Dans tous les cas de figure, il vaut mieux possĂ©der des ETF physique car on dĂ©tient les parts directement. Sur un synthĂ©tique, si la banque Ă©mettrice qui gĂšre le swap a un problĂšme câest beaucoup plus problĂ©matique⊠bref on est beaucoup mieux protĂ©gĂ© dans tous les cas de figure avec des ETF physique
Alors on est dâaccord câest contre lâesprit du PEA, il nâempĂȘche :
- Si les européens sont investis sur des sociétés américaines : plus facile de négocier avec. Si les Européens possédaient par exemple 50% des boites américaines, quel serait le comportement de Trump ?
- Si la France arrive encore Ă emprunter Ă taux relativement bas, câest que les financiers ont confiance en lâĂ©pargne des français il ne faut pas la freiner
- DâaprĂšs lâarticle, il y a en 78% de lâencours qui est dans lâaction individuelle et parmi les 22% en OPVCM des sommes sont investies dans des boites europĂ©enne
Au final si cela se fait, on tape encore sur le petit porteur : le multi-millionnaire lui nâa que 150k investi dedans et a de toute façon besoin de valeurs europĂ©ennes pour se diversifier
AprÚs nul doute que des émétteurs qui ont crée des ETF spécial PEA vont faire du lobbying
Un paramĂštre Ă prendre en compte, câest que sans swap , les investisseurs ne vont pas forcĂ©ment reporter leurs parts vers des actions europĂ©ennes.
Les actions en questions Ă©tant shortĂ©es directement, elles ne sont de toute façon pas exposĂ©e, lâopĂ©ration Ă©tant nulle sauf pour celles qui sont dans lâindice suivi.
Câest vrai que câest paradoxal. Je suppose que câest le « bĂąton » quand le PEA est la « carotte ».
Je rejoins sur ce qui a Ă©tĂ© dit plus haut, si les ETFs synthĂ©tiques sont philosophiquement incompatible avec lâesprit du PEA Ă son origine, au regard de lâĂ©volution du cadre de ce produit dâinvestissement, le systĂšme dâĂ©changes de titres (Swap) est un compromis trĂšs pratique et qui contrairement Ă ce quâon dit, cela respecte le cadre juridique actuel.
Pour rappel, lâintroduction des ETFs synthĂ©tique sâest fait par une combinaison de 3 cadres rĂ©glementaire :
-
Loi de 1992 crĂ©ant le PEA (ratio 75 % actions UE) => Articles L221-30 et suivants + impose les 75 % dâactions UE/EEE.
-
Directive europĂ©enne UCITS autorisant lâusage de dĂ©rivĂ©s =>
Cadre des fonds europĂ©ens autorisant : lâutilisation de dĂ©rivĂ©s (swaps) et un risque de contrepartie limitĂ© Ă 10 % de lâactif.
-
Validation de lâAMF pour les OPCVM utilisant des swaps : LâAutoritĂ© des marchĂ©s financiers considĂšre ces structures comme compatibles avec le PEA tant que le fonds respecte les ratios rĂ©glementaires.
Et comme on dĂ©tient implicitement des titres europĂ©ens par ce systĂšme dâĂ©change, cela respecte la rĂšglementation.
Ă noter quâun ETF synthĂ©tique fonctionne sous forme de contrat entre deux grandes banques (une française et une Ă©trangĂšre) qui contient des clauses prĂ©voyant des garantie ou autre selon les situations pour ce produit.
Câest une tendance structurelle, surtout depuis 2019-2020, notamment ne pleine crise sanitaire mondiale qui a tout accĂ©lĂ©rĂ© et qui a fait prendre conscience aux jeunes de lâimportance dâinvestir.
Donc le problĂšme nâest pas juridique ni technique, il est philosophique.
Contrairement aux fantasmes que lâon se fait de Bercy, ils savent parfaitement comment fonctionne un ETF synthĂ©tique et quâil a toute sa place dans un PEA parce quâil respecte les critĂšres pour ĂȘtre Ă©ligible (seule difficultĂ© : expliquer avec pĂ©dagogie aux SĂ©nateurs qui eux nây connaissent rien, naturellement).
Je pense que si aprĂšs discussion avec les parlementaires français, Bercy en conclue quâil faut interdire les ETF synthĂ©tique pour x ou y raison (je nâen vois pas de bonne Ă ma connaissance), il va y avoir du lobbying des grandes banques Ă©mettrices de ces ETFs synthĂ©tique car elles ne vont pas se laisser faire.
