Si vous vous ĂȘtes dĂ©jĂ posĂ© cette question, jâai le plaisir de vous dire que jâai une lecture Master Piece pour vous :
Je vous le copie ici :
Ăa me rend dingue de voir lâassurance-vie recommandĂ©e par pur rĂ©flexe Ă des Ă©pargnants de 30 ans, sans jamais questionner la pertinence rĂ©elle du support. Pour arrĂȘter de rĂ©pĂ©ter les mĂȘmes explications, jâai compilĂ© ici une dĂ©monstration chiffrĂ©e prouvant que le Compte Titres (CTO) est, dans lâimmense majoritĂ© des cas, une solution bien moins chargĂ©e en frais, et Ă rendement/risque Ă©quivalent souvent bien meilleure que lâAV.
Il vise aussi Ă apporter la rigueur qui manque cruellement Ă certaines ressources populaires sur la succession, en particulier de vendeurs dâAV ou de CGP peu scrupuleux (et/ou peu compĂ©tents).
Ce post permet aussi de rentrer un peu plus dans le dĂ©tail de cette vidĂ©o et ajoute dâautres cas chiffrĂ©s Ă lâexemple Ă©voquĂ© : https://www.youtube.com/watch?v=LMozzlvY8n8&t=1008s
Dans ce document, nous analyserons comparativement le CTO et lâAV Ă travers une sĂ©rie de simulations couvrant :
- Comparaison simple pour des investisseurs avec différentes aversions au risque : rendements de 3% (prudent), 5% (équilibré) et 8% (dynamique).
- StratĂ©gies de rente (impact sur le rĂ©sultat de lâabattement de 4600âŹ/9200⏠de lâAV)
- Transmission hors ligne directe (entre frĂšre et soeur)
- Impact dâune vente forcĂ©e (fermeture dâun ETF par exemple)
- Robustesse aux arbitrages, dont illustration sur une allocation diversifiée.
Les diffĂ©rents titres permettront de se repĂ©rer dans ces quelques cas. Enfin, dernier disclaimer, Il se pourrait que des erreurs se soient glissĂ©es ici ou lĂ , nâhĂ©sitez pas Ă refaire/vĂ©rifier certains calculs, faisons travailler lâintelligence collective.
Mécanismes fiscaux
Les comparaisons proposĂ©es ici reposent sur le nouveau cadre fiscal de 2026, câest-Ă -dire avec une flat tax Ă 31.4% (12.8% impĂŽt sur le revenu + 18.6% prĂ©lĂšvements sociaux), 17.2% de prĂ©lĂšvements sociaux en AV et un abattement forfaitaire en cas de retrait dâune assurance vie aprĂšs une certaine pĂ©riode de dĂ©tention. Si la fiscalitĂ© venait Ă changer, ces simulations deviendraient caduques, ou du moins imprĂ©cises.
Le compte titres permet une composition du capital sans frais annuels et efface les plus-values au dĂ©cĂšs, mais subit une taxation successorale progressive pouvant atteindre 45 %, dâaprĂšs le barĂšme gĂ©nĂ©ral des impĂŽts sur les successions.
Lâassurance vie impose des frais de gestion annuels qui rĂ©duisent le capital, en Ă©change dâun abattement de 152 500 ⏠applicable aprĂšs prĂ©lĂšvements sociaux (« aprĂšs » est ici un mot TRĂS important et source de beaucoup de confusion, y compris dans les documentations des assureurs) et dâun taux dâimposition un peu plus doux de 20% jusquâĂ 852 000 âŹ, puis 31.25% au-delĂ .
Commençons par un exemple :
Sur 20 ans, avec un capital initial de 100 000 ⏠et un patrimoine existant de 300 000 âŹ, le compte titres permet Ă lâhĂ©ritier de percevoir environ 212 260 âŹ, car la purge des plus-values au dĂ©cĂšs compense largement lâimposition Ă 20 %. Ă lâinverse, lâassurance vie, malgrĂ© son abattement de 152 500 âŹ, voit son capital final amputĂ© par les frais de gestion et les prĂ©lĂšvements sociaux, ne laissant que 204 000 ⏠à lâhĂ©ritier. Dans cette configuration de long terme, la gratuitĂ© de dĂ©tention du CTO surpasse lâĂ©conomie dâimpĂŽt de lâassurance vie, qui finit par coĂ»ter plus cher en frais quâelle ne rapporte en cadeaux fiscaux. Enfin, prĂ©cisons dĂšs Ă prĂ©sent que les taux de rendement sâappliquent sur lâinvestissement dans chacune des enveloppes. Donc, pour le profil prudent ci-dessous, lâinvestissement initial est supposĂ© ĂȘtre placĂ© sur un actif rapportant 3% de rendement par an.
