Je m’interroge également à l’idée de rejoindre un réseau afin de démarrer mon activité de gestion de patrimoine.
Tu dis donc que le portefeuille client que l’on acquiert avec Inovea reste le nôtre ? Nous en sommes donc propriétaire ?
D’un autre côté, la partie marketing relationnel me dérange également quelque peu…
En effet, le portefeuille client ainsi que les équipes chez INOVEA t’appartiennent et sont donc valorisable dans le futur (changement d’orientation, retraite, accidents de la vie, etc…) ce qui n’est pas le cas dans la plupart des cas.
Quand tu es mandataire pour Axa, Gan, Allianz, … le portefeuille appartient à la marque et tu es obligé de proposer des produits « maison » donc tu n’es pas indépendant dans les solutions que tu proposes.
Tu es encadré par un « responsable » et donc indirectement objectivé sur certaines solutions, etc…
Tu n’as pas spécialement toutes les habilitations et cartes en main comme un vrai CGP-CIF.
Quand tu es dans un autre réseau comme Cap Finances, Quintésens, Prodemial, … le portefeuille client que tu constitues ne t’appartient pas non plus en cas de départ, tu dois laisser l’ensemble de ton travail dans le réseau et tu n’es pas indemnisé.
Dans certains réseaux, tu n’as non plus le statut CGP-CIF avec l’ensemble des habilitations.
Comme tout indépendant et professionnel, il est important de valoriser son travail et son portefeuille client.
C’est son fonds de commerce qui s’apprécie dans le temps et qui peut représenter un très beau capital pour la retraite ou pour constituer l’apport dans un autre projet par la suite.
Tout d’abord un grand merci à toi pour ton retour.
Effectivement le fait d’être propriétaire de mon portefeuille client est très important pour moi, c’est un aspect qui sera prépondérant dans mon choix.
Concernant le marketing relationnel, cela me dérange car… ce n’est pas quelque chose qui m’intéresse, je ne compte pas utiliser cet aspect-là.
Par conséquent, je me coupe automatiquement de certaines commissions et je n’optimise pas mon rendement.
Au contraire, si je m’engage avec METACIF, les commissions d’équipe ne sont pas inclues par défaut dans le modèle, les commissions de ventes sont donc plus élevées et mon rendement serait optimisé.
Etre propriétaire de son portefeuille et de son entreprise est la base de l’entrepreneuriat, je ne comprends pas à ce jour que des personnes indépendantes acceptent de laisser leur travail dans les mains d’autres sans contrepartie.
A ce jour, METACIF et INOVEA ne sont pas comparables en terme de développement.
La taille des réseaux n’est pas du tout de la même envergure, je n’ai pas les chiffres de METACIF car ils ne sont pas publiques il me semble mais je sais que chez INOVEA il y a plus de 750 CIF à ce jour.
INOVEA a été créé en 2017 et METACIF en 2022.
Il faut d’autres réseaux, des collègues, des confrères pour faire évoluer le métier, c’est sain.
Par contre, vu que tu parles de « certaines » commissions et ne pas optimiser ton rendement, quelqu’un t’a t il précisément expliqué le mode de rémunération chez INOVEA ?
Chez METACIF, tu ne vas pas non plus percevoir toute la rémunération que tu génères puisque tu dois payer une cotisation annuelle de plus de 2500 € et ils conservent 25% des commissions (un peu moins par la suite…)
Pourquoi tu ne comptes pas utiliser le marketing relationnel dans le développement de ton entreprise ?
Comment comptes tu te développer dans le futur ?
Un CGP-CIF qui travaille bien arrive à un portefeuille FULL au bout de 4 à 5 ans en moyenne.
Que comptes tu faire par la suite ?
N’entretenir qu’un portefeuille de 150 à 200 clients et ne plus te développer ?
Embaucher des salariés pour continuer à te développer et gagner des parts de marché ?
Je respecte ton choix et tes idées mais j’aimerais comprendre ta vision du marché, de ton futur travail, etc…
On peut échanger en privé si tu ne souhaites pas tout dire ici.
Le marketing relationnel dans notre métier de CGP est l’opportunité de donner la possibilité à des personnes comme toi de développer leur propre aventure, vivre leur propre rêve et aller chercher la réussite qu’ils souhaitent personnellement en sortant du salariat, des objectifs, de la hiérarchie, etc…
Je me retrouve dans cette démarche car je sais que cela viendra compléter mon métier d’entrepreneur et conseiller. La relation clientèle est fantastique mais je ne me vois pas faire exclusivement cela jusqu’à ma retraite, j’ai l’ambition de développer une belle entreprise aux services de plus que 200 clients.
Bonjour,
Je suis Rémi Tauleigne, co-fondateur de METACIF et suis ravi de voir que notre projet puisse avoir une quelconque résonance dans ce types d’échanges. Effectivement le sujet est vaste et comporte beaucoup de subtilités.
Il me semble que le point de départ est le PROJET. En effet, il y a des différences très importantes entre le fait d’être dans un réseau de mandataires et être indépendant dans un groupement.
METACIF est un collectif (groupement) de COA-CIF. Il n’y a pas de mandataire. Je vous encourage à creuser cette notion de COA et la différence fondamentale avec le statut MIA en terme de propriété.
Par ailleurs, dans un projet entreprenarial, la question de la liberté apparait fondamentale. Liberté de produits naturellement, mais également (et surtout à mon sens) la liberté en terme de politique commerciale (droit d’entrée, honoraire…). Ce n’est pas une généralité mais les politiques commerciales de certains réseaux, pour rémunérer l’ensemble de la chaine MLM, sont littéralement hors sol vous privant ainsi d’adresser les bons personna(s).
En synthèse c’est bien votre projet qui doit dicter votre choix mais préalablement il est indispensable d’être au clair sur la modalité de distribution que vous rejoignez et bien en comprendre les subtilités.
Avec votre réseau également, vous êtes MIA (mandataire d’intermédiaire), vous ne possédez pas votre clientèle et vos encours.
Je connais très bien l’historique entre les 2 plus gros réseaux, quelqu’un de très proche a suivi la création du groupe à Toulouse, a assisté à l’introduction du marketing relationnel dans son modèle (ce qui a littéralement sauvé le groupe et propulsé son dirigeant…) et tout le début de son développement jusqu’en 2010.
Disons que les personnes qui ont fait scission et quitté le réseau historique et qui ont lancé leur propre réseau, auquel vous appartenez, sont loin d’être les plus éthiques à mon sens.
Cela se voit d’ailleurs dans leur fonctionnement, encore plus orienté sur l’apport d’affaires et l’abattage dans le recrutement qui semble être en masse dans tous les domaines (j’en vois qui visent les demandeurs d’emplois directement…), la mise en avant par tous moyens… les méthodes sont trop agressives et franchement peu éthiques. Personnellement cela me dérange et je ne parlerai pas du dénigrement des autres et des arguments fallacieux sur la propriété de clientèle.
Maintenant, je vous félicite pour votre implication dans la démocratisation de l’éducation financière
En effet, vous avez raison sur mon statut je suis bien MIA mais dans les faits si un jour je devais quitter INOVEA, je n’ai qu’à passer COA et récupérer mes clients.
Cela se fait très bien et c’est convenu avec INOVEA.
Si vous avez suivi le développement du réseau et donc la création d’INOVEA, pourquoi jugez-vous les créateurs d’INOVEA comme « loin d’être les plus éthiques » ?
Vous avez une vision extérieur à INOVEA qui ne représente pas réellement le vécu de l’intérieur.
Il n’y a pas d’orientation sur l’apport d’affaire car c’est un réseau de conseillers pour les conseillers et l’apport d’affaire est vraiment un métier annexe.
Et même si c’était le cas, je ne vois pas de mal à cela puisque c’est une mise en relation orientée et honnête plutôt que des leads achetés afin d’harceler des gens qui n’ont rien demandé.
Concernant le recrutement, pourquoi des personnes en demande d’emploi ne pourraient pas devenir de bons conseillers ? Ils n’ont pas le droit à leurs chances et à une opportunité professionnelles s’ils s’impliquent à bien réaliser ce nouveau métier ?
Vos dernières lignes sont très accusatrices mais sans preuve tangible, je trouve cela un peu néfaste de lancer de grandes phrases comme cela alors que moi et mes collègues cherchons tous à exercer notre métier de la meilleure des façon possible tout en rappelant que la concurrence est saine et constructive dans la plupart des cas.
Pourrais tu détailler ce point ou tu dis que si un MIA passe COA, il peut récupérer ses clients facilement parce que c’est convenu avec Inovea.
J’ai en effet quelques doutes car je pensais justement que en tant que MIA, les contrats étaient au nom d’Inovea, pas au nom du CGP (MIA)
Je pensais que si le CGP devenait COA, le seul moyen de récupérer son portefeuille client (construit en tant que MIA) était que les clients résilient leurs contrats avec INOVEA pour les resouscrire en direct avec le CGP (très contraignant donc pour le client car possibles conséquence fiscales, perte d’antériorité…).
Du coup, peux-tu m’expliquer concrètement comment Inovea garantit que ce passage se fait aussi simplement que tu le dis ?
Il est normal de s’interroger sur ce point puisque c’est l’un des critères les plus important à mon sens dans le métier d’entrepreneur :
Constituer un portefeuille client qui peut-être valorisé sur la durée afin de pouvoir le moment venu (changement d’activité, départ en retraite, etc…) le vendre à un confrère et toucher les fruits de son travail.
Tu peux en effet avoir quelques doutes sur la possibilité chez INOVEA de récupérer son portefeuille client car la plupart des réseaux où les conseillers sont MIA le portefeuille ne leur appartient pas.
Ce qui doit être le cas que tu rencontres.
Cependant, cette possibilité est notée noir sur blanc dans le contrat qui lie le MIA à INOVEA ainsi que les modalités pour le récupérer.
Il faut donc repasser au niveau de l’ORIAS le statut de COA au lieu de MIA afin de pouvoir signer en direct un partenariat avec le ou les assureurs, signer le partenariat et demander le transfert du fichier client constitué auparavant.
Il n’y a pas de besoin d’effectuer par exemple (en assurance vie) de rachat total pour ressouscrire un nouveau contrat qui comme tu l’indiquais peu être très contraignant pour tes clients.
Au plaisir de répondre à d’autres interrogations si besoin.
Alexandre HUMBERT
Merci Alexandre. J’aurais trois questions pour mieux comprendre :
Quelles sont précisément les conditions prévues par INOVEA pour permettre à un CGP de passer de MIA à COA ?
Est-ce qu’il y a des coûts à prévoir pour le CGP ?
J’ai du mal à imaginer qu’INOVEA accepte sans difficulté de renoncer à la marge générée par le portefeuille d’un conseiller. Dans ce cas, une fois le transfert effectué, est-ce que l’intégralité de la marge versée par le partenaire revient bien au CGP ?
Qu’entends tu par conditions prévues par INOVEA pour permettre à un conseiller de passer de MIA à COA ?
La démarche doit venir du conseiller qui avec l’aide de son association professionnelle va présenter sa demande d’habilitation en COA au lieu de MIA (ou bien en plus)
Le coût c’est les frais d’inscription à l’ORIAS de 25 €.
Une fois la convention signée avec le partenaire financier, le réseau n’a plus de rémunération puisque c’est le conseiller qui la touche en direct vu que c’est plus le détenteur de la relation client.
Bonjour Alexandre, ces échanges m’intéressent grandement car je suis moi-même dans la reflexion des conditions de mon installation. Je me suis permise de vous envoyer une invitation via LinkedIn de manière à ce que vous ayez mes coordonnées et mon profil en vue de pouvoir échanger. Cordialement.
Salut Damien, tout dépend vraiment de ce que tu recherches dans ton activité de futur CGP.
Pour ma part, je suis dans le réseau Inovea, donc si tu veux, je peux t’expliquer comment ça fonctionne concrètement, le modèle, l’accompagnement, les outils, la rémunération, etc… pour que tu puisses voir si ça correspond à ta vision.