Câest une dĂ©cision de perdant-perdant, en plus dâexclure de ses produits financiers du PEA, câest aussi les jeunes investisseurs que Bercy risque potentiellement de perdre, car sâil y a de plus en plus de PEA ouvert, câest parce quâil y a des ETFs Monde, S&P500 et autres Ă©ligibles sur ce placement.
Voici ce quâen dit lâAMF et la Banque de France :
DonnĂ©es officielles AMF : explosion de lâactivitĂ© ETF des particuliers
Selon lâAutoritĂ© des marchĂ©s financiers (AMF) :
-
435 000 particuliers ont traité des ETF au T1 2025
-
2,3 millions de transactions ETF
-
+130 % sur un an
-
105 000 nouveaux investisseurs ETF, soit +98 % en un an.
LâAMF souligne que lâactivitĂ© des particuliers sur les ETF est lâun des moteurs du retour des investisseurs individuels sur les marchĂ©s.
MĂȘme si lâAMF ne sĂ©pare pas toujours PEA et CTO, une grande partie de ces transactions provient du PEA, car câest lâenveloppe fiscale privilĂ©giĂ©e des particuliers français.
Source : L'activité des investisseurs particuliers de nouveau en progression | AMF ?
Données sur le nombre de PEA (Banque de France / LeMonde)
Les statistiques montrent également une hausse du nombre de PEA :
-
5,47 millions de PEA actifs en 2025
-
contre 4,82 millions en 2014
-
soit +13 % en dix ans.
Les ETF sont rĂ©guliĂšrement citĂ©s comme un facteur majeur de ce regain dâintĂ©rĂȘt pour le PEA, car ils permettent une diversification simple pour les investisseurs particuliers.
VoilĂ pourquoi il y a de forte chance que Bercy ne bouge pas dâun doigt et quâil rĂ©flĂ©chira Ă deux fois avant de prendre une dĂ©cision en dĂ©faveur des ETFs synthĂ©tique.
Ce sont beaucoup de paramĂštre quâil me fait dire quâil y a beaucoup plus Ă perdre quâĂ gagner.
Il est urgent dâattendre, on verra si cela Ă©volue ou pas.
+13% de PEA. La population a augmentĂ© dâ environ 4%. Bref ce pays aime le socialisme.
personne nâa dis que les ETF synthĂ©tiques Ă©taient illĂ©gaux, biensur quâils respectent la rĂ©glementation, sinon ils nâexisteraient pas. câest pas des petites start up qui les ont créées en mettant sur le marchĂ© un produit a la limite du lĂ©gal.
Par contre ce qui est certain câest que câest un contournement de lâesprit initial du PEA. dans toute rĂšgle, loi, etc. il y a toujours un dĂ©calage entre lâesprit et la maniĂšre dont on rĂ©dige le texte. Le rĂ©gulateur nâavait juste pas pensĂ© a ce contournement au moment oĂč les rĂšgles du PEA ont Ă©tĂ© Ă©crites.
Ăvidemment que le lobbying des Amundi et Blackrock serait assez fort sur ce sujet. Par contre il ne faut pas penser que lâintĂ©rĂȘt du gouvernement est de maximiser les encourts sur PEA. Si câest des encourts qui sont exposĂ©s au marchĂ©s US et pas europĂ©ens, ça nâa aucun intĂ©rĂȘt pour le gouvernement/rĂ©gulateur qui veut que lepargne aille dans des boites europĂ©ennes. Câest juste des recettes fiscales en moins puisque le PEA est moins imposĂ© quâun CTO.
Si on décidait de ne choisir que des ETF à actions européennes dans son PEA le rendement annuel par rapport à une ligne MSCI World baisserait de combien grosso modo ?
Ăa se calcule facilement ?
jâimagine que tu parles des rendements historiques des indices. Pour cela, il suffit de comparer lâeurostoxx 600 au MSCI World
Notre pays est historiquement et culturelle socialiste, cela ne date pas dâhier.
La France est une nation qui est construit avec lâidĂ©e que lâEtat doit ĂȘtre protecteur en plus dâorganiser et structurer la sociĂ©tĂ©.
Ă partir du moment ou lâEtat doit ĂȘtre interventionniste et quâon diffuse lâidĂ©e collective selon laquelle lâEtat nous protĂ©ge, cela fait que nous somme passif ce qui a pour consĂ©quence de ne pas ĂȘtre acteur de sa vie et prendre son destin en main, aussi la culture financiĂšre et Ă©conomique est quasi absent pour la grande majoritĂ© des Français, encore aujourdâhui : il y a une carence flagrante.
100% dâaccord avec vous. Ce pays est nul pour faire gagner lâargent.