Analyse des scénarios
Le cadre de lâĂ©tude est celui dâun investissement unique ou en lump sum, rĂ©alisĂ© au premier pas de temps, dans une optique de transmission en ligne directe (parents vers enfants), sauf mention contraire. Dans tous ces scĂ©narios, un patrimoine existant de 300 000⏠est supposĂ© hors de chaque enveloppe et un unique hĂ©ritier en ligne direct est considĂ©rĂ©, sauf mention contraire.
Notons dĂšs Ă prĂ©sent, que, dans le cas dâune donation du vivant, les rĂ©sultats seront encore plus intĂ©ressants que ceux prĂ©sentĂ©s ci-dessous pour le CTO, puisque dans ce cas, nous utilisons complĂštement la purge des plus-values latentes mais surtout, lâabattement du barĂšme gĂ©nĂ©ral qui est ici en partie consommĂ© par les 300 000⏠de capital hors enveloppe spĂ©cifique. Aussi, le barĂšme de lâassurance vie ne sâappliquant quâau dĂ©cĂšs, il semblait plus intĂ©ressant de ne considĂ©rer que ce cas.
Nous avons modĂ©lisĂ© diffĂ©rents scĂ©narios pour identifier le point de bascule entre les deux enveloppes fiscales. Les graphiques ci-dessous reprĂ©sentent en rouge les zones oĂč le CTO est plus performant, et en vert celles favorables Ă lâassurance vie. La ligne noire reprĂ©sente lâĂ©galitĂ© entre les enveloppes. Les comparaisons se feront en termes relatifs.
Pour uniformiser les rĂ©sultats et permettre une comparaison Ă©quitable, les figures suivantes prĂ©sentent lâavantage de lâune ou lâautre des enveloppes (CTO vs AV) en Ă©cart relatif par rapport au patrimoine net total transmis (incluant les actifs hors enveloppe comme lâimmobilier ou les livrets, estimĂ©s ici Ă 300 000 âŹ).
La formule utilisée est la suivante :

Profil prudent (3 %)
Sur un horizon de 10 Ă 50 ans, lâassurance vie souffre de la comparaison face au compte titres, mĂȘme lorsque lâabattement successoral est dĂ©jĂ consommĂ© par un patrimoine prĂ©existant (ici 300 000 âŹ). Lâavantage ou le dĂ©savantage est exprimĂ© en pourcentage du patrimoine net final transmis. La ligne noire indique le point dâĂ©quilibre : Ă gauche (vert), lâassurance vie lâemporte, Ă droite (rouge), le CTO devient supĂ©rieur. Pour un investissement infĂ©rieur Ă 500 000 âŹ, le CTO prend lâavantage vers 20 ou 25 ans de dĂ©tention, et 30 ans pour un patrimoine plus important.
Notons aussi de fortes non-linĂ©aritĂ©s dues aux taux de taxation lors de lâhĂ©ritage. LâAV a un abattement de 152 500 ⏠et un taux forfaitaire de 20% entre 152 500⏠et 852 500âŹ, puis de 31,25 % au-delĂ .
Dans le cas du CTO et du barĂšme gĂ©nĂ©ral, les taux varient de 20% Ă 45%, mais les taux dâimposition de la transmission sont comparables pour des patrimoines autour de 500 000⏠- 1MâŹ, ce qui donne mĂ©caniquement bien plus dâavantage au CTO qui nâa aucun frais annuels et ne doit pas sâacquitter des prĂ©lĂšvements sociaux (17,2%) sur les plus-values.
Profil équilibré (5 %)
Le constat ici est similaire. Lâassurance vie perd son avantage encore plus rapidement, car le rendement plus important augmente mĂ©caniquement lâavantage du CTO et de la purge des plus-values lors de la transmission, tandis que ce rendement pĂ©nalise encore lâassurance vie dont les frais sont proportionnels au capital.
