Vers la fin des ETF synthétique sur PEA?

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Et bien oui. Et oĂč est le problĂšme pour Bercy ? Quel est l’intĂ©rĂȘt du PEA pour eux si ce n’ est pas pour financer l’Europe ? Ils gagneront plus avec des CTO

L’avantage fiscal sert à inciter les investissements en Europe. Si pas d’investissement en Europe, pourquoi donner l’avantage fiscal ?

Et si le but c’est d’inciter l’investissement ou qu’il aille, le PEA ne sert a rien, autant baisser la fiscalitĂ© du CTO directement

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Et oĂč est le problĂšme pour Bercy ? Quel est l’intĂ©rĂȘt du PEA pour eux
si ce n’ est pas pour financer l’Europe ? Ils gagneront plus avec des
CTO

L’avantage fiscal sert à inciter les investissements en Europe. Si
pas d’investissement en Europe, pourquoi donner l’avantage fiscal ?

Vous avez vos rĂ©ponses dans ce que j’ai Ă©crit plus haut.

Et si le but c’est d’inciter l’investissement ou qu’il aille, le PEA ne
sert a rien, autant baisser la fiscalité du CTO directement

Vous pouvez rĂȘvĂ©, le CTO parait plus commode parce que c’est plus ergonomique, mieux prĂ©sentĂ© et on a accĂšs Ă  un catalogue de produits financiers plus large, le problĂšme est que les investisseurs lambda ignore la fiscalitĂ© Ă  la sortie tant qu’ils ne sont pas renseignĂ©s.

Ajoutez Ă  cela et vous avez parmi les erreurs bĂȘte dans un CTO qui est d’investir dans des actions françaises par exemple, cela arrive Ă  toutes celles et ceux qui ne sont pas informĂ©s des placements financiers.

Le problĂšme du manque de culture financiĂšre en France est un fait, mais c’est sans rapport avec la problĂ©matique PEA dont nous parlons.

Bercy a créé des rĂšgles pour un produit financier, celles-ci sont contournĂ©es et font perdre Ă  l’outil son objectif premier, dont tout le monde ou presque salue l’intĂ©rĂȘt.

Alors que je profite allĂšgrement de ce « contournement lĂ©gal » je serais le premier Ă  fĂ©liciter l’état (une fois n’est pas coutume
) s’il rectifiait le tir.

Je m’auto-cite, si c’était avĂ©rĂ© ou si la diffĂ©rence sur 10, 15 ans Ă©tait minime je serais prĂȘt Ă  franchir le pas sans attendre une lĂ©gislation correctrice.

AprĂšs, sans faire le calcul, je crains que l’Europe ne fasse pas le poids mais ce serait intĂ©ressant de chiffrer ça. Je le ferais bien si je savais par oĂč commencer


La vrai question de fond c’est si jamais ca arrive, comment ca se passe pour les lignes inĂ©ligible ?

Dans l’idĂ©e on peut carrĂ©ment perdre l’effet des intĂ©rĂȘts composĂ©s si on doit racheter sur CTO par exemple ? :thinking:

En contrepartie, il y a de plus en plus de jeunes investisseurs qui ouvrent un PEA pour les raisons que j’ai citĂ©s plus haut (merci de lire) et de plus en plus d’encours en consĂ©quence.

dont tout le monde ou presque salue l’intĂ©rĂȘt.

Cela n’engage que les premiĂšres gĂ©nĂ©rations qui on eu l’habitude en ayant ouvert un PEA d’investir dans des actions individuelles françaises, quant aux actions europĂ©ennes (allemandes, italiennes etc 
), c’est plus un boulet qu’autre chose car le rendement des dividendes est rognĂ© par un prĂ©lĂšvement Ă  la source sans remboursement de l’Etat français.

Les nouvelles gĂ©nĂ©rations n’en tiennent pas comptes : un ETF synthĂ©tique et c’est tout, donc non ce n’est pas tout le monde.

Alors que je profite allÚgrement de ce « contournement légal » je serais
le premier Ă  fĂ©liciter l’état (une fois n’est pas coutume
) s’il
rectifiait le tir.

Vous ne devriez pas au contraire.

