratiquement 200 ans, non sans rénovation évidemment, vous comprenez bien qu’on ait pas besoin de bâtir de nouvelles gares à Paris par exemple et qu’on utilise des bâtiments qui ont pratiquement 200 ans - je prend tous les jours le RER B, la ligne est littéralement utilisée depuis les années 1850, ça fait pas mal de tonnes de CO2 qui sont déjà passées dans l’atmosphère et qui ne viendront pas se rajouter à vos calculs, ce n’est pas vrai partout, loin de là.

Je ne dis nullement que le train est finito, juste que la présentation que vous en faites me semble un peu biaisée et que l’arbitrage entre infrastructure est loin d’être aussi simple que « c’est le moyen de transport le plus décarboné », c’est vrai si et seulement si : il est électrifié (pas toujours le cas), le mix électrique est lui même décarboné, il a un fort taux de remplissage (nos TGV et nos métro parisiens sont pleins mais alors les TER… c’est moins vrai), économiquement rentable (là ça commence à devenir coton) et que les infrastructures ne sont pas trop coûteuses / existent déjà / se justifient.
Si on refait la comparaison avec les autres modes, il n’y a pas une micro-île au monde qui n’a pas sa petite piste d’atterrissage et je ne parle pas des bagnoles, le taux de pénétration est juste tellement incomparable.

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Ecouté j’attends de voir votre étude faite allant dans ce sens car moi j’en retrouve aucune, le ferroviaire est le best.
Je trouve que vous avez vous plutôt un biais négatif sans fondement car moi je me base sur des études faite des choses tangibles…
Alstom est leader dans le domaine du transport durable donc a ma connaissance il ne distribue pas de train a diesel.
En cas d’expansion de ce type de transport je pense que l’on devra s’orienter vers le nucléaire, peu émetteur.
Je pense que c’est un peu un dialogue de sourds… cependant on en reparlera dans 30ans de l’avenir du ferroviaire vs le transport aérien :wink: .
Sur ce je vous souhaite une excellente soirée.

Nous dérivons un peu du sujet mais peu importe…le problème ici est justement que le taux de C02 divines un peu incontrôlable de par l’expansion des humains sur terre, les terrains vierge sont rasés pour créer des artifices. Donc le CO2 ne sait pas être controlée par le biais de la végétation… Effectivement l’agriculture a aussi son lot de problème l’intensification des produits phytosanitaires crée des résistance sur les plantes demandant encore plus de ses produits pour bénéficier de la même protection, une agriculture bio. Et je vous rejoins également sur les dégâts potentiel de cette fameuse chaine de biodiversité animale…
Malheureusement ça risque de poser problème plus vite que vous le pensez, la terre est une ressource finis et non infinis (les ressources naturelles qui ont crées la richesse de la révolution industrielle) donc je pense surtout que l’économie devrait revoir ses curseurs notamment le P.I.B (au plus le P.I.B est important au plus les émissions sont importantes la courbe ne va pas l’un sans l’autre malheureusement) pour permettre une croissance des épargnants.
Je pense qu’il est important d’y réfléchir sur du longs terme effectivement mais le but de notre épargne est de l’investir sur du longs terme alors un problème existentielle persiste dans quoi investir…

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et donc voyez vous un espoir de croissance sur les investissements globaux (MSCI world) sur base de mon constat ? ou on devra faire preuve de plus recherche pour créer nous même notre panier d’action, enfin dite moi comment vous voyez sur du longs termes vos placements…
@Clitorine
@Zootime
@john5969

Vous connaissez cette citation de Gide : « il n’y pas de problème, il n’y a que des solutions », il ne fait vraiment pas sous estimer la capacité de notre espèce à trouver des solutions.

Mon take, c’est tant qu’il y aura des problèmes humains à résoudre et nous avons à peine commencé, il y aura des entreprises pour proposer des solutions et il y aura de la croissance.

La phrase préférée des jancovicistes « croissance infinie dans un monde fini », c’est séduisant mais c’est essentiellement faux, les deux choses essentielles à la vie (eau / énergie) sont tellement abondantes à notre échelle que ce n’est pas un problème critique.