Cependant, on observe que pour les trĂšs hauts patrimoines, lâassurance vie reste intĂ©ressante plus longtemps puisque le taux marginal du barĂšme spĂ©cifique est de 31.25% tandis quâil est de 45% dans le barĂšme gĂ©nĂ©ral pour les transmissions supĂ©rieures Ă 1 805 677âŹ.
Cependant, quoi quâil arrive, aprĂšs 25 ans de dĂ©tention, lâassurance vie est toujours perdante.
Profil dynamique (8 %)
Dans ce scĂ©nario Ă fort rendement, le CTO est pratiquement imbattable. La purge des plus-values latentes au dĂ©cĂšs neutralise une telle pression fiscale par rapport aux prĂ©lĂšvements sociaux de lâAV que le match est clos avant mĂȘme 10 ans de dĂ©tention, sauf pour les patrimoines trĂšs Ă©levĂ©s dont le taux marginal reste intĂ©ressant, dans le cas du barĂšme de lâassurance vie par rapport au barĂšme gĂ©nĂ©ral.
Cas pratique : la rente (investissement Ă 50 ans, retraits Ă 70 ans)
Cette simulation porte sur 100 000 ⏠investis Ă 50 ans avec retraits annuels de 3 000 ⏠à partir de 70 ans et jusquâau dĂ©cĂšs.
Le rĂ©sultat confirme la supĂ©rioritĂ© du CTO sur le long terme dĂšs lors que le rendement dĂ©passe 4%. Lâabsence de frais de gestion permet de maintenir une base de capital plus Ă©levĂ©e, ce qui compense largement la taxation lĂ©gĂšrement plus importante des retraits.
Cas pratique : la rente 2 (investissement Ă 65 ans, retraits Ă 75 ans)
Dans ce scĂ©nario, lâĂ©pargnant investit plus tardivement et commence ses retraits plus tard. Il conserve donc mĂ©caniquement ses diffĂ©rents contrats moins longtemps.
Ici, lâassurance vie montre une rĂ©silience plus forte pour les dĂ©cĂšs avant 85 ans sur des rendements modĂ©rĂ©s. Cependant, dĂšs que lâhorizon sâallonge ou que le rendement est dynamique, le CTO reprend lâavantage grĂące Ă sa structure sans frais et Ă la purge totale des plus-values latentes au dĂ©cĂšs sur le reliquat du capital, mĂȘme si la taxation pour obtenir la rente est lĂ©gĂšrement plus lourde.
Aparté : obtenir 3 000 ⏠nets de rente
Pour se verser 3 000 ⏠nets dans la poche, lâĂ©pargnant doit vendre, dans lâune ou lâautre des enveloppes, une quantitĂ© de capital supĂ©rieure afin de couvrir lâimpĂŽt. Ce calcul dĂ©pend du ratio de plus-value (notĂ© R) prĂ©sent dans le portefeuille au moment du retrait.
Lâassurance vie bĂ©nĂ©ficie dâun abattement annuel de 4 600 ⏠sur la part de gains lors des retraits. Pour une rente de 3 000 âŹ, la totalitĂ© de la plus-value est absorbĂ©e par cet abattement, ce qui ramĂšne lâimpĂŽt sur le revenu Ă 0 %. Seuls les prĂ©lĂšvements sociaux de 17,2 % sâappliquent sur la base des gains, expliquant pourquoi le taux global reste de 17,2 % au lieu de 24,7 %. Ce dernier taux ne sâappliquerait que sur la fraction des gains excĂ©dant lâabattement annuel de 4 600 âŹ.
Transmission entre frĂšre et soeur
La transmission entre frĂšre et sĆur constitue une exception notable du fait de la fiscalitĂ© punitive de droit commun (35 % puis 45 %). Lâassurance vie offre un avantage bien plus large pour les capitaux modestes ou les durĂ©es raisonnables. Cependant, le compte titres finit par lâemporter Ă long terme sous lâeffet des frais : le point de bascule se situe autour de 25 ans pour les patrimoines importants (plus dâun million dâeuros) mais recule au-delĂ de 50 ans pour les capitaux plus modestes (100 000 âŹ).
Pourquoi lâassurance vie perd pied sur les gros patrimoines ?
Contrairement Ă la ligne directe, le taux marginal de 45 % est atteint trĂšs vite pour les transmissions entre frĂšre et sĆur (dĂšs 24 430 âŹ). Lâavantage fiscal de lâAV se stabilise donc rapidement (31,25 % max contre 45 % en CTO). DĂšs lors, les frais de gestion de 0,5 % par an finissent par peser bien plus lourd que lâĂ©conomie dâimpĂŽt.
Illustration pour 10 000 000 ⏠(30 ans, rendement 5 %), transmis en ligne indirecte :
- Héritage Net CTO : 23 780 229 ⏠(Taxé à 45 %, mais 0 frais avant)
- Héritage Net AV : 22 629 130 ⏠(Taxé à 31,25 %, mais aprÚs 5,7 M⏠de frais)
- Avantage Net CTO : +1 151 099 âŹ
Ici, les frais de gestion (5,7 MâŹ) ont littĂ©ralement dĂ©vorĂ© lâavantage fiscal de lâAV. Plus le patrimoine est Ă©levĂ©, plus lâassurance vie devient inefficace.
Finalement, et de maniĂšre assez surprenante, mĂȘme dans ce cas de transmission en ligne indirecte, lâassurance vie nâest pas recommandĂ©e pour des profils jeunes. Ni pour des profils plus ĂągĂ©s et trĂšs fortunĂ©s.
Cas pratique : lâaccident (fermeture dâETF, arbitrage forcĂ©)
Ce scĂ©nario Ă©tudie lâimpact dâune vente forcĂ©e intervenant en cours de vie du placement, par exemple suite Ă la fermeture dâun ETF.
Lâassurance vie offre ici une protection majeure. En compte titres, la vente dĂ©clenche immĂ©diatement lâimposition des plus-values (flat tax de 31.4 %). Cette ponction fiscale ampute le capital, qui cesse de produire des intĂ©rĂȘts composĂ©s sur la somme versĂ©e Ă lâĂtat. En assurance vie, lâarbitrage est fiscalement neutre tant que lâargent ne sort pas de lâenveloppe.
La carte illustre cette supĂ©rioritĂ© quasi-totale de lâassurance vie. Plus le rendement est Ă©levĂ© et plus lâaccident survient tardivement dans la vie de lâĂ©pargnant, plus le coĂ»t dâopportunitĂ© de lâimpĂŽt anticipĂ© en compte titres est dĂ©vastateur.
Ătude de sensibilitĂ© au turnover
La supĂ©rioritĂ© du CTO repose en grande partie sur la purge des plus-values au dĂ©cĂšs. Nous avons vu quâune vente forcĂ©e est trĂšs nĂ©gative pour cette enveloppe. Ici, nous allons Ă©tudier jusquâĂ quel niveau de rotation (proportion du capital vendu/achetĂ© par an) lâavantage du CTO persiste.
Ce graphique compare la probabilitĂ© de rĂ©ussite du CTO face Ă lâAV selon le taux de rotation annuel (axe Y) et le rendement espĂ©rĂ© (axe X) dans deux contextes successoraux. Le taux de rotation (ou turnover) correspond Ă la part du portefeuille qui est liquidĂ©e et rachetĂ©e chaque annĂ©e. Cela peut reprĂ©senter :
- Des reventes forcĂ©es (fermeture dâun ETF par son Ă©metteur).
- Des arbitrages entre différents actifs (ex: actions vers obligations).
- Un changement de stratégie ou de gérant.
Dans le cas oĂč lâinvestisseur possĂšde dĂ©jĂ un patrimoine de 300 000 ⏠(hors CTO/AV), on observe que pour des taux de rotation infĂ©rieurs Ă 5 %, le CTO domine presque toujours. Au-delĂ de ce seuil, lâassurance vie commence Ă regagner du terrain grĂące Ă son enveloppe fiscale interne qui protĂšge les arbitrages contre la flat tax. En revanche, si lâabattement du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral nâest pas consommĂ© (0 ⏠de patrimoine prĂ©existant), le CTO reste supĂ©rieur mĂȘme avec une rotation Ă©levĂ©e du portefeuille.