Car ce que Bercy pensent ĂȘtre une bonne idĂ©e de changer la rĂšgle, Ă  savoir rendre inĂ©ligible les ETFs synthĂ©tique dans un PEA se transformera en grosse boulette.

C’est trĂšs naĂŻf de croire que l’argent qui a Ă©tĂ© investi dans un produit qui “contourne” la rĂšgle actuelle reviendra aux actions europĂ©ennes. Surtout lorsqu’il restera que des ETFs physique europĂ©en qui se comptera du bout des doigts et des actions françaises.

La réalité et que la jeune génération ne cherche que deux choses : la diversification et la performance.

Le PEA ne remplissant plus ces deux critĂšres si changement de la rĂšgle il y a, c’est une fuite de capitaux de la zone euro vers des ETFs physique rĂ©pliquant sur des indices Ă©trangers et plus globaux dans un autre placement.

Parce que oui : les bourses europĂ©ennes pĂšse peu Ă  l’échelle mondiale et ne sont pas performante par rapport aux États-Unis (bientĂŽt l’Asie) et mĂȘme un indice monde sur une plus longue pĂ©riode.

C’est un fait.

Cela revient Ă  ce que j’ai Ă©crit plus haut, c’est une dĂ©cision de perdant-perdant.

Il n’y aura pas plus d’argent qui sera investi dans des actions europĂ©ennes, c’est mĂȘme le contraire qui se produira.

Bercy aura si cela se produit tout sauf ce qu’il cherche.

Il peut potentiellement se passer de la mĂȘme maniĂšre qu’avec les fonciĂšres SIIC dans le PEA en 2011 : Ă  une date prĂ©cise une fois la rĂ©glementation entrĂ©e en vigueur, les ETFs synthĂ©tique sont retirĂ©s du catalogue des produits financiers dans un PEA (plus possible d’acheter donc) et les parts dĂ©tenus dans son portefeuille PEA seront Ă  vendre ou Ă  maintenir pour ce qu’il reste dans son portefeuille (je ne crois pas que cela soit possible)

Oui, ce n’est pas carrĂ©ment c’est vous perdrez l’effet des intĂ©rĂȘt composĂ© puisque vous aurait vendu toutes les parts de l’ETF synthĂ©tique “inĂ©ligible” du PEA et sortir toutes cet argent de ce Plan pour les transfĂ©rer dans un CTO et les investir dans un ETF Ă©quivalent mais physique.

Vous suggĂ©rez un dĂ©tournement de l’investissement des jeunes gĂ©nĂ©rations si les US n’étaient plus accessibles via le PEA. Je peux l’entendre.

Mais à quel point l’avantage fiscal du PEA change la donne pour un investissement UE contre un investissement US via CTO ? A mon avis tout est là !

Les nouvelles gĂ©nĂ©rations, et nous-mĂȘmes. si on trouve la performance sur des ETF UE via un PEA c’est gagnĂ©.

On pourra toujours assouvir nos convictions sur CTO pour acheter du Apple ou du Google.

Permission de garder les lignes 10 ans puis revente sans fiscalité aucune par exemple. Le législateur a les moyens de faire passer la pilule


Aujourd’hui, on investi au US avec le PEA.
Si on ne peut plus, on investira sûrement toujours aux US, mais depuis CTO.
l’Europe ne va pas capter plus d’investissement (sauf si la diffĂ©rence de fiscalitĂ© PEA/CTO s’accentue) mais les impĂŽts seront gagnant

merci de lire


Un ETF S&P 500 avec seulement 0,10% de frais gestion annuelle sur un horizon d’investissement de 30/40 ans fera plus de performances malgrĂ© le PFU par rapport un ETF Stoxx 600 malgrĂ© une CSG augmentĂ© dans un PEA.

Idem avec un ETF Msci World Ă  0,20%.

Sans parler de fiscalitĂ© Ă  la sortie, un ETF S&P 500 Ă©crase un ETF europĂ©en (en l’occurrence EMU, soit la Zone Euro) sur les 34 derniĂšres annĂ©es : Backtesting for the European index investor

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C’est ce que je viens d’écrire plus haut.