Selon Perplexity pour 10.000⏠investis sur Euro Stoxx 600 ou sur MSCI World la diffĂ©rence au bout de 10 ans est de +10% pour le MSCI World : 25.250⏠contre 22.800âŹ.
Pour 15.000⏠sur 30 ans on obtient +26% en faveur de MSCI World, 230.000⏠contre 182.000âŹ
Le rĂ©gulateur nâavait juste pas pensĂ© a ce contournement au moment oĂč les rĂšgles du PEA ont Ă©tĂ© Ă©crites.
Le rĂ©gulateur sâappelle lâAMF (qui nâentre pas dans lâĂ©quation puisquâil sâagit de Bercy Ă©voquĂ© dan lâarticle du Figaro), depuis le temps que le cadre rĂ©glementaire actuel est en vigueur, ils ont lâinformation pour connaĂźtre les subtilitĂ© dâun ETF synthĂ©tique.
En parlant de subtilitĂ©, on a factuellement et juridiquement des actions europĂ©ennes, la diffĂ©rence se trouve dans lâexposition dâun indice boursier que lâon reçoit.
Dans un ETF MSCI World éligible au PEA par exemple :
-
le fonds détient réellement des actions européennes
-
mais la performance de ces actions est échangée via un swap contre celle du MSCI World.
Il faut savoir que les actions quâon dĂ©tient dans un ETF synthĂ©tique peuvent ĂȘtre diffĂ©rentes de ce qui est composĂ© de lâindice, câest-Ă -dire quâon peut avoir du Total, du GĂ©cina, du LVMH, du Airbus alors que selon lâETF synthĂ©tique quâon dĂ©tient dans son portefeuille, elles peuvent ne pas ĂȘtre dans lâindice ou alors elles sont trĂšs minoritaires.
Sachant que ce produit existe Ă lâĂ©chelle europĂ©enne, voire Bercy dĂ©cider Ă ce que cela soit exclue est hypothĂ©tique sinon ce serait idiot.
Par contre il ne faut pas penser que lâintĂ©rĂȘt du gouvernement est de maximiser les encourts sur PEA
Au contraire, le PEA a été créé en 1992 pour permettre aux Français de connaßtre la Bourse et y investir.
Ă ce jour, il y a 7,28 millions de PEA ouvert pour un encourt de 15 660 âŹ, il y a du progrĂšs mais peut mieux faire.
Source : Plan dâĂ©pargne en actions 2024 | Banque de France ?
Ne vous inquiĂ©tez pas que lâEtat saisira lâopportunitĂ© lorsquâil y aura suffisamment dâencours pour pouvoir derriĂšre davantage taxer (les ETFs sont pour lâinstant exclue de la taxe Tobin mais qui sait ?), câest Ă la fois la contrepartie et lâintĂ©rĂȘt de rendre le PEA populaire, et cela prends le chemin.
Si câest des encourts qui sont exposĂ©s au marchĂ©s US et pas europĂ©ens,
ça nâa aucun intĂ©rĂȘt pour le gouvernement/rĂ©gulateur qui veut que
lepargne aille dans des boites européennes
Encore ratĂ©, ce sont des actions europĂ©ennes quâon dĂ©tient dans un ETF synthĂ©tique Ă©ligible PEA. Voir plus haut.
Câest juste des recettes fiscales en moins puisque le PEA est moins imposĂ© quâun CTO
La fiscalitĂ© Ă©voluera de toute façon (voir plus haut), dâautant plus quâil a une recommandation de la Cour des Compte dâharmoniser la fiscalitĂ© de tous les placements financiers.
Sachant que les assureurs veulent garder le monopole et que le PEA a un cadre propre Ă lui, bonne chance de les convaincre dâhomogĂ©nĂ©iser les rĂšgles fiscales : https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2025-12/20251201-Corriger-les-principales-distorsions-de-l-imposition-du-patrimoine.pdf
oui enfin ce nâest pas parce que lâETF dĂ©tient des actions europĂ©ennes que ça bĂ©nĂ©ficie aux boites europĂ©ennes. le principe du Swap est que justement lâautre banque qui fait le swap va se hedger du risque sur les boites europĂ©ennes en question de sorte que la somme entre la dĂ©tention de lâaction dâun cĂŽtĂ© et le paris inverse de lâautre soit neutre donc non, on ne peux pas dire quâen achetant un ETF S&P 500 sur PEA on soutienne les boites europĂ©ennes.