Attention, vous allez encore lire sans nuance, cela ne veut pas dire que ça sera facile, que ça se fera sans remous (crises géopolitiques, adaptation difficile au changement climatique), et qu’il n’y aura pas de périodes difficiles y compris des phases relativement prolongées - mais temporaires - à l’echelle humaine (5-10-15 ans) de décroissance.

En réalité, il n’y a que 2 choses qui m’inquiètent et sur lesquelles je n’ai pas de réponses : la baisse démographique et le déclin possible du libéralisme (dans le sens antonyme d’obscurantisme / conservatisme, pas juste Ronald Reagan et Margaret Thatcher), celui ci étant une condition absolument essentielle à la découverte de solutions.

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la baisse de la natalité ne pourrait-être pas compensé par l’automatisation crée par l’IA ?

Sur les gains de productivité oui c’est évident, mais c’est plutôt l’assiette clients qui m’interroge, mais c’est très long terme et ça implique beaucoup d’inconnues, par exemple, il y a 20 ans les projections de populations mondiales étaient totalement différentes, personne ou presque n’envisageait une baisse la pop mondiale, alors qu’aujourd’hui c’est devenu le scénario médian avant la fin du siècle. Je ne suis pas sûr qu’on avait anticipé les taux de natalité qu’on peut voir dans certains pays européens ou pire en Corée du Sud (0.75 /femme).
Il y a 10-12 en France, on avait entre 750 000 et 850 000 naissances par an, cette année on sera entre 600 et 650 et ça ne devrait pas s’inverser avant un certain temps… C’est une baisse extrêmement brutale.
Est-ce que cette situation va devenir la norme pour l’ensemble des pays ? on-va-t-il y avoir un rebond démographique ?
Cela me semble tellement difficile de faire de la prospective sur ce sujet, par exemple, empiriquement, j’ai l’impression qu’en France, la baisse de natalité est largement liée aux conditions matérielles (disponibilité et coût de l’immobilier en tête) car les sondages faits sur le désir d’enfants semblent plutôt contradictoires avec les chiffres réels, peut être que la fin progressive de la génération des boomers va permettre une grande libération de ces moyens matériels et donc avoir un effet bénéfique sur la fécondité, mais c’est juste une théorie.

Mondialement, avant l’inversion de la courbe démographique, je pense qu’on a, à peu près le temps de voir venir, d’autant qu’économiquement il y a des effets contradictoires liés comme le rattrapage de niveau de vie des pays émergents par exemple.

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Avec un peu de chance la Chine (oui parce qu’en France on aime pas ca…) nous sortira de belle centrale a fusion. On les miniaturisera pour les avions, voitures et tout. Et avec une source d’énergie propre et illimité ça relancera la production de masse et la conso, et on ira coloniser la Lune et Mars :sunrise:

C’est vrai que la fusion nucléaire est souvent vue comme le Saint Graal de l’énergie : propre, quasi illimitée, et potentiellement miniaturisable à terme.

Si la Chine ou un autre pays réussit à industrialiser ça, ça pourrait transformer non seulement notre manière de produire et consommer de l’énergie, mais aussi la mobilité (avions, voitures) et même l’exploration spatiale.

Cordialement,

Franck ABED

Ironie ?

Sincèrement, vu le niveau d’avancement de la recherche sur la fusion, on est quand même très loin d’une quelconque scalabilité industrielle et de là à la voir être déployée massivement pour qu’elle impacte le mix électrique mondial, on aura encore brûlé un sacré paquet de charbon. Et je me considère comme très nuke-friendly et optimiste sur le sujet, mais c’est vraiment plus une technologie pour la fin du siècle que pour 2040, quand bien même nous faisions des avancées majeures scientifiques dans les 10-20 ans qui viennent.

La fission nucléaire est une techno des années 60-70, déjà 50 ans, une certaine maturité donc mais très peu de pays l’ont réellement adoptée et pourtant c’est déjà aujourd’hui probablement la solution la plus réaliste à la problématique des émissions de CO2 de la production électrique.

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Un peu ironique mais pas forcément plus extrême que certains autres postes.
C’est sur que c’est pas encore pour tout de suite, mais je voulais mettre une petite lueur d’espoir dans ce topic :grin: Un jour viendra où l’énergie ne sera plus un souci.

Et oui le nucléaire c’est decarboné mais ses plus gros détracteurs sont les écolos, donc forcément c’est compliqué… :face_without_mouth: