TRADING D'OPTIONS (pas binaire, pas CFD, pas scalping, pas contrats futures, pas warrant, ni turbo)

Bonjour,
Ce sujet traite de dérivés complexes mais reste accessible si tu travailles et réfléchis un peu. Une seule stratégie est abordée : la WHEEL (Cash-Secured Put + Covered Call).
Aucun débat sur sa pertinence : nous apportons uniquement du contenu utile. L’objectif n’est pas de discuter, mais d’apprendre.

Les produits et brokers mentionnés sont tous régulés.
Il s’agit d’une stratégie de diversification réservée aux gros portefeuilles (minimum 50 000 €).

Références utiles pour approfondir :

  • Option Volatility & Pricing — Sheldon Natenberg
  • Get Rich with Options — Lee Lowell
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super merci Paul, je reviens dès que je peux ( mon papa et mama sont là, donc :partying_face::man_dancing:),

a très vite

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Bonjour à tous c’est partie une petite intro pour commencer.

Contrairement à ce que certains pensent, cette stratégie n’est absolument pas réservée aux investisseurs institutionnels ou sophistiqués. Elle est accessible au grand public depuis le développement du trading d’options en 1973. Elle a d’ailleurs été utilisée avec succès par de très grands investisseurs, et a généré plusieurs millions de dollars de profits pour des personnalités comme Warren Buffett.

De plus, cette stratégie n’est pas plus risquée que d’autres. La plupart des critiques viennent de personnes qui n’ont jamais vendu un seul PUT de leur vie.

Dans vos recherches et vos vérifications, vous verrez souvent que le risque serait « illimité ». C’est totalement faux. Cette stratégie est même moins risquée que l’achat classique d’actions ou d’ETF.
Bien évidemment, j’expliquerai pourquoi.

Cela ne signifie pas pour autant que je peux l’utiliser avec un succès garanti.
Comme pour n’importe quel investissement, vous devrez savoir l’exécuter correctement. Sans cela, il est fort probable que vous naviguiez dans le brouillard et que vous perdrez beaucoup d’argent. Avant d’ouvrir une position, vous devrez savoir exactement ce qui se passera si le marché monte, baisse ou reste neutre.

Enfin, ma vision du trading d’options en général, et de la stratégie « cash-secured PUT » en particulier, m’est propre et correspond parfaitement à mes objectifs. Ne donnant pas de conseil personnalisé, ce sera à vous de trouver vos réglages, vos sous-jacents et votre manière d’aborder la stratégie, en fonction de votre situation et de vos objectifs.

Je vais simplement vous aider à y parvenir.

Un mot concernant les montants utilisés dans les exemples : ils peuvent paraître élevés pour beaucoup de personnes. Pourtant, je crois qu’en matière d’investissement, il faut engager des sommes significatives.
Investir 100 $ et réaliser 300 % dans l’année est exceptionnel… mais cela ne rapporte « que » 300 $.
Alors qu’avec 10 000 $, je n’ai besoin que de 3 % de performance pour obtenir le même gain.
Même résultat, mais avec très probablement beaucoup moins de risque…

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Afin de pouvoir appréhender cette stratégie à base d’option il va falloir apprivoiser quelques notions de base. Elles sont peut-être connues par certain, mais une petite révision ne peut pas faire de mal.

En premier lieu, j’aimerai évoquer avec vous la notion d’ouverture et de fermeture de position.

En bourse en général une position s’ouvre et se ferme, dans la majorité des cas cette ouverture de position se fait à l’achat. Cependant elle peut aussi se faire à la vente.

Qui dit ouverture, dit clôture ou fermeture. Tout comme l’ouverture de position, cette clôture peut s’effectuer via un achat ou une vente.

Si vous avez ouvert votre position avec un achat, pour clôturer cette position il faudra re vendre. Et inversement si vous avez ouvert votre position avec une vente.

Par exemple si vous achetez un sous-jacent de manière classique en espérant une hausse, vous allez ouvrir votre position en achetant le sous-jacent. Une fois la hausse réalisée (dans le meilleur des cas) pour clôturer votre position il vous faudra revendre le sous-jacent. C’est ce que l’on appelle le « sell to close ».

Si vous ouvrez votre position par une vente (un contrat PUT par exemple). Il faudra racheter ce contrat pour fermer cette position. C’est ce que l’on appelle le « buy to close ».

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De même, la notion de crédit ou débit est importante à comprendre. Lorsque vous êtes acheteur vous êtes débiteur, en effet si vous achetez une paire de basket vous débitez du cash de votre compte pour effectuer cet achat.

Lorsque vous êtes vendeur vous êtes créditeur. Si vous vendez une paire de basket vous recevez du cash sur votre compte l’opération est créditrice.

Avec les options (et pas que) les stratégies sont dites débitrices ou créditrices. Le « cash secure PUT » est une stratégie créditrice. Dans la vie et les marchés, mieux vaut recevoir de l’argent plutôt qu’en dépenser…

Enfin une notion qui me tient vraiment à cœur c’est la notion de gain-perte et/ou de performance. En effet il existe deux types de gains (ou de perte), les gains et les pertes réalisés et les gains et les pertes non réalisées.

Les gains et les pertes non réalisés sont des potentialités se sont des performances latentes. Leur principal avantage est fiscal, en général ces profits ne sont pas soumis à l’impôt, en effet ces performances n’existent pas.

On n’entend souvent « pas vendu pas perdu », ce que l’on oublie de préciser c’est aussi c’est « pas vendu pas gagné ».

En immobilier ont peut comparer ça à la plus-value latente de votre maison. Finalement connue précisément qu’une fois la vente et donc la performance réalisée.

Les gains et les pertes réalisées sont les performances réellement effectuées, le fameux « cash-flow ». Le désavantage c’est qu’étant un revenu réel l’état fiscalise cette performance.

Cependant c’est la seule performance réelle, celle qui vous permettra de changer votre vie ou d’augmenter vos revenus. C’est comparable à la rente qu’offre un loyer en immobilier.

Je pense que la performance réalisée est celle qui compte, c’est elle qui vous fera devenir rentier. Le « cash-flow » est centrale dans l’investissement immobilier, il l’est aussi dans l’investissement mobilier.

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Les options c’est assez simple en fait ! Il n’existe que deux types de contrats d’options. Les PUT et les CALL, c’est tout !

Ici nous allons nous concentrer uniquement sur les contrats d’options PUT.

Pour vraiment comprendre ce qu’est un contrat d’option PUT, il va falloir comprendre ce qui se passe des deux côtés de la barrière. Du côté de l’acheteur du contrat et du côté du vendeur du contrat. Car oui un contrat PUT comme une action s’échange sur le même principe qu’une action. Au lieu d’être sur le marché des actions, vous êtes sur le marché des options.

En temps qu’acheteur d’un contrat PUT, vous allez acheter un contrat qui vous permettra potentiellement de vendre vos actions à prix déterminé à l’avance (le prix d’exercice, le STRIKE), pendant une période donnée (la date d’expiration). Comme il s’agit de l’achat d’un droit, il va vous falloir payer pour celui-ci (la valeur du contrat, la prime), pour pouvoir en bénéficier.

A ce stade, il est compréhensible que vous soyez perturbez par le fait d’acheter quelque chose (le contrat PUT) dont le but est de potentiellement vendre quelque chose (vos actions). C’est tout à fait normal et nous allons décortiquer tout ça avec vous.

Cet achat de contrat qui donne des droits et des devoirs à chaque contrepartie vous l’utilisez surement déjà avec votre voiture.

Lorsque vous souscrivez un contrat d’assurance pour votre voiture c’est le même principe, vous achetez un PUT (une option de vente).

Remplaçons les actions par votre voiture, en souscrivant une assurance pour celle-ci, vous avez achetez un contrat qui vous permets de vendre votre voiture à un prix fixé à l’avance, pendant une période donnée et en échange vous versez une prime à l’assureur qui vous a vendu le contrat.

Donc imaginons que la valeur de votre voiture baisse brusquement (souvent malheureusement suite à un accident). Vous avez la possibilité d’exercer votre droit de vendre votre voiture cassée à votre assureur (qui sera obligé de l’acheter) à un prix fixé à l’avance. Par exemple valeur à neuf (prix catalogue), valeur d’achat (prix facturé), ou valeur à dire d’expert (valeur du marché). Pendant la durée du contrat (généralement un an). En échange vous versez une prime (souvent lissée mensuellement sur l’année).

Le PUT, que l’on appelle aussi une option de vente est tout simplement une assurance. Le sous-jacent n’est pas une voiture mais un actif (action ou autre).

Les acheteurs d’options PUT tombent dans deux catégories :

  • Spéculer sur une action baissière.
  • Protéger des actions que vous possédez en paramétrant un prix de vente (prise de profit).

Dans le monde des options la majorité des opérateurs tombent dans la catégorie des spéculateurs, c’est pour cela que nous pensons qu’être vendeur d’options PUT nous donne une grande probabilité de profits et un avantage certain sur l’acheteur d’option PUT. Spéculer n’est clairement pas une bonne idée. Nous développerons un peu plus loin à ce propos.

En tant que vendeur d’un contrat PUT, vous allez vendre un contrat qui vous permettra potentiellement d’acheter des actions à un prix déterminé à l’avance (le prix d’exercice, le STRIKE), pendant une période donnée (la date d’expiration), pour cet engagement vous serez immédiatement indemnisé en recevant une prime de l’acheteur.

Comme vous le voyez c’est l’opposé à ce que fait l’acheteur du contrat d’option PUT.

Vous recevrez cette prime dès l’ouverture de votre position, elle représentera un gain réalisé immédiat. C’est l’opposé d’un achat classique où vous réalisé votre gain à la clôture de votre position.

Ce gain sera capé, mais le fait de commencé par « gagner » est d’un confort psychologique inestimable.

Votre but en tant que vendeur d’option PUT c’est de n’entrer en position que sur des actions que vous souhaitez détenir dans votre portefeuille, car finalement le contrat d’option PUT peut vous faire acheter ces actions.

Pour nous, l’achat de ces actions n’est pas l’objectif premier, l’acquisition des actions fait partie des scénarios mais ce n’est pas notre scénario #1.

Cependant se concentrer uniquement sur la collecte de juteuses primes de la part des acheteurs serait une erreur.

En effet vous collecterez immédiatement un gros profit, néanmoins une bonne partie de ces vendeurs d’options PUT opèrent sur des actions qu’ils ne souhaitent pas posséder. Comme toute actions, elles peuvent varier brutalement dans n’importe quelle direction. Une fois acquise elles peuvent baisser dans de grandes proportions effaçant le profit de la collecte de la prime.

Ce n’est pas de cette manière que nous envisageons la vente d’options PUT.

Le choix du sous-jacent ne doit pas différer de l’achat classique. Et vous devez vous focaliser sur des actifs de grande qualité.

Il y a trois étapes à suivre pour vendre correctement une option PUT.

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Pas de débat pour les options c’est LYNX BROKER ou IBKR. Et c’est pareil pour le reste aussi d’ailleurs…

Interactive Brokers (IBKR) est aujourd’hui l’un des courtiers les plus utilisés dans le monde pour le trading d’options. La raison principale est qu’il combine des frais très bas, un accès extrêmement large aux places boursières internationales et des outils professionnels habituellement réservés aux traders institutionnels. Pour un particulier ou un trader actif, l’ensemble est particulièrement attractif.

Les commissions sur options américaines se situent autour de 0,65 dollar par contrat pour un client européen, avec un minimum de facturation d’un dollar par ordre. Un ordre d’un contrat revient donc généralement à un dollar, tandis qu’un ordre de dix contrats coûte environ 6,50 dollars. Il n’y a pas de frais de ticket, pas de frais de plateforme et pas de montant minimum de compte pour les particuliers en Europe. Des frais réglementaires américains très faibles s’ajoutent, communs à tous les courtiers. Sur les marchés européens, IBKR applique une tarification fixe ou dégressive. Par exemple, sur certaines options d’indice, la commission commence autour de 0,90 euro par contrat et baisse selon le volume. Il n’y a pas non plus de frais de plateforme.

Les coûts annexes incluent les abonnements aux données de marché en temps réel, facturés par place boursière. La conversion de devises est très compétitive, avec un spread de l’ordre de 0,002 %. Les taux appliqués sur la marge sont également parmi les plus avantageux du secteur. Sur le plan financier, IBKR fait partie des courtiers les moins coûteux pour un trader d’options régulier.

Un autre avantage majeur d’IBKR est l’accès à environ 160 marchés dans plus de 33 pays. Cela permet de négocier des options sur actions américaines, des options sur indices américains (selon autorisations), des options européennes sur Euronext, Eurex ou CEDX, ainsi que des options sur futures CME et de nombreux autres produits. Un trader peut ainsi gérer l’ensemble de ses stratégies, son exposition et sa diversification internationale depuis un seul compte.

La plateforme Trader Workstation (TWS) constitue un autre élément distinctif. Elle inclut un module complet dédié aux options, OptionTrader, qui permet d’afficher des chaînes, de consulter les Greeks, l’implied volatility, d’obtenir une valeur théorique et de construire facilement des stratégies multi-jambes comme les spreads, condors ou straddles. IBKR propose également une application mobile très complète, permettant de suivre le portefeuille, d’envoyer des ordres multi-jambes et de consulter les données essentielles depuis n’importe où. Des outils de gestion du risque comme Risk Navigator permettent d’analyser l’exposition globale, la marge, le Delta, le Gamma, le Vega, le Theta ou encore de simuler des scénarios. Ce type d’outil est rare pour le grand public.

LYNX Broker est une alternative intéressante pour les traders qui souhaitent bénéficier d’un accompagnement plus poussé. LYNX utilise la même infrastructure qu’Interactive Brokers. Les clients LYNX accèdent donc à la même technologie, aux mêmes marchés et aux mêmes plateformes que les clients IBKR, mais avec une couche de service différente. LYNX se distingue par un support client francophone plus accessible, une forte orientation pédagogique et un accompagnement destiné aux débutants comme aux utilisateurs intermédiaires.

En revanche, les tarifs de LYNX sont nettement plus élevés. Les options européennes sont généralement facturées autour de 1,75 euro par contrat, et les options américaines environ 2,40 dollars par contrat, soit trois à quatre fois plus que chez IBKR. LYNX applique aussi des frais mensuels pour les petits comptes. Ce surcoût s’explique par le positionnement du courtier, orienté vers un service premium et un support plus complet.

Dans les deux cas, les plateformes sont identiques, car elles reposent toutes sur la technologie IBKR : Trader Workstation, IBKR Mobile et portail web. La différence se situe dans la relation client, l’accompagnement, la documentation et l’aide fournie.

En résumé, IBKR convient parfaitement aux traders autonomes qui souhaitent réduire leurs coûts, accéder à un maximum de marchés et utiliser des outils professionnels. LYNX s’adresse plutôt à ceux qui souhaitent la puissance d’IBKR mais avec un support francophone renforcé et une assistance pédagogique. L’ensemble permet à chaque profil de trouver la solution adaptée à sa manière de trader : optimisation maximale des coûts avec IBKR, confort d’accompagnement et simplicité avec LYNX.

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Etape 1

Revenons à nos trois étapes.
La première chose à faire est de trouver une action que je souhaite acheter et conserver sur le long terme.
Le long terme signifie que j’envisage d’investir pendant plusieurs années, voire plusieurs dizaines d’années.

Pourquoi est-ce important d’imaginer le scénario dans lequel je conserverais cette action aussi longtemps ?
Parce que cela m’évite de tomber dans le piège de vendre un PUT au hasard, sur une action choisie au hasard, uniquement pour recevoir une grosse prime.
L’objectif n’est pas d’encaisser une prime rapidement, mais de construire une stratégie cohérente et durable.

Prenons maintenant un exemple hypothétique :
L’action Amazon (AMZN).
J’apprécie leurs produits, leur histoire et leur gestion. Bien évidemment, c’est à moi de choisir mon sous-jacent et d’effectuer ma propre analyse fondamentale.
Amazon est souvent très valorisée, donc très chère. En bon investisseur, cela m’embêterait d’acheter au plus haut, en plein pic de marché. Alors, que faire ?

Option 1 : Je choisis un niveau de prix prédéterminé (un ordre limite) chez mon broker.

Cela me permet d’espérer acheter Amazon à un bon prix.

Option 2 : Je vends un contrat PUT avec un prix d’exercice plus bas.

Ce contrat me rapporte une prime correcte, tout en ayant une faible probabilité d’être exercé.

Si je choisis la première méthode (l’ordre limite), je n’ai absolument aucune garantie qu’Amazon descende un jour au prix que je souhaite.
C’est le grand inconvénient des ordres limites : je ne sais jamais si le cours atteindra la zone que j’attends. Je pourrais patienter des mois… ou même toute ma vie… sans jamais être exécuté.

La vente d’un contrat PUT, en revanche, est une solution bien plus intéressante.
En effet, je suis rémunéré pendant que j’attends que l’action atteigne mon prix d’achat idéal. Quand je vends un PUT, quelqu’un me paie une prime simplement parce que j’accepte d’acheter l’action si elle baisse jusqu’à mon prix cible.
C’est totalement impossible avec un simple ordre limite, qui ne rapporte rien.

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Que pouvez vous attendre en matière de rendement et surtout de risque de cette stratégie?

En vérité, le sous-jacent et la devise n’ont aucun intérêt ici. La performance affichée est en TWR (Time-Weighted Return), un mode de calcul qui neutralise totalement l’impact de la devise, des dépôts ou retraits, de la taille du portefeuille et de la composition exacte des positions. On n’est pas sur le système de Trade Republic : ici, la performance mesure uniquement la qualité de la stratégie, pas les flux d’argent.

Le TWR découpe l’année en périodes, calcule la performance pure de chacune sans tenir compte des entrées et sorties de capital, puis multiplie ces résultats. C’est la méthode utilisée par les gérants professionnels pour comparer objectivement deux stratégies, indépendamment de la taille du portefeuille. Sur un compte multidevise comme IBKR, la devise n’a aucune importance. Les primes reçues en USD peuvent d’ailleurs être converties immédiatement en euros, sans aucune incidence sur le calcul.

Et c’est tout l’intérêt de la méthode : ici, je fais de l’argent avec de l’argent. Le capital est productif, actif et rémunéré. Le buy and hold, c’est très bien, mais c’est théorique : on achète, on attend, on espère. Ici, c’est réel, pratique et mesurable. Et bien sûr, rien dans la stratégie ne m’empêche de faire du buy and hold ensuite. Au contraire, vendre des PUT me permet souvent d’obtenir une action à un meilleur prix tout en étant payé pour attendre.

Il faut aussi rappeler que la “performance brute” n’a que peu d’intérêt isolée. Ce qui compte réellement, c’est l’efficience : le rendement rapporté au risque. Les seules vraies mesures pertinentes sont le TWR, le ratio de Sharpe ou le ratio de Sortino, car ce sont eux qui montrent la qualité intrinsèque d’une stratégie.

Et quoi qu’on en dise, cette stratégie bat le marché lorsqu’on rapporte son rendement à son niveau de risque. C’est la seule façon sérieuse d’évaluer une stratégie : le couple risque/rendement, la seule mesure qui compte réellement. N’hésitez pas à basculer dans l’espace dédié.

Merci beaucoup de m’aider. Mon portefeuille n’est que de 15 milles euros par contre cela pose t’il problème ?

2 – Décidez à quel niveau de prix vous souhaitez acheter l’action et vendez un contrat PUT à ce niveau.

L’image ci-dessus de l’action Amazon montre son cours au 6 décembre 2025. Amazon cote 229,53 dollars par action. Posséder cette action ne me dérangerait pas et je pourrais tout à fait la garder en portefeuille pendant les vingt prochaines années. L’acheter environ 10 % en dessous du prix actuel serait probablement une bonne affaire.

Comment puis-je procéder ?

Je peux placer un ordre limite d’achat à 210 dollars (-9,7 %), mais rien ne garantit qu’Amazon descendra un jour à ce prix. Et j’ai autre chose à faire que d’attendre indéfiniment un éventuel retour du cours à 210 dollars, qui peut très bien ne jamais arriver.

Alors, quel est le plan ? Vendre un contrat PUT.

Pour cela, j’utilise un strategy builder. Cet outil permet de visualiser ce qui peut se produire selon différents scénarios et paramètres. Concrètement, j’utilise l’outil OptionStrat.com, disponible sur les App Stores et en version web sur ordinateur.

Ces outils me permettent de choisir le contrat qui correspond à mes objectifs, mais surtout de gérer correctement mon risque.

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Bonjour, désolé mais comme indiqué ce sont des outils de diversification. A 15k€ vous prendriez beaucoup trop de risque.


L’outil OptionStrat présenté sur l’image permet d’explorer toutes les possibilités offertes par une vente de PUT cash-secured sur Amazon, ici avec un strike à 210 dollars et une échéance le 16 janvier 2026. Ce tableau n’est pas une simple grille : c’est une représentation complète de tous les scénarios possibles concernant les gains, les pertes, l’évolution du risque, la probabilité de succès et la dynamique du prix dans le temps.

La première information importante est la prime encaissée. Ici, la vente du PUT rapporte 216,35 dollars contre un collatéral de 21 000 dollars. Cela représente environ 1 % de rendement sur 41 jours, simplement pour accepter d’acheter Amazon à un prix plus bas. Contrairement à un ordre limite qui n’apporte rien tant qu’il n’est pas exécuté, la vente du PUT rémunère immédiatement l’investisseur. Le tableau indique également une probabilité de profit de 85 %, ce qui signifie que dans la majorité des cas, l’option expirera sans valeur et la prime sera intégralement conservée.

Le tableau coloré est l’un des outils les plus puissants. Les zones vertes illustrent les scénarios où la position est gagnante et les zones rouges ceux où elle devient perdante. On peut ainsi visualiser ce qui se produit si Amazon monte, stagne, baisse légèrement ou s’effondre. Cette vision à plusieurs dates futures, combinée à plusieurs niveaux de prix, permet d’évaluer précisément le comportement de la stratégie dans le temps. Aucun ordre limite ne permet une telle compréhension.

Le point d’équilibre affiché est de 207,84 dollars. Cela correspond au prix du strike moins la prime reçue. Cela signifie que l’action pourrait perdre près de 10 % avant que la position n’entre réellement en perte à l’échéance. Par comparaison, un acheteur classique d’actions perdrait instantanément si le cours baissait ne serait-ce que d’un centime.

OptionStrat affiche aussi la perte maximale théorique. Dans un scénario extrême où Amazon tomberait à 0, l’investisseur devrait acheter les actions à 210 dollars. Ce type d’information permet d’évaluer la taille de position appropriée et de comprendre parfaitement l’exposition réelle. Des données comme la volatilité implicite – ici environ 30 % – permettent également d’anticiper la qualité des primes. Une volatilité implicite élevée signifie généralement des primes plus généreuses et un rendement plus intéressant pour le vendeur de PUT.

Ce tableau permet aussi de comparer plusieurs strikes pour déterminer quel compromis correspond le mieux aux objectifs de l’investisseur : maximiser la prime, augmenter la probabilité de profit, éloigner le prix d’exercice ou viser un prix d’achat idéal pour du long terme. Pour un investisseur souhaitant posséder Amazon sur vingt ans, vendre le strike 210 constitue une manière disciplinée et rémunérée d’attendre un meilleur point d’entrée.

La dimension temporelle visible dans les colonnes est fondamentale. La valeur du PUT diminue au fil du temps si le cours reste stable, ce qui représente la décote naturelle due au passage du temps. Le tableau montre ainsi comment la position devient gagnante bien avant l’échéance, ce qui permet parfois de racheter l’option plus tôt et d’encaisser le profit sans attendre la date finale.

Les scénarios extrêmes sont également représentés. Si Amazon tombait à 200, 190 ou même 180 dollars, le tableau illustre immédiatement l’impact sur la valeur de la position. Cela permet de faire un véritable crash test de la stratégie, chose impossible avec les outils de base d’un courtier.

Enfin, cette représentation permet de visualiser la puissance réelle du cash-secured PUT. On ne se contente pas d’espérer un bon prix d’achat : on est payé pour patienter. La stratégie permet d’obtenir une marge de sécurité, un revenu immédiat, une probabilité élevée de succès et un plan clair pour acheter une action de qualité à un prix réduit, tout en comprenant précisément le risque encouru.

C’est une façon intelligente, disciplinée et mesurable d’améliorer son rendement ajusté du risque, que ce soit pour du revenu régulier ou pour construire une position long terme dans une valeur comme Amazon.

Maintenant, regardons les informations que nous trouvons sur l’application

1- Le Ticker : A l’origine le ticker était le bandeau lumineux à la bourse qui affichait les cotations, les actions était indiqué sous forme d’abréviation. Le ticker fait aussi référence à l’abréviation, l’acronyme de l’action. Amazon ticker AMZN, Apple ticker APPL etc… ;

2- Le cours de l’action : il s’affiche immédiatement après avoir rentré le ticker, en version lite (gratuite) un écart de 15 minutes s’applique ;

3- L’échéance : c’est la durée de validité du contrat. Les échéances normales sont le 3e vendredi de chaque mois. C’est à vous de choisir l’échéance ;

4- Le prix d’exercice : les PUT sont en rouge les CALL sont en vert, l’achat est au-dessus du bandeau du cours, la vente est en dessous ;

5- Le crédit : C’est la prime que vous recevrez ou le débit que vous ferez. Avec les options en générale les stratégies sont dites créditrice ou débitrice ;

6- Le collatéral : nous reviendrons en détails sur cette notion, mais c’est la quantité d’argent que vous devez avoir sur votre compte pour pouvoir acheter les actions en cas d’exercice et donc ouvrir votre position ;

7- Le gain maximum : dans le CSP c’est la prime reçue à l’ouverture de la position ;

8- La perte maximum : le montant théorique de perte maximum si le cours du sous-jacent tombe à zéro. Sur le CSP le risque de perte est total, nous reviendrons sur cette notion ultérieurement ;

9- Les probabilités de gains : les probabilités de ne pas vous faire exercer ;

10- Le breakeven : c’est le point d’équilibre, le cours à partir duquel vous passez en gain ou en perte.

Dans cet exemple, le collatéral demandé est de 21 000 dollars, c’est-à-dire la somme nécessaire pour acheter 100 actions Amazon à 210 dollars en cas d’assignation. La perte maximale affichée est de 20 783,65 dollars. Cette différence est essentielle, car elle montre précisément pourquoi un cash-secured put est moins risqué que l’achat comptant.

Si Amazon tombait à zéro, le vendeur du CSP serait assigné et achèterait 100 actions pour 21 000 dollars. Mais il a déjà encaissé une prime de 216,35 dollars. Sa perte réelle serait donc de 21 000 moins 216,35, soit 20 783,65 dollars. Même dans le scénario le plus extrême, la perte est donc inférieure au collatéral grâce à la prime encaissée.

En parallèle, un investisseur qui aurait acheté l’action au prix spot actuel de 229,53 dollars aurait déboursé 22 953 dollars pour 100 actions. Si Amazon tombait à zéro, il perdrait 22 953 dollars. En comparant les deux pertes, l’investisseur spot perd 22 953 dollars tandis que le vendeur de CSP perd 20 783,65 dollars. La différence exacte est de 22 953 moins 20 783,65, soit 2 169,35 dollars. Le vendeur de CSP perd donc 2 169,35 dollars de moins que l’acheteur comptant dans le scénario catastrophe.

Cette différence provient d’une double protection intégrée dans le CSP : le strike est déjà inférieur au prix du marché et la prime reçoit réduit encore le coût net d’acquisition. C’est pour cette raison qu’un CSP est mathématiquement moins risqué que l’achat spot. On n’achète pas au prix du marché, on achète plus bas et on est payé pour attendre.

Autre élément à prendre en compte pendant « l’attente »:

Recevez des intérêts sur vos soldes en espèces disponibles immédiatement

Interactive Brokers permet de recevoir des intérêts sur les soldes en espèces positifs non investis. Autrement dit, l’argent qui dort sur votre compte peut être rémunéré. Le montant reçu dépend de votre taux annuel mixte, qui s’applique uniquement aux espèces non investies. Certains montants ne génèrent pas d’intérêt car un seuil minimal est appliqué.

L’intérêt dépend de plusieurs critères : le solde en espèces disponible, la valeur totale du compte (également appelée valeur liquidative ou NAV), la devise dans laquelle le solde est détenu, et enfin le segment du compte dans lequel se trouvent les espèces. Tous ces éléments déterminent le taux auquel vous aurez droit.

Les clients disposant d’une NAV supérieure à 100 000 USD, ou l’équivalent dans une autre devise, bénéficient des taux les plus élevés. Par exemple, un solde en GBP au-dessus de 8 000 GBP peut être rémunéré à 3,575 % par an, tandis qu’un solde en USD au-dessus de 10 000 USD peut atteindre 3,37 %. Les soldes en dessous de ces seuils ne génèrent pas d’intérêt. Ce mécanisme implique que le taux que vous recevez est un taux moyen, combinant une partie non rémunérée (la franchise) et une partie rémunérée au taux applicable.


Les simulations de 100 000 USD et 100 000 EUR montrent bien ce principe. Dans le cas des dollars, les premiers 10 000 USD ne rapportent rien, mais les 90 000 USD restants produisent des intérêts à environ 3,39 %, ce qui donne un total annuel de 3 051 dollars, soit un taux mixte de 3,051 %. Dans le cas des euros, les premiers 10 000 EUR ne sont pas rémunérés, tandis que les 90 000 restants génèrent un rendement d’environ 1,517 %, soit 1 365,30 euros, ce qui correspond à un taux mixte de 1,365 %. Le taux affiché est donc une moyenne pondérée.

Lorsque la NAV est inférieure à 100 000 USD, le taux est plus faible mais augmente progressivement à mesure que la NAV se rapproche du seuil. Ce système récompense les comptes plus capitalisés par des taux plus attractifs.

Si le compte détient plusieurs devises, les soldes ne sont pas regroupés pour le calcul des intérêts. Chaque devise est traitée séparément, avec sa propre franchise. Ainsi, un solde de 12 000 USD et 12 000 EUR ne sera pas traité comme un solde combiné de 24 000 USD, car la franchise de 10 000 ou son équivalent s’applique à chaque devise de manière indépendante.

Certains comptes sont divisés en deux segments, le segment titres et le segment matières premières. Les deux segments contribuent au calcul de la NAV, mais seuls les soldes non investis du segment titres peuvent recevoir des intérêts. Une fonction automatique ou manuelle appelée sweep permet de transférer des fonds d’un segment à l’autre, afin de maximiser les intérêts perçus.

L’intérêt est crédité automatiquement et vient s’ajouter aux espèces disponibles. Ce dispositif permet donc de rémunérer de manière totalement passive l’argent en attente d’investissement, ou celui conservé à titre de réserve. Cette fonctionnalité améliore le rendement global du portefeuille, même dans les périodes où l’on choisit de ne pas investir immédiatement. Vous faites en permanence de l’argent…

t’es tres fort Paul !!!

Merci pour toutes ces infos, j’applique les options depuis pres de 2 ans, mais une partie de ces notions m’etait inconnue.

Tu me regales !!

As tu quelques idées de sous jacents que tu aimes trader ?? Quelle est ta vache à lait ?

Merci encore !!

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@Dan20 dans la suite je vais prendre IBIT comme sous jacent. Il va très bien à trader. Ticket accessible en X100 et très très belle liquidité et volatilité!

Sinon, le SPX est notre vache à lait, mais réservé à une élite, car le contrat est européen et en cash settlement, ce qui implique un risque accru. J’aborderai pas le sujet ici!

je n’ai pas l’autorisation pour trader l’ibit, j’avais déjà essayé en vain…

peux tu m’aider pour le questionnaire ??