Je sais bien, et je vois toujours pas en quoi c’est embĂȘtant pour Bercy de gagner plus en impĂŽts

Extrait d’une conversation reddit sur le sujet :

Débat parlementaire 2026:

‱ L’amendement « anti-Ă©vasion indicielle Â» : Le SĂ©nat avait proposĂ© de restreindre l’éligibilitĂ© au PEA pour les fonds utilisant des contrats d’échange (swaps) dont le sous-jacent est composĂ© Ă  plus de 50 % de titres hors Union EuropĂ©enne.

‱ L’argument du SĂ©nat : Les sĂ©nateurs dĂ©nonçaient le fait que le PEA, censĂ© financer les entreprises europĂ©ennes, soit massivement utilisĂ© pour acheter du MSCI World ou du S&P 500 via des montages techniques

‱ Le « retoquage Â» : Dans le compte-rendu, il est soulignĂ© que le Gouvernement a refusĂ© cette mesure au nom de la « libertĂ© d’investissement Â» et du risque de dĂ©stabiliser les encours des ETF français (comme ceux d’Amundi).

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D’aprĂšs l’IA sur un horizon de 20 ans S&P 500 via CTO permet de multiplier le capital investi par 5.38 contre 3.87 pour un Stoxx 600 via PEA. La diffĂ©rence est Ă©norme
 :cry:

Sinon je suis tombĂ© sur ça, c’est officiel mais pas encore rĂ©ellement formalisĂ© par les Ă©tats participants : https://investir.lesechos.fr/placements/assurance-vie/des-pays-europeens-lancent-label-finance-europe-2169235

D’autant plus que ça ne finance pas rĂ©ellement les entreprises UE mĂȘme en investissant full Stoxx 600 ! Les titres s’échangent sur le marchĂ© secondaire.

ChatGPT :

Le financement est indirect mais réel. Le marché secondaire joue plusieurs rÎles essentiels.

a) Maintenir la liquidité

Le fait que les actions soient facilement échangeables rend les investisseurs plus enclins à acheter lors :

  • d’introductions en bourse

  • d’augmentations de capital

Sans marchĂ© secondaire liquide, peu d’investisseurs accepteraient de financer les entreprises.

b) Soutenir la valorisation

La demande pour les actions (y compris via ETF) peut faire monter leur prix.

Une valorisation élevée permet aux entreprises comme ASML, LVMH ou SAP de :

  • lever du capital plus facilement

  • lever plus d’argent pour une mĂȘme dilution

c) Faciliter les augmentations de capital

Quand une entreprise veut lever des fonds :

  • les investisseurs se basent sur le prix de marchĂ© existant

  • un marchĂ© actif permet de placer rapidement de nouvelles actions

J’en apprends des choses ce soir !!

Ça ne les finances pas directement mais ça leur permet de se financer plus facilement et avec de meilleurs conditions quand elles en ont besoin

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Jolie paraphrase mais c’est ça ! :laughing:

VoilĂ  pourquoi exclure les ETFs synthĂ©tique du PEA est idiot. La rĂ©alitĂ© est toujours plus forte que les bonne intentions ou le respect de l’Esprit d’origine du Plan.

Bonne initiative, comme souvent, ce n’est qu’aprĂšs coup et trop tard que les technocrates europĂ©ens constate une externalisation de l’épargne (Ă  juste titre) vu l’écart de croissance entre les États-Unis et l’Europe.

Au-delĂ  du fait que cela va mettre des annĂ©es Ă  mettre en Europe, c’est surtout que cela ne vas changer fondamentalement le choses, mĂȘme sur du moyen termes.

Pour la simple raison que les entreprises europĂ©ennes sont handicapĂ©es par les directives et les rĂ©glementations qui les freinent Ă  l’initiative et le potentiel de croissance, dans des marchĂ©s (Ă©nergies par exemple) trop strictes par des rĂšgles fixĂ©s par les États europĂ©ens.

Ouvrir un marchĂ© Ă  l’échelle europĂ©enne mais trop encadrĂ© par les États europĂ©en, ce n’est pas du libĂ©ralisme.

Le problĂšme est plus global et plus structurel.

VoilĂ .