Cas concret : portefeuille diversifié (NTSG, Managed Futures, Or)
Pour illustrer cette robustesse, nous avons simulĂ© une stratĂ©gie diversifiĂ©e composĂ©e de 80 % de NTSG (fonds multi-actifs, 90% actions et 60% obligations), 10 % de Managed futures et 10 % dâor.
Bien que cette stratĂ©gie nĂ©cessite un rééquilibrage annuel entre les trois actifs (gĂ©nĂ©rant un turnover moyen de 2,44 %), le CTO lâemporte dans 84,4 % des cas Ă 30 ans. Le coĂ»t fiscal des arbitrages en CTO est largement compensĂ© par lâĂ©conomie des 0,5 % de frais de gestion de lâassurance vie et par la purge totale des plus-values lors de la succession.
Ăvolution de lâavantage selon la durĂ©e (scĂ©nario mĂ©dian)
Une autre analyse, modifiant la durĂ©e de dĂ©tention des deux enveloppes, montre que lâavantage du CTO croĂźt avec le temps avant de se stabiliser, car les frais de lâAV sâappliquent sur un capital de plus en plus massif, mais les plus-values, gĂ©nĂ©rant des taxes dans le CTO sâaccumulent aussi, finissant par dĂ©passer les frais annuels de lâassurance vie.
| Durée | Médiane CTO | Médiane AV | Avantage CTO | Prob. victoire CTO |
|---|---|---|---|---|
| 20 ans | 307 434 ⏠| 294 407 ⏠| +13 027 ⏠| 73,0 % |
| 30 ans | 563 804 ⏠| 538 977 ⏠| +24 827 ⏠| 84,4 % |
| 40 ans | 1 019 056 ⏠| 989 926 ⏠| +29 130 ⏠| 72,2 % |
| 50 ans | 1 799 757 ⏠| 1 794 266 ⏠| +5 491 ⏠| 54,1 % |
| 60 ans | 3 254 123 ⏠| 3 316 243 ⏠| -62 120 ⏠| 37,3 % |
| 70 ans | 6 248 248 ⏠| 6 429 552 ⏠| -181 304 ⏠| 23,8 % |
Lâavantage du CTO finit par sâinverser entre 50 et 60 ans. Ă ces horizons, la fiscalitĂ© des arbitrages annuels (taxĂ©s Ă 31.4 % sur les plus-values dans le CTO) finit par Ă©roder la capitalisation plus lourdement que les 0,5 % de frais de gestion de lâassurance vie. Toutefois, ce modĂšle suppose un capital fermĂ©, et unique, investi en lump sum. En pratique, un Ă©pargnant effectuant des versements rĂ©guliers (DCA) peut rééquilibrer son portefeuille sans vendre ses actifs gagnants, simplement en orientant sa nouvelle Ă©pargne vers les actifs sous-pondĂ©rĂ©s. Cette stratĂ©gie de rééquilibrage Ă©liminerait la friction fiscale du CTO. Il semblerait aussi tout Ă fait entendable, dans cette stratĂ©gie, de sâĂ©carter de lâallocation cible afin de ne pas matĂ©rialiser de plus-values, rendant alors lâavantage au CTO.
Finalement, les rĂ©sultats de cette simulation sont particuliĂšrement conservateurs pour le compte titres puisque lâallocation est suivie Ă la lettre annĂ©e aprĂšs annĂ©e, sans tenir compte de la matĂ©rialisation des plus-values ni des futurs cashflows permettant le rééquilibrage plus naturel.
Conclusion
Un compte titres sans frais est la solution par dĂ©faut la plus performante pour la majoritĂ© des Ă©pargnants sur le long terme, mĂȘme si des questions de rééquilibrage entrent en jeu. Lâassurance vie est un outil dâoptimisation spĂ©cifique pour les transmissions en ligne indirecte et/ou sur des durĂ©es courtes. Rappelons par ailleurs que le cadre fiscal utilisĂ© dans ce post ne concerne que les versements effectuĂ©s avant 70 ans. Dans tous les cas, une dĂ©tention supĂ©rieure Ă 30 ans favorise presque toujours le compte titres. Ainsi, si vous avez moins de 60 ans, mĂȘme le meilleur contrat dâassurance vie sera mĂ©caniquement perdant pour vous.











