succession / Marié / investir 200K

Pour completer, on m’a globalement repondu ceci sur d’autres communauté.

P*as besoin d’un notaire pour prouver que les sommes versées sur les placements sont issus de votre héritage .
Il suffit d’avoir la preuve que vous avez hérité et que vous avez déplacé ces fonds propres ( relevés bancaires : à garder en papier aussi) sur ces placements, chose que peut aussi notifier la banque .

Contrairement à un achat immobilier qui a besoin d’un acte et ou l’origine des fonds doit être stipulé avec un cadre légal spécifique .

A noter que ces fonds propres resteront propres qu’ils soient placés, ou que la communauté en profite : il suffit de prouver qu’ils ont servi soit à vous soit à la communauté ( qui devra dans ce cas là une récompense pour avoir bénéficié de ces biens propres)

A noter aussi que les revenus tirés de placement sont à la communauté ( à l’instar des loyers si vous aviez acheté un bien propre pur le louer)
*

Pour l’ordre des decisions.
2 & 3.
Par exemple j’ai peur de tout mettre sur un PEA et AV et de me retrouver bloquer ou a avoir trop de frais.
Mais surement je me prends la tete pour rien.

  1. Si je fais un DCA, vu le montant ce n’est pas mieux de mettre d’un coup et de ne pas vraiment suivre et de laisser fructifier tout seul en quelque sorte.
    Car si je mets que 100k et que je mets regulierement une certaines sommes par mois. par exemple 5K ca sera peut etre plus compliquer a tracer et de plus l’argent sur le compte perso les 80k 90k restant, ca sera une perte de plus value.

si je mets 2 ans a placer ces 100k au total, j’aurai pu surement avoir un benefice entre temps.

Peut-être, ou pas mais au contraire une perte, nul ne sait.

Si vous ne souhaitez qu’un seul versement pour un souci de tracabilité, vous pouvez, tout en n’en plaçant qu’une partie sur du risqué puis en effectuant des arbitrages réguliers. Vous voulez mettre 130k sur votre PEA, vous versez 130k en 1 fois avec une partie en monétaire que vous investissez sur du risqué progressivement.

Ce qui est sûr, c’est que la stratégie d’investissement, lump sum ou pas, ne doit pas reposer que sur cet aspect de tracabilité.

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non non bien sur, mais comme normalement on est censé avoir un rendement de 5% environ. Je n’utilise pas les bon termes, mais autant tout placer directement.

Bonjour,

Merci pour votre retour, et ne vous excusez pas : pour 220k€, c’est tout à fait normal de vouloir border le sujet avant de se lancer.

Sur le remploi / la traçabilité, je veux être clair : je n’ai jamais dit qu’un acte notarié est obligatoire pour chaque placement. Mon point, c’est qu’avec le temps, si les sommes se retrouvent mélangées avec des flux du compte joint, des versements réguliers ou plusieurs arbitrages, il devient vite compliqué de prouver l’origine des fonds le jour où ça compte.

Si l’argent est déjà sur votre compte perso, l’essentiel c’est de garder une trace propre :

  • l’acte ou le justificatif de succession

  • le relevé bancaire qui montre l’arrivée des fonds

  • des virements identifiables vers vos enveloppes

  • les relevés des contrats/comptes alimentés

  • et autant que possible, éviter de mélanger avec des fonds communs

Le point de vigilance, c’est surtout si vous versez sur des enveloppes déjà existantes, ou si vous multipliez les versements complémentaires après coup. Ça brouille la lecture avec le temps.

Pour votre crainte d’être « bloqué », je comprends. Le PEA est top fiscalement pour la poche actions long terme, mais ce n’est pas l’enveloppe la plus souple si vous voulez pouvoir piocher dedans librement. L’assurance-vie est plus flexible sur les rachats partiels, mais il faut être exigeant sur les frais, les supports et la qualité du contrat.

Donc plutôt que « tout PEA » ou « tout assurance-vie », je pense en poches :

  1. Une poche disponible — pour l’imprévu, les projets court/moyen terme. Simple et liquide.

  2. Une poche PEA — pour le vrai long terme, actions/ETF, logique de capitalisation.

  3. Une poche assurance-vie — pour diversifier, organiser la transmission, et garder de la souplesse sans tout concentrer sur le PEA.

Il y a aussi une 4e brique qu’on oublie souvent : un compte-titres avec une approche rendement régulier, par exemple des produits structurés ou obligataires qui génèrent un revenu trimestriel autour de 8% net de frais de gestion. Ça peut être une bonne façon de faire « travailler » une partie des fonds sans attendre que tout soit figé dans une enveloppe long terme, et ça donne de la visibilité sur les flux entrants — utile aussi pour la traçabilité dont on parlait.

Sur le DCA, votre instinct est bon. Investir 100k€ d’un coup peut être statistiquement gagnant sur la durée, mais difficile à vivre si les marchés chutent juste après. À l’inverse, étaler sur 2 ans peut vous faire rater une bonne partie de la hausse pendant ce temps.

Une solution intermédiaire pourrait coller mieux à votre profil : une partie investie tout de suite sur une allocation simple, le reste lissé sur 6-12 mois, et une poche sécurisée bien identifiée à côté. Juste à titre d’exemple, sans que ce soit une recommandation :

  • une partie disponible/sécurisée

  • une partie investie immédiatement, allocation simple (ça peut être l’occasion de tester la brique rendement trimestriel dont je parlais)

  • une partie investie progressivement

  • une poche séparée pour les versements futurs, pour ne pas polluer la traçabilité

Le plus important, c’est de ne pas mélanger trois sujets :

  • la protection juridique des fonds propres

  • le choix des enveloppes

  • le rythme d’investissement

Si on les traite ensemble, on risque de prendre une décision qui répond au mauvais problème.

Si vous le souhaitez, je peux vous proposer une grille de réflexion simple pour comparer PEA, assurance-vie et CTO dans votre cas : disponibilité, fiscalité, frais, traçabilité des fonds et horizon de placement.

Bien à vous,