Je ne dis pas quâil ne faut pas acheter dâETF synthĂ©tique sur PEA, câest lĂ©gal et effectivement jusquâĂ prĂ©sent, Bercy a dĂ©cidĂ© de laisser couler mais ne pas voir que câest quand mĂȘme un dĂ©tournement de lâesprit initial du PEA, câest un peu fort de cafĂ©.
PlutĂŽt le MSCI EMU car le Stoxx 600 en rĂ©plication physique nâest pas Ă©ligible au PEAâŠ
on ne peux pas dire quâen achetant un ETF S&P 500 sur PEA on soutienne les boites europĂ©ennes.
Si les jeunes investisseurs choisissent des ETFs indiciels type S&P500 MSCI World dans un PEA, câest parce quâils veulent profiter de la croissance mondiale tout en se diversifiant. Et la croissance mondiale se fait et se fera en dehors de lâEurope sauf retournement de situation et rĂ©volution des europĂ©ens, ce qui me semble Ă lâheure actuelle improbable.
Alors bien sĂ»r quâil y a dâexcellente sociĂ©tĂ©s europĂ©ennes qui font la diffĂ©rence face Ă la concurrence et quâelles sont leaders mondiaux de leurs secteurs, elles profitent de la croissance mondiale de part leur prĂ©sence dans la plupart des pays en forte croissance, jusquâĂ quand ? Quand les sociĂ©tĂ©s asiatiques (hors japonaises) en plus amĂ©ricaines prendrons le relais et quâil nây a pas dâalternatives europĂ©ennes, on fait comment ?
Limiter le choix dâinvestissement quâĂ des ETFs europĂ©ens Ă©ligible au PEA relĂšve de lâimbĂ©cilitĂ© logique parce que cela coupe lâherbe sous le pied une tendance qui je rappelle est structurelle et qui monte. Cela rĂ©duit aussi et surtout le catalogue de produits financiers (ETF) grand public dans un PEA, ce qui a pour consĂ©quence de perdre lâintĂ©rĂȘt dâouvrir un PEA. Ce nâest pas trĂšs malin.
Sans oublier la rĂ©duction de la diversification gĂ©ographique, si guerre ou dislocation de lâUE il y a (par la violence/rĂ©volte de lâintĂ©rieur et trouble en sĂ©rie dans la plupart des pays europĂ©ens - bien sĂ»r cela reste hypothĂ©tique mais il ne faut pas exclure ce genre de scĂ©nario), les investisseurs seront marrons.
Bercy a dĂ©cidĂ© de laisser couler mais ne pas voir que câest quand mĂȘme
un dĂ©tournement de lâesprit initial du PEA, câest un peu fort de cafĂ©.
Idiot comme raisonnement, surtout en 2026, les ETFs sont globalement acquis par la plupart des nouveaux investisseurs et ce âcontournementâ est au contraire un avantage de pouvoir se diversifier Ă lâĂ©chelle mondiale. La philosophie de base doit Ă©voluer, ce qui suppose une rĂ©forme en profondeur du plan Ă ce moment-lĂ .
Câest cela qui doit changer, et non lâinverse.
Autrement, ce nâest pas compliquĂ© : les investisseurs qui seront obliger de vendre leurs part dâETF synthĂ©tique fermerons le Plan, retirerons leur argent de ce plan et le transmettre dans un CTO pour investir dans un ETF physique avec lâavantage dâinvestir dans un catalogue dâETF plus large (avec lâinconvĂ©nient dâun PFU augmentĂ© en cas de plus-value).
Donc câest pertes pour les jeunes investisseurs, pertes pour les Ă©metteurs dâETF, et pertes pour Bercy car le PEA aura perdus de lâintĂ©rĂȘt malgrĂ© lâavantage fiscale.
Ce nâest pas fameux.
Un rendement moins bon combiné à une meilleure fiscalité⊠faut faire le calcul !
Si au bout du compte câest plus intĂ©ressant de miser sur lâEuro Stoxx 600 au sein du PEA plutĂŽt quâun S&P 500 dans un CTO alors Bercy doit siffler la fin de la rĂ©crĂ©ation et mettre un terme Ă la rĂ©plication synthĂ©tique des indices US (entre autres).
Et chacun fera son choix, avec des rĂšgles claires sans contournements.
Ce nâest pas un raisonnement, câest un fait. Vous croyiez que lâĂtat donnait des avantages fiscaux simplement dans lâintĂ©rĂȘt des investisseurs français ? Toute cette gymnastique mentale est inutile.
Vous croyiez que lâĂtat donnait des avantages fiscaux simplement dans lâintĂ©rĂȘt des investisseurs français ?
La rĂ©ponse se trouve dans ce que jâai Ă©crit plus haut, merci de lire attentivement.